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Infos pratiques

Le patrimoine

IR2- En Combe de Savoie Val Gelon

Résumé


Les sites, monuments et personnages célèbres en Combe de Savoie / Val Gelon

Détail


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La carte de l'itinéraire

 

Lien vers la carte

Le château des ducs de Savoie, Chambéry

 

Le château des ducs de SavoieAmédée V, comte de Savoie, acquiert le château de Chambéry en 1295 et engage de nombreux travaux poursuivis que ses successeurs poursuivront aux XIVe et XVe s. : construction de la porterie, de bâtiments résidentiels et administratifs et de trois tours (tour Trésorerie, tour mi-ronde et tour de Archives). Amédée VIII, premier duc de Savoie, fait ériger dès 1408 « une chapelle neuve », qui devient Sainte-Chapelle à la fin du XVe s. Entre 1506 et 1578 elle abrite la relique du Saint-Suaire, transférée à cette date à Turin.

Après le départ de la cour à Turin, nouvelle capitale des Etats de Savoie en 1563, son rôle est principalement administratif et politique ; des embellissements et des aménagements sont entrepris entre le milieu du XVIIe s. et la fin du XVIIIe s. : façade de la Sainte-Chapelle jardins et terrasses, Aile royale…

Mais plusieurs incendies marquent durablement l’édifice et il faut attendre le début du XIXe s. pour que les Appartements Royaux et la Sainte-Chapelle soient restaurés. Lors de l’Annexion de la Savoie à la France en 1860, le château est cédé au Département de la Savoie.

Classé Monument Historique en 1881, il est affecté en 1890 aux services du Conseil général et de la Préfecture.

+d'infos sur le château des ducs de Savoie


Eglise prieurale, Saint-Jeoire-Prieuré

 

Fondée en 1110 par saint Hugues, évêque de Grenoble, pour abriter la relique de saint Georges rapportée de croisade, ce prieuré, confié aux chanoines de saint Augustin est élevé au rang de chapitre au XVe s. Son architecture témoigne de plusieurs phases de construction, de la période romane au XVIIIe s. Le large chœur à chevet plat est caractéristique du XIIIe s. Eclairé par une baie du XVe s, il était fermé par un jubé* de pierre, dont quelques éléments ont été retrouvés dans le sol près de l’entrée. La nef conserve deux travées voûtées d’arêtes rehaussées et couvertes dans le dernier quart du XVe s. Sur la façade, refaite en 1773, des bases de colonnes, l’ancien portail en tiers-point du XIIIe s., et sa grande rosace à six lobes ont été replacés. Deux éléments sculptés datant du XVe s. sont conservés dans l’église : un banc canonial du XVe s. et le gisant de pierre du prieur Guigue Sauvage, daté de 1400. Il repose en costume canonial d’apparat sur une dalle en pierre de Curienne.

 

 

*jubé : clôture monumentale séparant le chœur liturgique de la nef

 

La cité thermale, Challes-les-Eaux

"Les anciens l’ont ignorée ; elle ne se glorifie ni d’une piscine archéologique, ni de guérisons historiques, ni de parchemins royaux, mais elle marque 180° au sulphydromètre". Dr Raugé, 1888

Challes-les-Eaux s’appelait autrefois Triviers. La commune doit son nom à la famille de Challes, originaire de Bresse, qui devient à la fin du XIVe s. seigneur du Puy, hameau de la paroisse de Triviers.
Joseph Domenget (1790-1867) médecin, ancien chirurgien militaire et professeur de chimie, devient propriétaire du château des Millets de Challes à Challes-les-Eaux au début du XIXe s.
Il découvre en 1841 dans son domaine "un tout petit filet d'eau blanchâtre" qui sort à 10° de la montagne calcaire de Curienne. Analysée à partir de 1843, sa teneur en soufre, iode, brome, magnésium et cobalt lui donne les vertus nécessaires pour rejoindre les eaux thermales. A partir de 1846 des curistes, comme l’écrivain Amélie Gex, y séjournent et de l’eau est embouteillée. Après 1867, la mise en valeur du site est confiée à la Société des Eaux qui transforme le château en hôtel puis édifie un établissement thermal en 1875 ainsi qu'un casino en 1883. En 1895 la source et déclarée d'utilité publique. Vers 1930 une nouvelle société d’exploitation réaménage les thermes en ajoutant deux ailes et un vaste hall vitré.



