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Conseil départemental de la Savoie

Bassin versant savoyard du Guiers et petits affluents du Rhône


Bassin versant du Guiers et affluents du RhôneAu pied des hauts plateaux de Chartreuse, les stations sur le Guiers Vif et le Guiers Mort affichent une bonne qualité d’eau, qui se conforte par une bonne qualité biologique, tant pour les diatomées que pour les invertébrés aquatiques.


Par contre, le Cozon, affluent du Guiers Vif, affiche un état écologique dégradé par des concentrations élevées en matières phosphorées. Cette situation, déjà connue en 2005, ne s’est pas améliorée.


Sur l’axe Guiers, à partir des Echelles, la pression anthropique augmente avec les agglomérations des Echelles, de Saint-Laurent-du-Pont, puis, à l’aval des gorges de Chaille, des deux Pont-de-Beauvoisin et de la Bridoire, pour finir avec Saint-Genix-sur-Guiers sur la confluence avec le Rhône. 
Globalement, l’état écologique de la rivière Guiers est bon, à l’exception de la station proche de Saint-Béron (à l'aval de l'Ainan) qui, malgré une bonne qualité des eaux et des peuplements benthiques, se trouve déclassée par un peuplement piscicole en deçà du peuplement théorique.


Les points noirs du bassin perdurent en la présence des deux petits affluents que sont le Marais Bonnard et l’Aigue Noire, gravement pollués (matières phosphorées et azotées auxquelles s’ajoutent pour l’Aigue Noire des problèmes de désoxygénation et d’activité bactériologique). Le gabarit de ces deux affluents est toutefois insuffisant pour que l’impact sur le Guiers soit sensible. La station étudiée sur le Guiers à l’aval de Pont-de-Beauvoisin met ainsi en évidence le bon fonctionnement de la nouvelle station d’épuration de la Calabre.

Le bassin versant d’Aiguebelette, qui arrose le Guiers via le Thiers n’a pas d’impact négatif sur le Guiers, du fait du bon fonctionnement des systèmes d’épuration. Le principal affluent du lac d’Aiguebelette, la Leysse de Novalaise, affiche un bon état physico-chimique. Les peuplements benthiques qu’elle abrite indiquent toutefois une situation non optimale.

A l’aval du bassin versant, dans le secteur de Saint-Genix-sur-Guiers, la qualité de l’eau est bonne, malgré quelques déclassements liés aux contraintes de température et d’oxygénation en été. L’état des eaux est cependant jugé mauvais en raison des résultats des inventaires piscicoles, qui sont en classe rouge.

Les inventaires piscicoles réalisés par la fédération de pêche de Savoie montrent des peuplements globalement conformes en terme de composition. Pour ce qui est des densités, on constate sur le Cozon un gros déficit d’abondance pour le chabot. La situation est meilleure sur le reste des stations étudiées. Pour la truite, les résultats des stations amont sont conformes en terme de densité. En revanche, à l’aval des gorges, l’espèce est déficitaire.

Les petits affluents du Rhône étudiés, le Flon, la Méline et le Truison affichent des déclassements ponctuels de la qualité de l’eau.

  • Sur le Truison, qui se jette dans le Rhône au nord de Saint-Genix-sur-Guiers, on constate des déclassements sur les matières phosphorées et sur les nitrates, plus marqués lors de la campagne hivernale. Les peuplements benthiques sont des indicateurs d’un milieu perturbé. Cet état a cependant positivement évolué depuis le précédent suivi réalisé en 2005 au cours duquel la qualité du Truison apparaissait en classe orange (médiocre).
  • La Méline apparaît en bon état sur le plan de la physico-chimie de l’eau. Les indices biologiques indiquent également une situation en bon état sur ce cours d’eau.
  • L’état écologique du Flon à Yenne est moyen. La qualité des peuplements piscicoles en est la principale variable discriminante alors que l’analyse de la qualité de l’eau est très bonne. De même, les peuplements d’invertébrés benthiques sont très bons. Le problème de la station réside dans des densités et une biodiversité de poissons très faibles (3 espèces).