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Infos pratiques

Le patrimoine

IR3- En Avant-pays savoyard

Résumé


Les sites, monuments et personnages célèbres en Avant-pays Savoyard

Détail

 

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La carte de l'itinéraire

Carte de l'itinéraire

 

 











Le château des ducs de Savoie, Chambéry

 

Le chateau ducs de savoie Amédée V, comte de Savoie, acquiert le château de Chambéry en 1295 et engage de nombreux travaux poursuivis que ses successeurs poursuivront aux XIVe et XVe s. : construction de la porterie, de bâtiments résidentiels et administratifs et de trois tours (tour Trésorerie, tour mi-ronde et tour de Archives). Amédée VIII, premier duc de Savoie, fait ériger dès 1408 « une chapelle neuve », qui devient Sainte-Chapelle à la fin du XVe s. Entre 1506 et 1578 elle abrite la relique du Saint-Suaire, transférée à cette date à Turin.

Après le départ de la cour à Turin, nouvelle capitale des Etats de Savoie en 1563, son rôle est principalement administratif et politique ; des embellissements et des aménagements sont entrepris entre le milieu du XVIIe s. et la fin du XVIIIe s. : façade de la Sainte-Chapelle jardins et terrasses, Aile royale…

Mais plusieurs incendies marquent durablement l’édifice et il faut attendre le début du XIXe s. pour que les Appartements Royaux et la Sainte-Chapelle soient restaurés. Lors de l’Annexion de la Savoie à la France en 1860, le château est cédé au Département de la Savoie.

Classé Monument Historique en 1881, il est affecté en 1890 aux services du Conseil général et de la Préfecture.

 

Saint-Thibaud-de-Couz et Saint-Jean-de-Couz

 

Sur le flanc occidental du massif de la Chartreuse, en bordure de la vallée de l’Hyères, voie de communication naturelle, les grottes préhistoriques Jean-Pierre 1 et 2 ont été découvertes en 1965 dans le front de taille d’une carrière. Les fouilles archéologiques conduites de 1969 à 1971 ont permis de déterminer les évolutions naturelles et culturelles de ce site entre 12000 et 6000 av. J.-C.. Lors de cette période de transition entre le dernier épisode glaciaire et le réchauffement climatique qui a suivi, l’occupation humaine liée à la pratique de la chasse et de la cueillette s'est développée dans la région. On y a retrouvé les ossements du plus ancien chien domestiqué.

 

 

La route "sarde" construite par le duc Charles-Emmanuel II en 1667-1670 reprend le tracé de la voie romaine de Saint-Cassin puis du chemin médiéval de Vimines et Chambéry. Elle permettait aux voyageurs de se rendre aux Echelles et de gagner le Dauphiné et la France. Le relais de poste de Saint-Thibaud, bâti en 1699 ne disparaîtra qu’en 1875. A Saint-Jean-de-Couz, l’auberge du Cheval blanc, dernière halte pour les voyageurs avant le défilé des Echelles, témoigne encore de l’importance de cette voie de passage.

 

 

 

Charles-Emmanuel II, duc de Savoie 1634-1675

 

 

Charles EmmanuelFils de Victor-Amédée I et de Christine de France, il épouse à Annecy en 1663, Françoise-Madeleine d’Orléans (1648-1664), puis à Turin en 1665, après le décès de celle-ci, Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie-Nemours (1644-1724) dont il a trois enfants.

Arrivé au pouvoir avec une santé fragile, émancipé par sa mère en 1648, il était supposé mourir jeune. Pacifique, allié à son cousin Louis XIV, Charles–Emmanuel s'intéresse surtout aux arts, encourage l’agriculture, les échanges (restauration de la route du Mont-Cenis et du passage des Echelles) et l’industrie. De grandes réalisations marquent son règne : construction de la chapelle du Saint-Suaire et de la Piazza San Carlo à Turin, la monumentale Histoire généalogique de la Maison de Savoie rédigée par Samuel Guichenon et le Theatrum sabaudiae e piemontese imprimé en Hollande à la gloire de toutes les villes et places des Etats de Savoie.