Le château de Carron, Francin

Chateau de Carron FrancinEn 1768, le baron Joseph Rambert de Châtillon, Président du Sénat de Savoie, fait édifier une maison de maître sur cave voûtée à laquelle on accède par une allée de platanes. Son fils Hyacinthe, officier au Régiment de Piémont Royal Cavalerie fait réaliser vers 1790 le potager à quatre parties et un jardin à l’anglaise ainsi qu’un décor intérieur de styles Louis XV et Louis XVI, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques : salon à manger orné de pilastres cannelés et de gypseries, grand salon avec ses lambris et son tissu peint , petit salon dont les dessus de porte peints représentent des scènes de chasse (Ecole Italienne), chambres ornées de boiseries et trompe-l’œil, bibliothèque…
Durant la Révolution, des émigrés français appartenant à la Maison du Comte d’Artois, frère de Louis XVI, trouvent refuge au château.
En 1808 le général d’Empire Pierre Decouz achète le château et fait transformer le potager et le jardin à l’anglaise du XVIIIe s. en parc à l’anglaise, selon les plans de l’architecte  Trivelly. Le potager à quatre carrés bordés de buis et transféré en 1837 au sud-est du château. Le château demeure aujourd’hui encore propriété de la famille Decouz.


Pierre, Baron Decouz

 

Baron Decouz Né à Annecy le 18 juillet 1775, sa vocation militaire s’affirme avec la Révolution et il est élu sous-lieutenant par son bataillon de volontaire du Mont Blanc en 1793. Devenu lieutenant au siège de Toulon, puis affecté à l’Armé d’Italie, il suit Bonaparte en Egypte où il se distingue en 1799. En 1801, il devient chef d'État Major de la 7e division militaire puis en 1805 sert à Austerlitz comme sous-chef d’Etat Major du 5e Corps de la Grande Armée. En 1804, il épouse Louise Michel, jeune veuve d’un avocat au Parlement du Dauphiné et prend part avec ses frères au développement de la loge maçonnique d’Annecy.
A la tête du 21e Régiment d’Infanterie de Ligne (1805-1809), il est nommé général à Wagram. En 1810, il assure comme gouverneur d’Otrante, le contrôle de l’Empire français sur les ports de l‘Adriatique. Il se bat à Dresde le 26 août 1813 après avoir été promu Général de division mais il est mortellement blessé à Brienne, le 29 janvier 1814, en commandant la 2e division de la Jeune Garde.
Baron d’Empire, Commandant de la Légion d’Honneur, son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de l’Etoile et dans la Galerie des Batailles du château de Versailles.
On peut aussi évoquer le Baron Pierre Decouz, explorateur des iles Kerguelen en 1912 et l’Amiral Jean Decoux, gouverneur général de l’Indochine (1940-1945)

 

Montmélian

 

MontmélianSur la route d’Italie, au carrefour de la Combe de Savoie, du Grésivaudan et de la Cluse de Chambéry, l’occupation humaine de Montmélian est attestée par l’archéologie depuis l’époque romaine.
Le château, mentionné pour la première fois vers 1030, devient au XIIe s. pierre-forte des comtes de Savoie face au Dauphiné.
Aux XIIIe et XIVe siècles, Montmélian est chef-lieu du bailliage de Savoie propre. Les droits de péages sur le pont et les impositions permettent d’enrichir la châtellenie, déjà célèbre par son vignoble.
Montmélian-Arbin (unies jusqu’à la fin du XVIIIe s.) est une cité prospère où les ordres mendiants, Dominicains dès 1319, puis Capucins en 1599-1600, établissent leurs couvents.
La citadelle, modernisée entre 1560 et 1570 par le duc Emmanuel-Philibert puis renforcer au XVIIe s. pour l’adapter aux progrès de l’artillerie, est considérée comme l’une des meilleures forteresse d’Europe. Catina en fit dresser en 1691 un plan-relief dont une maquette est encore visible au musée historique.  Des sièges célèbres sont menés à Montmélian par les rois de France, François Ier (en 1536), Henri IV (1600), Louis XIII (1630) et Louis XIV (1691 et 1705). La place forte est finalement détruite sur ordre de Louis XIV en 1703-1705.
L’endiguement de l’Isère dans la première moitié du XIXe s. déplace les zones d’activité. Si, depuis les années 1950, le paysage s’est beaucoup transformé et urbanisé, la vigne peuple toujours les coteaux alentours.


Michel-Frédéric Pillet-Will 1781-1860

 

Né à Montmélian, il est le fils d'un receveur des gabelles et contrôleur des sels. Il entre en 1800 dans la maison de commerce et banque genevoise Delessert et Cie et épouse en 1804 la fille de Louis Will. Il s'établit à Paris en 1811 et développe sa propre maison en 1821. Fondateur avec Benjamin Delessert de la Caisse d'épargne et de prévoyance de Paris en 1818, avec Jacques Laffitte de la compagnie d'assurance l'Union-Vie en 1820, il investit dans l'industrie chimique, minière et métallurgique ainsi que dans le chemin de fer. Régent de la Banque de France dès 1828, il aurait servit de modèle à Stendhal pour le personnage du père de Lucien Leuwen. Dès 1820, il n'oublie pas la Savoie et fait de nombreuse donations à sa commune. Il est commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en 1846 et contribue à l'œuvre charitable et sociale de la Savoie : secours aux indigents, embellissement d'églises, création d'école dont l'école normale de Chambéry, amélioration de la santé publique (création d'une école de sages-femmes)...Sa maison abrite aujourd’hui le Musée régional de la vigne et du vin.

 

La chapelle du Mont-Saint-Michel, Curienne

 

Perchée sur la montagne de Montmerlet, cette chapelle dédiée à l’archange saint Michel est un lieu de pèlerinage important dans la région de Chambéry. Saint Michel archange est connu comme la divinité des hauteurs et de nombreux sanctuaires de l’Occident chrétiens lui sont dédiés.
L’origine de cette chapelle reste floue car si le site est d’occupation ancienne, les textes qui s’y réfèrent ne datent que du XVe s. A la fin du Moyen Age elle apparaît dans un état assez déplorable et menace de ruine. L’évêque ordonne au prieur de Saint-Jeoire et au curé qui se partagent les offrandes, de la faire réparer. Il semble qu’à chaque visite pastorale la chapelle soit dans un état plus lamentable. Au XVIIe s. l’évêque ira jusqu’à en interdire l’accès. Il ne reste actuellement de cette chapelle primitive que quelques pierres, en amont de la chapelle actuelle construite en 1879 et entièrement restaurée au début des années 1980.

 

Les tours de Chignin

 

Le clos Saint-AnthelmeLes "tours de Chignin" forment un vaste complexe défensif qui contrôlait la cluse de Chambéry et la route d’Italie. Ces sept tours seigneuriales ont été édifiées au XIIIe s. et leur enceinte ou clôture réalisée entre 1233 et 1253 sur l'ordre d'Amédée IV.
Les seigneurs de Chignin sont liés à la Maison de Savoie et ont joué un rôle politique et militaire important. Ces tours sont aujourd’hui à l’état de ruine, hormis la chapelle Saint-Anthelme qui a été inaugurée en 1877.Elles ne sont pas ouvertes à la visite.

La vigne est dès le Moyen Age la richesse de la commune, particulièrement le Chignin-Bergeron, vin blanc de cépage Roussanne.