 

 

Les grottes et la voie sarde, Saint-Christophe-la-Grotte

 

 

La voie sardeLa gorge naturelle dont les parois abritent deux grottes, ouvertes à la visite depuis 1896, constituait jadis l'unique passage entre Chambéry et les Echelles. L'escarpement rocheux du côté de Saint-Christophe-la-Grotte avait obligé les habitants à tailler des gradins "scalas" donnant son nom au bourg des Echelles.

 

La voie "sarde", ouverte en 1670-1671 par le duc Charles-Emmanuel II, constitue un progrès notoire : la rampe, soutenue par d'imposants murs en pierre de taille, permet le passage des chars. Le duc de Savoie, pour commémorer cette percée, fait élever un monument à sa gloire et à celle de la Maison de Savoie. Le tunnel, œuvre d’Emmanuel Cretet sera inauguré en 1820 afin d'améliorer les conditions de passage entre la France et les Etats de Savoie.

 

A proximité, les sites de Gerbaix-Dessus et l’abri de la Fru, au pied d’une falaise, ont été découverts et fouillés dans les années 1970-1980. Ils ont livré les traces d’installations et d’activités de groupes de chasseurs entre 12 000 et 500 av. J.-C. Les hommes venaient à la période estivale chasser le renne et le bouquetin, puis avec l’extension de la forêt, le cerf, le chevreuil et le sanglier. Les vestiges de leur habitat, de leurs activités et de leur outillage ont été retrouvés.

 

 

Emmanuel Cretet 1747-1809

 

Né à Pont-de-Beauvoisin, il se place après ses études comme commis chez un armateur bordelais. Favorable aux idées nouvelles de la Révolution, élu au Conseil des Anciens en 1797, il soutient le coup d'Etat de Bonaparte qui le nomme en remerciement conseiller d'Etat et sénateur. Il obtient la direction générale des Ponts-et-Chaussées. Il contribue à l'aménagement de voies navigables, de rue dans Paris et réorganise le corps des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées. En Savoie, il appuie fortement le projet du Mont-Cenis : en 1805, le chantier est terminé et permet le passage du col toute l’année en voiture. Par la suite, il dirige en huit ans le creusement du tunnel des Echelles permettant d’éviter le célèbre défilé des Grottes. En 1804, il devient gouverneur de la nouvelle Banque de France et en 1807 ministre de l'Intérieur. Nommé ministre d'Etat par Napoléon qui l'apprécie beaucoup, il meurt à Paris en 1809 et est inhumé au Panthéon.

 

 

La Commanderie, Les Echelles

 

 

 

La commanderieL'ancien nom du site des Echelles, Lavastone apud Scalas, désigne un lieu où l’on traverse un défilé au moyen d’escaliers en degré.

La charte de 1042 concède la cité à Humbert Ier de Savoie qui fait édifier un château sur le plateau du Menuet, où naît en 1198 Béatrix de Savoie, seconde fille du comte Thomas Ier. Elle y revient en 1258, après la mort de son mari Raymond Bérenger IV comte de Provence. Elle fonde dans ce château en 1260 une commanderie de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem à qui elle cède cet édifice et le domaine qui en dépend à l’exception des biens possédés par les chartreux. A sa mort, en 1266, son corps est transféré dans la chapelle du château.

Samuel Guichenon, historiographe de la Maison de Savoie au XVIe s. rapporte « qu’on lui éleva une magnifique sépulture de marbre blanc, sur laquelle est sa statue avec ses habits royaux, les mains liées en croix, et autour du tombeau il y avait vingt-deux statues de marbre blanc dans des niches représentant ses principaux parents, filles, gendres, frères tous en habit de deuil, avec des écussons de leurs armes au-dessus de chaque niche. ». A la fin du XVIe s. lors de la prise des Echelles par Lesdiguières, ce mausolée est démoli et la dépouille de Beatrix transférée dans l’église des Echelles avec sa statue. Cette dernière sera brisée à la Révolution, et seul le crâne de Béatrix pourra être sauvé. Il sera déposé à Hautecombe en 1826.