Anthelme de Chignin 1107-1178

 

Né au château de Chignin dans une illustre famille seigneuriale, il entre au prieuré de Saint-Jeoire, puis au collège épiscopal de Genève où il devient chanoine et prévôt de la cathédrale. L’évêque de Belley le nomme aussi chanoine de sa cathédrale et l’ordonne prêtre. En 1136, Anthelme, alors religieux à Chartreuse de Porte en Bugey, est appelé par l’évêque de Grenoble pour restaurer la Grande-Chartreuse détruite par une avalanche et soutenir le moral des Frères. Il devient procureur de ce monastère, administrateur du temporel puis en 1139 est élu prieur, donc supérieur général de l’Ordre. Mais les moines se plaignent de sa trop grande rigidité et certains quittent les lieux. En 1152 il accepte pour quelques temps le priorat de Porte mais revient par la suite comme simple moine à la Grande Chartreuse. En 1163 il est élu contre son gré évêque de Belley par les chanoines mais le pape confirme cette élection. Il se retire à la fin de sa vie à la Grande Chartreuse où il meurt mais sera enseveli à Belley.

Les peintures murales médiévales de Cruet

 

Peintures murales de CruetUn exceptionnel ensemble de peintures murales historiées et profanes du début du XIVe s. a été découvert en 1985, au château de la Rive, près de Cruet. Les peintures restaurées, après dépose, sont aujourd’hui conservées et présentées au Musée savoisien à Chambéry. Leurs scènes sont les vestiges d’un grand décor polychrome réalisé à la détrempe qui ornait les murs de la grand’salle de la maison-forte de Verdon-Dessous (actuel château de la Rive) tenue par la famille des seigneurs de Verdon, une branche de la puissante et ancienne Maison de Chignin.

Le cycle historié a pu être partiellement identifié autour du thème de la jeunesse de Charlemagne : certaines scènes illustrent, en effet, le roman de Berte aus grans piés d’Adenet le Roi, d’autres évoqueraient le Carlemagne ou Mainet de Girart d’Amiens. Elles se rapportent à la diffusion de la Légende de Charlemagne qu’il faut replacer dans le contexte artistique et diplomatique des années 1301-1310, où la Maison de Savoie noue des alliances internationales entre France et Empire, autour de personnalités comme Marie de Brabant, Charles de Valois ou l’empereur Henri VII de Luxembourg, le nouveau Charlemagne, lors de son expédition italienne en 1310-1313.

 

Le prieuré Saint-Philippe, Saint-Jean-de-la-Porte

 

Prieuré St Philippe Le prieuré primitif placé sous le vocable de saint Ours, est une fondation bénédictine du monastère viennois de Saint-André-le-Bas, suite à une donation de la reine Ermengarde, en 1032-1033. Au XIIIe s., le prieuré reçoit d’un membre de la famille de Miolans des reliques de saint Philippe. Dans le premier tiers du XIVe s., il devient un lieu de pèlerinage renommé grâce à Blanche de Bourgogne, comtesse de Savoie et prend le nom de Saint-Philippe-de-la-Porte en 1334.
L’église prieurale reconstruite en 1458 était de style gothique flamboyant ; elle comprenait 3 autels et abritait dans des châsses-reliquaires en argent “ la tête et un bras de l’apôtre saint Philippe ” encore mentionnées en 1671. Le prieuré et son domaine sont placés dans la dépendance du collège des Jésuites de Chambéry en 1571 puis à partir de 1773 de l’Economat royal. Vendu comme bien national à la Révolution, le prieuré appartient ensuite à différentes familles comme les Favier du Noyer, de Chambost ou Perrière. Quelques éléments de l’église, malheureusement démolie en 1830-1836 par un des propriétaires, sont visibles en façade et en remplois dans l’actuelle église paroissiale. Le prieuré conserve son corps de logis en deux ailes flanquées de tourelles d’angle et les vestiges du cloître prieural aux arcades rythmées par des colonnes jumelées, prismatique et ronde, coiffées de chapiteaux historiés ornés de têtes enjouées. Cette propriété privée est aujourd’hui inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, n’est pas ouverte à la visite.

 

Le château de Miolans, Saint-Pierre-d’Albigny

 

Château de MiollansLe château, classé Monument historique depuis 1944, est situé à 550 m. d'altitude sur un escarpement rocheux qui domine la plaine de l’Isère.
Le noyau initial du château se trouve à l’emplacement de la tour Saint-Pierre donjon primitif construit par la famille des Miolans à la fin du XIe siècle. L'agrandissement du château à la fin du XIVe s. consacre la puissance et l'autonomie de la famille de Miolans. Anthelme IV (1439-1489) dote le château d’un dispositif défensif d’envergure adapté à l’artillerie et reconstruit la chapelle castrale. La tour de la Sauvegarde, élevée entre 1470 et 1523, assure le contrôle du front nord et prend en enfilade la rampe d'accès au château. Après l'extinction de la dynastie des Miolans en 1523, le château est cédé au duc de Savoie Charles III. Malgré la présence d'une garnison à partir de 1529, il s’avère militairement désuet. Le Conseil d'Etat le fait transformer en prison d’Etat de 1564 à 1792. Parmi ses plus célèbres prisonniers, elle compta le Marquis de Sade qui, bénéficiant d’un traitement de faveur, parvint à s’enfuir avec la complicité de ses gardiens.
Abandonné durant la Révolution, la forteresse de Miolans appartient depuis 1869 à la famille Guiter qui l'a restauré et ouvert au public.

 

L’église Saint-Maurice, Chamousset

 

Eglise Saint MauriceAu débouché de la grande Route d’Italie par le Mont-Cenis, Chamousset domine l’Isère, dont le franchissement est assuré depuis 1853 par le Pont Royal.
L’église Saint-Maurice, consacrée en 1845 par Mgr Vibert a été classée Monument historique en 1950 en raison de son plan centré en forme de trèfle à quatre feuilles. L’ancienne église paroissiale située dans l’enceinte du château avait été entièrement détruite les 19 et 20 juillet 1597 par Lesdiguières et ses troupes. La construction de cette nouvelle église témoigne de la contribution de toute une population à une œuvre commune et patiente qui dura de 1714 à 1760. Le retable du maître-autel en stuc, orné de coquilles et volutes, encadre une grande toile peinte figurant saint Maurice, protecteur de la paroisse, entouré de saint Charles Borromée et de sainte Appolonie ou Appoline.

 

Châteauneuf

 

Novum Castellum (XIe-XIIe s.) ou Castrum Novum (XIVe s) est connu par les vestiges de thermes (Ier s. ap. JC), d’habitat (Ier-IIIe s.) et de théâtre et de fanum (sanctuaire de type gaulois).
Au XIe s. Châteauneuf dépend avec Saint-Pierre-d’Albigny et Bourgneuf, du roi Rodolphe III qui les donne à son épouse Ermengarde.
Le château des seigneurs de Châteauneuf se situait sur la crête et permettait la surveillance du bac assurant la traversé de l’Isère à Pau.
Au XIIIe s. Châteauneuf passe aux La Chambre, vicomtes de Maurienne. Mais au XVe s. le château est en ruine. En 1639 la terre est vendue aux Castagneri qui possédaient une maison de maître au hameau de Boitard, propriété du Prince de Carignan.
L’église reconstruite en 1491 est entièrement restaurée en 1727, est placée sous le patronage de saint Etienne. Elle possède 12 statues d’apôtres en bois provenant du couvent des Antonins de Chambéry.


CastagneriLes Castagneri de Châteauneuf

 

La famille Castagneri est un pilier de l'industrie du fer en Piémont puis en Savoie. Antoine Castagneri s’installe au début du XVIe s. à Argentine, en Basse-Maurienne, pour exercer l'activité de forgeron et fondeur. Son fils Pierre et son neveu Jean-Baptiste créent un véritable empire industriel fait de mines et de forges, jusqu'à obtenir du duc de Savoie le privilège de "construire un artifice pour fabriquer du fil de fer, de cuivre et de letton et faire du fer blanc". Cet acte sera confirmé à son fils, Pierre-Antoine, qui devient Conseiller d'Etat, Président de la Chambre de Savoie, seigneur de Châteauneuf et de Fraidière. Ses descendants porteront le titre de barons de Châteauneuf.