Une nouvelle commanderie de l’Ordre de Malte est édifiée en 1632 au cœur de la cité par ordre du commandeur Dandelot de Groslée qui fait également construire les arcades pour accueillir le marché hebdomadaire. Cette commanderie avec sa tour et ses fenêtres à croisée abrite aujourd’hui la mairie.

 

Stendhal passa quelques jours en 1790 ou 1791 chez son oncle Romain Gagnon qui habitait l’actuel presbytère. Le souvenir de ce moment est rapporté bien plus tard : « Ce fût comme un séjour dans le ciel, tout y fut ravissant. Le bruit du Guiers, torrent qui passait à deux cents pas devant les fenêtres de mon oncle, devint un son sacré pour moi et sur le champ me transportait dans le ciel… »

Henri Brulard

 

 

Les thermes de la Bauche et les gorges de Chailles

 

 

 

Les thermes de la Bauche

 

Les thermes de la BaucheEn 1849 Edouard Crotti (1799-1870), comte de Castigliole (noblesse sarde) hérite du domaine du baron Perrin en épousant Pauline de Mercy d’Argenteau. Bienfaiteur local, il inspire la création de la route Yenne / Les Echelles qu’il finance en partie. Il participe à la reconstruction de l’église et tente sur son domaine de moderniser l’agriculture.

Il découvre en 1862 près de son château, une source d’eau ferrugineuse. Le sondage révèle l’existence d’un captage remontant à l’époque romaine. Autour de cette source, il construit un établissement thermal, un hôtel, des chalets pour prendre les bains et lance la commercialisation de l’eau en bouteille et en pastille. Un embryon de vie mondaine voit le jour autour de la famille royale de Belgique, mais l’isolement du site lié à l’absence de gare et la concurrence d’Aix-les-Bains ne permettent pas à la station thermale de se développer après les années 1930.

Le château et les ancien thermes ne sont pas ouverts à la visite

 

 

Les gorges de Chailles

 

En 1654 Christine de France, régente de Savoie, fille d’Henri IV et mère du duc Charles-Emmanuel II ordonne à la Chambre des Comptes de mettre en état le chemin Le Pont-de-Beauvoisin / Chambéry par Chailles et Les Echelles. En 1670 la route est achevée par la pose d’un parapet de pierres qui s’enchâssent par quarts de rond. Le pont de Saint-Béron conserve des éléments ainsi scellés.

 

"Non loin d'une montagne coupée qu'on appelle le Pas de Echelles, au dessous du grand chemin taillé dans le roc, et à l'endroit appelé Chailles, court et bouillonne dans des gouffres affreux une petite rivière, qui parait avoir mis à les creuser des milliers de siècles.

On a bordé le chemin d’un parapet, pour prévenir les malheurs. Cela faisait que je pouvais contempler au fond et gagner des vertiges tout à mon aise : car ce qu’il y a de plaisant dans mon goût pour les lieux escarpés est qu’ils me font tourner la tête, et j’aime beaucoup ce tournoiement, pourvu que je sois en sûreté. » Jean-Jacques Rousseau

 

 

Pont-de-Beauvoisin

 

 

Pont de Beauvoisin« Entre le Dauphiné e la Savoye n’avoit point de limites spécifiées ; mais estaient les terres et villas meslées les unes parmy les autres. » Mathieu Thomassin XVe s.

 

Le Pont et la frontière

Aux confins de la Savoie et de l'Isère, le Pont-de-Beauvoisin doit son nom au pont sur le Guiers dont l'importance historique et politique traverse le temps. Dès le XIIe s. son péage est le plus important des Etats de Savoie après Suse. Avec les traités de paix delphino-savoyards de 1355 et de 1377, la frontière est fixée sur le Guiers, séparant ainsi en deux la ville et la paroisse du Pont-de-Beauvoisin, la part française conservant l’église. François Ier ordonne en 1543 la construction d’un pont de pierre remplaçant le pont de bois, pour faciliter le passage des troupes lors des guerres d’Italie. Son parapet de pierre est remplacé en 1898 par un corps de garde métallique. Détruit en juin 1940, le pont sera entièrement reconstruit entre 1941 et 1943. La borne frontière établie en application du Traité de Turin en 1760 a été placée au milieu du pont et classée Monument historique en 1915.