 

Les tours de Montmayeur, Villard-Sallet

 

MontmayeurLe site de Montmayeur est mentionné pour la première fois en 1173. C’est un poste de défense sur le Mont Raillant surveillant le Gelon, le Coisin et la Route d’Italie. A la fin du XIIe s., deux églises de Montmayeur sont attestées par les textes et l’archéologie. En 1212 le comte de Savoie inféode le château, composé d’une tour et d’un logis, à la famille de Briançon qui adopte le nom du lieu : Montmayeur. Un bourg se développe entre le château et les deux églises. Cette famille s’éteint à la fin du XVe s. et le fief passe aux Miolans. Lorsque le site est abandonné au XVIe s. le village s’implante définitivement dans la plaine.


Montmayeur XIe-XVe siècles

 

Cette famille, issue des Briançon d'Aigueblanche est connue dès le XIe s. mais va affirmer sa puissance au cours des XIIIe et XIVe s. En 1366, l'un d'eux, maréchal de Savoie, commande une expédition chargée de délivrer Jean Paléologue, cousin du Prince de Savoie et empereur de Constantinople, prisonnier des Bulgares. En 1383, Gaspard est ambassadeur de Savoie au Concile de Constance ; il effectue un pèlerinage à Jérusalem. En 1432, Jacques, succède à son père comme Maréchal de Savoie. Il est fait comte en 1439. Il meurt dans son château de Villard-Sallet en 1486.

 

L’église des Carmes, La Rochette

 

"C’est une villette fermée de murailles avec un beau château, maison des marquis de la Chambre." Lédiguières, lors de son passage à La Rochette en 1597

Le château de la Rochette, construit au XIIe s., protège la ville. En 1597, assiégé par Lesdiguières, il tombe sous les coups de canons. En 1630, Louis XIII et Richelieu le font détruire. Reconstruit au XVIIIe s., il sert tour à tour de magnanerie, d’hospice, de centre d’apprentissage et aujourd’hui d’institut médico-professionnel.

François de La Rochette et sa femme Béatrix font édifier en 1298 l’église Notre-Dame-du-Pré avec hôpital et cimetière. En 1325, le prieur de Saint-Jeoire autorise la construction d’un couvent pour les Carmes, sur la rive gauche du Joudron. Au XVe s. la paroisse est intégrée au diocèse de Maurienne. Avec le soutien de l’évêque et de la famille de Seyssel-La Chambre, une grande église est construite pour les Crames ainsi qu’un second hôpital. En 1809, ce vaste édifice gothique avec son vaisseau long, large et bas, clos par un chevet polygonal est jugé bien trop grand pour le nombre de fidèles. Seul le large chœur est conservé comme église, les trois travées sont détruites et l’extrémité des nefs latérales transformée en chapelle. En 1976, l’ancienne salle capitulaire des carmes est aménagée en chapelle. L’église conserve un riche ensemble d’objets et de mobiliers classés Monuments historiques, dont des stalles en noyer sculpté de 1497, qui comptaient à l’origine 130 sièges, ainsi que de remarquables panneaux de bois peints du XVe s.


Amélie Gex 1835-1883

 

Fille d'un médecin de campagne, elle naît à La Chapelle-Blanche sous Charles-Albert et entre au pensionnat des Dame du Sacré Cœur en 1842. En 1849 elle rejoint son père à la Chapelle-Blanche et l'aide à gérer ses terres. En 1856, très affectée par le décès de son fiancé, elle se tourne vers le spiritisme, commence à écrire puis abandonne. A la mort de son père, en 1873, elle s'installe à Chambéry avec sa belle-mère et renoue avec l'écriture et la littérature. Elle écrit dans un journal fondé en 1877, Le Père André, puis en assure la rédaction dès 1879. C'est là qu'elle publie ses chansons patoises où elle évoque la vie paysanne. En 1880 elle se consacre uniquement à L'Almanach du Père André et publie sous un pseudo masculin : Dian de la Jeanna, des contes en patois Lo contio de la bova et en français Vieilles gens, vieilles choses, Histoire de ma rue et de mon village. Elle meurt à Chambéry en 1883.

 

Le vignoble de la Combe de Savoie

 

Vignoble Combe de Savoie La culture de la vigne est attestée depuis l’Antiquité sur les coteaux de la Combe de Savoie. D’abord exploitée par les établissements religieux, elle devient au cours du Moyen Age une source importante de revenus pour la Maison de Savoie. Mais, dès le XVe s., des parcelles sont cultivées en faire-valoir direct par des paysans. Au XVIIIe s., ce type de propriété est majoritaire à Saint-Jean-de-la-Porte et Fréterive, alors qu’à Chignin ou Montmélian elle demeure très rare. La période révolutionnaire puis la crise du phylloxéra un siècle plus tard mettent à mal le vignoble. Les propriétés nobles ou religieuses sont acquises massivement par les paysans.
En 1730, la mappe Sarde atteste la présence de vignes des habitants des Bauges dans plusieurs hameaux viticoles de Combe de Savoie. Les Grangettes à Saint-Jean-de-la-Porte ou la Chénolaz à Saint-Pierre-d’Albigny leurs appartiennent presque exclusivement. Ils conservent des celliers groupés, parfois collectifs. Ces paysans vignerons partageaient ainsi leur temps entre l’élevage « en haut » et les vignes « en bas », donnant lieu à de véritables migrations saisonnières au sein des familles. Ce phénomène a perduré jusqu’à la fin des années 1960. Aujourd’hui, ces parcelles bien souvent en friche contrastent avec les nouvelles plantations des viticulteurs de la Combe de Savoie. Les communes de Fréterive, Saint-Jean-de-la-Porte et Saint-Pierre-d’Albigny, représentent la 2ème région de production de plants de vigne, distribués dans le monde entier.

 

Le château des Marches

 

Chateau des marches Le château se dresse à la frontière, soit aux marches de la Savoie et du Dauphiné, au sommet d'un mamelon. Sa construction fut entreprise sur ordre du comte Aymon le Pacifique vers 1342. Inféodé en 1403 à Aymon d'Apremont, sa fille Guigonne en hérite par son mariage avec Gaspard II de Montmayeur. Le domaine des Marches est ensuite transmis à la famille de Miolans. Suite à l'extinction de la Maison de Miolans en 1523, le château entre à nouveau dans le domaine de la Maison de Savoie. En 1531, elle l’inféode à François Noyer de Bellegarde, ministre du duc de Savoie auprès de Charles Quint. Cette famille le conserve pendant trois siècles. On note le passage d'Henri IV entre les 16 et 18 août 1600 lors du premier siège de Montmélian.
Eugène de Bellegarde fait reconstruire l'ancienne forteresse et aménage une vaste salle de bal. Ses murs entièrement peints en trompe-l'œil par les frères Galliari, mêlent figures de dieux antiques et portraits du marquis de Bellegarde et de ses filles. Durant la Révolution, les Bellegarde se réfugient en Piémont ; Adèle et Aurore de Bellegarde regagnent le château et se rallient aux Jacobins. Devenues les compagnes respectives d'Héraut de Séchelles et de Philibert Simon, elles les suivent à Paris. Adèle posera comme modèle du peintre David pour le tableau de L'enlèvement des Sabines.
Le château est vendu en 1831 au comte Camille Costa de Beauregard. En 1882 le chanoine Costa y fonde avec sa sœur Alix, religieuse de Saint-Vincent-de-Paul, un orphelinat agricole. Aujourd’hui encore propriété de cette congrégation, il n’est pas ouvert à la visite.

 

Le sanctuaire, les Abymes et le Granier, Myans

 

" Cette montagne est un vrai monument. Sa cime murale semble inaccessible de tous cotés, elle est boisée jusqu'au sommet de la dernière assise. D'un coté elle tombe rapidement jusqu'au pays cultivé et habité qu'elle porte tout entier sur sa hanche... " George Sand

 