 

 

 

L'église des Carmes

 

Plafond de l'église des carmesLouis de Savoie Achaïe, seigneur du Pont-de-Beauvoisin, lègue à sa mort, en 1418 1000 florins d’or aux Carmes pour qu’ils établissent un couvent dans cette ville en 1419. La noblesse locale apporte sa contribution à la construction de l’église conventuelle, particulièrement Jean de Clermont et son épouse Jeanne de Poitiers, dont les armes figurent en médaillon à l’angle oriental de l’église. Le portail est financé par Guillaume Oysellet prieur de Saint-Béron, comme le précise le cartouche en façade daté de 1497. Mais en 1565, lors des confits religieux les troupes protestantes du baron des Adrets incendient le couvent. De nouvelles restaurations sont entreprises en 1615. Vers 1670, le clocher est construit. En 1793, les Carmes sont chassés et l’église sert de magasin à fourrage pour l’armée des Alpes. En 1802, elle devient à la demande des habitants église paroissiale du Pont-en-Savoie sous le vocable de Notre-Dame de l’Assomption.

Son décor néogothique en trompe-l’œil, comprend des peintures réalisées en 1844 par les frères Lorenzo et Giuseppe Antonio Avondo. Il a été classé Monument historique en 1987.

Le pavement de l’église montre plusieurs pierres tombales de notables locaux et de religieux ; on remarque celle du châtelain du Pont-de-Beauvoisin, de Jean de Montbel (mort en 1498) ou celle d’Henri Cretet maire de la commune et frère d’Emmanuel Cretet.

 

 

Saint-Genix-sur-Guiers

 

 

Brone frontièreAu confluent du Rhône et du Guiers, la cité aux rues étroites était fermée par un rempart et bordées d'un large fossé, partiellement visible le long du Guiers. Trois portes de formes ogivales permettaient l'entrée dans la ville ; la porte du Faubourg en est un vestige.

Saint-Genix est célèbre pour la spécialité gourmande qui porte son nom. L'origine de cette pâtisserie est liée à la légende de sainte Agathe, martyre sicilienne au IIIe s. Comme cette jeune chrétienne repoussait les avances du proconsul romain, il voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eut les seins coupés mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Lorsqu’elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux. La Savoie s'appropria la légende après le rattachement de la Sicile au duché en 1718, et les femmes prirent l'habitude de confectionner un gâteau aux pralines en forme de sein le 5 février, jour de la sainte Agathe.

 

 

Louis Mandrin 1724-1755

 

Portrait de MandrinNé à Saint-Etienne-de-Saint-Jeoirs, il est l'aîné de 9 enfants. En 1747, il s'occupe du ravitaillement des troupes combattant en Piémont lors de la guerre de Succession d'Autriche. Il part pour le comté de Nice avec 4 mulets. Avec la paix d'Aix-la-Chapelle, son travail s'achève. Il se trouve ruiné car les fermiers-généraux refusent de le dédommager pour la perte de ses mulets. Révolté par cette injustice et par la misère qui règne dans sa famille, poursuivi en 1753 suite à une rixe qui tourne mal, il est condamné à mort. Il choisit la contrebande. Ses bonnes relations avec les meilleures familles de Savoie et du Dauphiné lui permettent de placé sa fortune entre leurs mains. Il est en bon terme avec M. Le Thoury, propriétaire du château de Rochefort. En 1753, il opère sur la frontière entre la France et la Savoie, avec la complicité des douaniers. En 1754 on le signale à Beaune, à Bourg-en-Bresse, à Rodez, puis le long du Rhône de Chanaz à Champagneux. La France avait établi une garnison à Belley et un détachement à Pierre-Châtel pour le surveiller. Sa dernière campagne se déroule à Beaune entre décembre 1754 et janvier 1755. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1755 des soldats français se saisissent de Mandrin au château de Rochefort où il s'était réfugié. Emmené à Valence, il subit le supplice de la roue le 16 mai. Cette violation du territoire savoyard donnera lieu à des négociations diplomatiques au Traité de Paix de Turin en 1760 : désormais le milieu du Rhône marque la frontière entre la Savoie et la France.