Vierge en bois de Myans Au cours d’une nuit de novembre 1248, la partie nord du Granier s’effondre. Un glissement de marnes et de gros blocs de calcaire ensevelit le bourg de Saint-André et s’étend en coulées boueuses jusqu’à Saint-Jeoire-Prieuré et aux Marches, soit sur près de 32 km². Le territoire des Abymes fut recolonisé très rapidement : dès le XIVe s. la culture de la vigne, la mise en valeur des étangs, des pâturages et de la forêt constitue une source de revenu importante pour les Comtes de Savoie. Toutefois, c’est au XVIIIe s. que le vignoble prend un réel essor ; il est aujourd’hui reconnu par un AOC pour les crus Abymes et Apremont.
Cette catastrophe relatée par les chroniqueurs médiévaux marque toute l’Europe et son souvenir n’a pas été effacé de la mémoire collective savoyarde. Les pèlerinages réguliers dédiés à la Vierge Noire de Myans et les nombreux ex-voto conservés en attestent.
On ne sait si l’église de Myans, citée en 1132, a été détruite mais le culte de la Vierge s’y est maintenu. En 1458, Jacques de Montmayeur pose la première pierre du couvent des Franciscains et fait agrandir l’église, consacrée en 1466. Les nombreux travaux qui se poursuivent jusqu’à la Révolution témoigne de la fréquentation du sanctuaire. Dès 1799 les pèlerinages reprennent et en 1852 la statue monumentale de la Vierge Dorée est installée sur le nouveau clocher. Les restaurations récentes ont remis en valeur des éléments architecturaux du XVe s., après les transformations du XIXe s.

 

 


Contact

Pour toute information supplémentaire :

OT de Chambéry :
04.79.33.42.47
http://www.chambery-tourisme.com/


Service Ville d’Art et d’Histoire de Chambéry
http://www.mairie-chambery.fr/


OT de Challes-les-Eaux :
04.79.72.86.19
http://www.ville-challesleseaux.com/


Mairie de Curienne
04.79.84.71.60

http://www.curienne.com/


Château de Carron :
04.79.84.21.39

Mairie de Montmélian :
04.79.84.07.31
http://www.montmelian.com/

OT de Saint-Pierre-d’Albigny
04.79.71.44.07

Château de Miolans :
04.79.28.57.04

Mairie de Chamousset :
04.79.36.43.28

OT de Chamoux-sur-Gelon
04.79.44.21.30

OT de La Rochette :
04.79.25.53.12
http://www.la-rochette.com/

Sanctuaire de Myans
04.79.28.11.65

FACIM : 04.79.60.59.00
http://www.savoie-patrimoine.com/

Bureau d'Informations Touristiques de Montmélian
46 rue docteur Veyrat
73800 Montmélian
Tél-Fax 04 79 84 42 23
Mail: tourisme-montmelian@hotmail.fr

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60 • Fax. 04 79 70 63 01
http://www.savoie-culture.com/

ACTUALITES

L’Espace alu

Ouvrir en grand

Partez à la découverte de l’Espace alu, le musée de l’épopée de l’aluminium dans les Alpes. Ouvert à tous les publics, avec des ateliers spécifiques pour les plus jeunes, l’Espace alu fait partie du réseau des musées et maisons thématiques de Savoie.


La rubrique des patrimoines

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Grande Traversée : l'histoire d'une pirogue

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C’est mon patrimoine

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L'exposition "Par monts et châteaux" revient

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Diptyque de Charlotte de Savoie

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Une pirogue carolingienne sortie des eaux !

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"Migrations en Pays de Savoie, de 1860 à nos jours"

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Rubrique des patrimoines N°37

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Fermeture du Musée savoisien

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Bal au Château des Ducs de Savoie

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Appel à participants

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Exposition " Poétique d'une estive"

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« Les Portes du temps »

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Abbaye de Hautecombe : l'exposition 2016

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Par monts et châteaux

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Rubrique des patrimoines N°36

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Rénovation du Musée Savoisien : premières esquisses

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Les journées européennes du patrimoine 2015 en Savoie

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« Ugine, une ruée vers l’acier »

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Palafittes !

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Fin de semaine agitée au musée

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Les portes du temps 2015

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Le médailler de Savoie

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L’exposition sur le médailler de Savoie

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Exposition : "Les pieux dans l'eau"

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Arc-Nucleart au secours de l’archéologie

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Nuit des musées 2015

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"La vie de château" en costume par le Musée Savoisien

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"Les pieux dans l'eau" : la restauration d'un vase

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L’exposition « imagine ta montagne »

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Rubrique des patrimoines de Savoie N°34

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Dépose des peintures murales de Cruet

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