Fait de société, le mythe de Mandrin, bandit bien-aimé, préfigure les tensions sociales exacerbés par le système de la ferme générale, prémices de la Révolution française.

 

L'architecture en pisé du Val Guiers

 

 

Architecture en piséL’Avant-Pays Savoyard est une terre de frontière qui a toujours été propice aux échanges commerciaux et culturels. La forte présence du bâti en pisé peut trouver là ses origines, par la proximité du Dauphiné où la pratique est ancienne.

L’architecture vernaculaire reflète la préoccupation constante de construire avec les éléments disponibles à moindre coût. Or, dans cette zone, pas de pierre et de bois en quantité abondante. La terre s’est donc imposée comme un matériaux de proximité, directement disponible et utilisable par des charpentiers piseurs. Ses propriétés techniques et thermiques sont des atouts indéniables, auxquels s’ajoutent aujourd’hui ses qualités écologiques.

 

 

La Chartreuse de Pierre-Châtel, Virignin (01)

 

 

La Chartreuse de Pierre ChatelEn 1383, le comte Amédée VI de Savoie fonde un monastère de Chartreux à l’emplacement du château fort de Pierre-Châtel (XIe s.), l'une des plus anciennes place-forte de la Maison de Savoie. Le pape rattache alors le prieuré de Yenne à la nouvelle Chartreuse. Bonne de Bourbon, veuve d’Amédée VI, confie entre 1393 et 1395 les travaux de l’église et du cloître à l’architecte Jean Robert de Genève qui a travaillé à Ripaille. L’église sert au culte jusqu’en 1601 puis en 1791 les moines quittent les lieux et la Chartreuse est transformée en forteresse. Elle est assiégée en 1814 puis 1815 par les Autrichiens.

La famille de Savoie a toujours porté une grande attention à Pierre-Châtel : en 1409 Amédée VIII y tient un chapitre de l’Ordre du Collier, fondé en ce lieu 1362 ; Yolande de France et Amédée IX offrent les stalles sculptées (XVe s.) portant leurs armes qui sont à présent dans l’église de Yenne.

L’édifice, aujourd’hui propriété privée, n’est pas ouvert à la visite.

 

Le site, naturellement défensif était également protégé par le Bas-fort détruit en 1763 et surtout par le Fort les Bancs construit entre 1840 et 1849 et déclassé en 1889. Les batteries basses sont reliées au fort par un escalier de 400 marches taillé dans le rocher.

 

 

Le lac d’Aiguebelette

 

 

Le lac d'AiguebeletteCette « perle d’émeraude enchâssée dans un écrin de montagnes vertes » (Henry Bordeaux) charme les touristes dès le début du XXe s., comme en témoignent les villas bâties sur ses rives disposant de ports privés. Le Lac d’Aiguebelette situé à l’ouest de la montagne de l’Epine, a été inscrit à l’Inventaire des sites en 1936. Il est le troisième lac naturel de France par sa taille. Ses roselières et herbiers protégés hébergent une riche faune de poissons et d’oiseaux.

C’est un site majeur pour la pratique de l’aviron ; les championnats du monde s’y sont déroulés en 1997.

 

La Légende du lac d’Aiguebelette

Il était une fois une petite ville riche et prospère au bord du lac ; ses habitants menaient grande vie ; oisifs, ils ne pensaient qu’aux plaisirs. Un jour, un miséreux bien mal vêtu se présenta pour mendier un peu de pain et de chaleur. Toutes les portes restèrent égoïstement fermées. Une seule s’ouvrit : celle d’une femme déshéritée de la ville et celle-ci accepta de partager son frugal repas. Or, ce mendiant était le Christ qui s’était déguisé pour éprouver ces villageois au cœur dur. En punition, le lendemain, toute la ville se retrouva recouverte par les eaux du lac sauf la maison de la vieille dame et celle de sa fille que le Christ avait épargnées et qui demeuraient intactes sur deux îles reliées par un chemin à pied sec.

 

 

François Cachoud 1866-1943

 

Né à Chambéry, il est considéré comme le petit maître paysagiste du lac d'Aiguebelette. Fréquentant l'Ecole de peinture de Chambéry, il effectue ses études à Paris grâce à une bourse du Conseil général de la Savoie, d'abord aux Ponts-et-chaussées (1883) puis à l'école des Beaux-Arts (1889), où il devient élève d'Elie Delaunay et de Gustave Moreau. Après une première exposition à Chambéry en 1889-1890, il reçoit une mention honorable au salon des artistes français de 1893 avec Matinée de septembre au lac d'Aiguebelette. A partir de 1905 il se consacre aux paysages nocturnes et en 1910 fait construire une maison de campagne à Saint-Alban-de-Montbel où il passe ses étés. Surnommé "le Corot de la nuit" il expose jusqu'en 1940 au salon des artistes français et reçoit une médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1937 pour Eclaircie Nuit de lune, dont la palette présente une riche gamme de couleurs froides. Sa peinture exprime son attachement au charme et à la douceur de vivre dans l'Avant-Pays Savoyard, où il finit ses jours.

"La pleine lune enchante l'horizon, elle descend lentement sur les coteaux voisins... Un soir de lune avec un ami, nous nous promenions dans le jardin de Saint-Alban-de-Montbel. Soudain, nous aperçûmes nos ombres qui se dessinaient sur le mur de la maison ; un peu fou, nous nous prîmes à danser, regardant amusés nos silhouettes mouvantes." (1929, au revers du tableau La fresque lunaire)

 

 

Le défilé de Pierre-Châtel et la Thuilerie, La Balme

 

 

 

Le défilé de Pierre-Châtel

 

« Désormais le Rhône formera par le milieu de son cours une limité naturelle et sans enclave entre la France et la Savoie, depuis la banlieue de Genève jusqu’au confleunt du Guiers ». Traité de Turin, 1760

 

Creusé par le Rhône dans les derniers chaînons du Jura méridional, le défilé de Pierre-Châtel s’étend sur un kilomètre environ entre La Balme et Yenne. Une dizaine d’abris, façonnés par les caprices du fleuve, s’ouvrent dans les falaises des deux rives. Ils ont attiré des groupes humains à diverses périodes comme l’ont montré les fouilles archéologiques des grottes des Romains, de la Grande Gave et du Seuil des Chèvres. Les civilisations s’y sont succédé pratiquement sans interruption depuis les chasseurs d’il y a 12 000 ans av. J.-C. jusqu’aux gallo-romains.

Le petit château qui barre l’entrée de l’un de ces abris a été construit en 1744 par Gilbert-Antoine de Seyssel à l’occasion d’une fête donnée sur le Rhône en l’honneur de la guérison du roi Louis XV.

Le pont sur le Rhône a été reconstruit en 1944-1945 suite à sa destruction en 1940.

 

 

 

La Thuilerie

 

La thuilerieL’ancienne tuilerie Fontaine a fonctionné de 1860 à 1900 mais dans la commune de la Balme, deux autres tuileries, Falcque et Genix, ont également été exploitée.

Leur activité a cessé avec l’arrivée du chemin de fer à Brens-Virignin qui permettait d’acheminer des tuiles mécaniques moins lourdes et de moindre coût.

La famille Fontaine a fait don de parcelle et des vestiges du four à la commune, afin de conserver la mémoire de cette activité locale importante. La production de tuiles écailles pouvait atteindre 40 000 pièces par an, en 3 cuissons. L’hiver, le four servait à la cuisson de la chaux.

La tuilerie occupait 175 m² dont 26 réservés au four. De forme rectangulaire, ses épais murs de pierre sont doublés de brique. Le foyer, orienté à l’Est, est surmonté d’une banquette de chargement à laquelle on accède par des escaliers menant à la porte du four.

Une fois les 10 à 12 000 tuiles ou briques bien disposées dans le four, la prote était bouchée par des briques jointes à l’argile. La cuisson durait 3 jours et 3 nuits puis le temps de refroidissement une semaine. C’est la couleur des tuiles, « rouge cerise clair » qui indiquait que la température était atteinte.

 

 

L’église Notre-Dame, Yenne

 

 

L'église Notre dameL’ancienne église du prieuré clunisien, classée Monument historique, a été édifiée dans la seconde moitié du XIIe s. Son plan à nef unique, s'achève en un chevet à trois pans (XIIIe s.). Le clocher s’élève au sud. Au nord sont construites des chapelles de style gothique flamboyant, la chapelle du Rosaire (XVIe-XVIIe s.) et la sacristie. La nef voûtée (XIIIe-XVIe s.) conserve des baies romanes en plein cintre. Dans le chœur, la voûte d’ogive retombe sur des chapiteaux à motifs végétaux surmontés de têtes sculptées, très proches de celles présentes dans l’église du Bourget-du-Lac.

Les chapiteaux historiés polychromes du portail roman relatent quatre scènes de la vie de la Vierge (Annonciation, Visitation, Présentation, Vierge en majesté tenant l’Enfant).

Les bâtiments conventuels ont été partiellement démolis en 1792, mais on aperçoit encore quelques vestiges au sud de l’église.

 

 

La montagne de l’Epine

 

 

Le nom est traditionnellement rattaché à une épine de la Sainte Couronne du Christ rapportée de croisade par Guillaume de Montbel vers 1248-1250 qui l’aurait déposée dans sa chapelle castrale, à Nances, donnant lieu à un pèlerinage si fréquenté que le château et la montagne qui le domine en prirent le nom. Mais cette appellation pourrait également se rattacher au dieu celtique Pen, donnant Le Pin, Lépin et l’Epine.

La voie romaine Vienne / Aoste par le Petit-Saint-Bernard empruntait les cols de Saint-Michel et du Crucifix. Ces parcours, souvent mentionnés dans les récits de voyageurs, ont varié au fil des temps. Abandonnés dès la fin du XVIIe s., ils ont été concurrencés par l’ouverture de la route des Echelles, puis par la percée du tunnel ferroviaire en 1884 et enfin par le tunnel autoroutier en 1974.

« Je montai la roide montagne d’Aiguebelette, qui dure une lieue de hauteur et davantage de descente, étant toute remplie de bois taillis, repaire et tanière de larrons […] Se trouvent dans ces bois plusieurs ours et autres bêtes sauvages … » Récit du voyage du Seigneur de Villamont 1588


Contact


Pour toute information supplémentaire :

OT de Chambéry :

04.79.33.42.47
www.chambery-tourisme.com


Service Ville d’Art et d’Histoire de Chambéry :

04.79.70.15.34
www.mairie-chambery.fr


FACIM :

04.79.60.59.00
www.savoie-patrimoine.com


OT de la Vallée de Chartreuse :
04.79.36.56.24
www.chartreuse-tourisme.com


OT du Val Guiers :

04.76.31.63.16
www.valguiers.com


OT du Pays Yennois :

04.79.36.71.54


Office de Tourisme d’Aiguebelette le Lac :

04.79.36.00.02
www.lac-aiguebelette.com


OT de la Vallée des Entremonts :

04 79 65 81 90
www.chartreuse-tourisme.com


Avant-Pays-Savoyard :
www.avant-pays-savoyard.com

 

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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Fin de semaine agitée au musée

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Les portes du temps 2015

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Le médailler de Savoie

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L’exposition sur le médailler de Savoie

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Exposition : "Les pieux dans l'eau"

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Arc-Nucleart au secours de l’archéologie

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Nuit des musées 2015

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"La vie de château" en costume par le Musée Savoisien

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"Les pieux dans l'eau" : la restauration d'un vase

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L’exposition « imagine ta montagne »

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Rubrique des patrimoines de Savoie N°34

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Dépose des peintures murales de Cruet

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