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Infos pratiques

Le patrimoine

IR4- Au fil de l'Isère, de Grésy-sur-Isère à Cevins

Résumé

Les sites, monuments et personnages célèbres de Grésy-sur-Isère à Cevins

Détail

 

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La carte de l'itinéraire

 

L'ancienne église Saint-Pierre, Grésy-sur-Isère

 

Situé sur un axe de communication dominant la plaine de l'Isère, l'importance de ce bourg est attestée par la mise au jour de nombreux vestiges épigraphiques d'époque romaine. Une stèle découverte au XVIe siècle sert de fronton à la fontaine située près de l'ancienne église Saint-Pierre.
Cette première église paroissiale de style roman, aujourd'hui en ruines, semble avoir été édifiée au XIIe siècle. Le portail était situé à l'ouest et seul le chœur, en avant du clocher, était primitivement voûté. Des réparations sont apportées en 1572, suites au débordement du torrent des Lavanches, comme en atteste une inscription placée dans la façade sud. Pourtant, au XVIIe siècle, l'évêque de Grenoble au cours de sa visite pastorale constate le mauvais état de l'église ; des travaux seront réalisés en 1697 (date inscrite sur le clocher) et 1674-1682 (dates gravées sur les arcs). Après la Révolution Française, trop petite et délabrée, elle est progressivement abandonnée au profit d'une nouvelle église, située au centre du village, consacrée en 1846. Tour à tour écurie puis atelier de potier, l'église Saint-Pierre a été consolidée et son clocher restauré. Un projet de mise en valeur est en cours par la commune et l'association "Grésy Action Culturelle".

 

Jean-Pierre Veyrat 1810-1844

 

Né à Grésy-sur-Isère, treizième enfant d'une famille paysanne et commerçante, il est éduqué chez les Jésuites de Chambéry. En 1832, l'agitation libérale menace la monarchie sarde très conservatrice. Arrêté lors de manifestations politiques, pour un libellé qu'il a écrit contre le Roi des Jésuites, il s'exile à Paris où il poursuit ses études de médecine. Mais il choisit définitivement le métier d'écrivain et publie en 1832 Les Italiennes, des vers à la gloire de l'Italie. Il fonde en 1833 à Lyon L'homme rouge. De retour en Savoie, il se convertit au catholicisme, ce qui lui vaut d'être gracié par le roi Charles-Albert, après l'intervention de hautes personnalités qui plaident pour son pardon. En 1840, il publie La coupe de l'exil rédigée entre 1832 et 1838 qui évoque sa nostalgie du pays natal, puis en 1844 la Station poétique à l'abbaye d'Hautecombe qui lui permet d'être élu à l'Académie de Savoie. L'édition complète sera publiée en 1847, trois ans après sa mort. Ses méditations poétiques et religieuses sont puisées dans l'histoire de la Savoie. Sainte-Beuve le surnomme le "Lamartine des Alpes" et fait de lui le "premier parmi les seconds", premier poète savoyard du XIXe siècle. Il est aussi le fondateur du Courrier des Alpes avec Claude-Melchior Raymond.

 

 

Eglise Saint-Jean-Baptiste, Cléry

 

L’ancienne église romane du prieuré des chanoines de saint Augustin a été édifiée au XIIe siècle. Ces religieux desservaient à cette époque les paroisses de Gémilly, Plancherine, Tournon et Verrens ; elles sont confiées au XIIIe siècle à des prêtres séculiers nommés par l'archevêque de Tarentaise.
Le chevet comportait sans doute à l'origine deux absidioles, dont il ne reste que celle du nord. L'abside centrale s'appuie sur une travée étroite qui en constitue l'avant-chœur. La nef, aujourd’hui voûtée d’arêtes, était à l’origine charpentée. Les étroits collatéraux sont séparés de la nef par une arcature retombant sur de fortes colonnes aux chapiteaux décorés de volutes et de motifs géométriques.
La croisée du transept est surmontée d’une coupole de plan carré, arrondie aux angles, qui repose sur des piliers ornés de chapiteaux aux motifs végétaux. Trois oculi éclairent l'église et un oculus zénital ouvre dans le clocher. Le bras nord du transept conserve une voûte en berceau, tandis que celui au sud est voûté d’arêtes, suite à son agrandissement. L'autel roman en marbre vert sculpté est daté de la fin du XIIe siècle.
Le portail, placé dans un avant-corps rectangulaire est encadré par des colonnettes ornées de chapiteaux à feuillages ; les retombées des voussures figurent des têtes grossières. L'église est classée Monument historique.

 

Vergers de pommes et de poires en Combe de Savoie

 

La culture des pommes et des poires est ancienne en Savoie et participe au système traditionnel de polyculture et d'élevage. Dès le XVIIIe siècle, la renommée des vergers de Savoie gagne les grandes villes où les fruits sont commercialisés sur les marchés à Chambéry, à Albertville mais aussi à Grenoble, Lyon, Marseille et même Paris.
La crise du phylloxéra qui survient à la fin du XIXe siècle décime les petits vignobles familiaux des coteaux de Combe de Savoie. Quelques agronomes alpins vont alors proposer la culture de pommiers à cidre dont le développement renoue avec un savoir-faire ancien. Mais c'est à partir des années 1950 que l'intensification de l'arboriculture introduit des variétés issues de croisements, à la productivité plus intéressante qui répond mieux à une commercialisation dans la grande distribution : Golden, Starking, Idared…
Ces produits sont reconnus par une IGP (Indication Géographique Protégée) Pommes et Poires de Savoie. Aujourd'hui cohabitent donc des vergers de plein-vent, conservant des variétés anciennes, en prairies ou isolés sur les coteaux et des vergers de production, en basse-tige, dans les vallées ou sur les plateaux.

 

L'endiguement de l'Isère

 

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'Isère a un fort débit, suite au "Petit Age Glaciaire" (1545-1850) qui a entraîné l'élargissement de son lit. En période de hautes eaux, les terrains sont inondés et en période de basses eaux, l'Isère divague en de multiples bras, formant des "isles".
Un diguement est imaginé à la fin du XVIIe siècle, mais il faut attende 1823 pour que le projet soit lancé par le Royaume de Piémont-Sardaigne. La première pierre est posée par le roi Charles-Félix en 1824 à la confluence de l'Isère et de l'Arly, sous Conflans. Les travaux seront achevés en 1853 sous Victor-Emmanuel II. L'endiguement a permis la reconquête de terres agricoles, l'amélioration du système routier et l'établissement de ponts sur une rivière assagie.

 

La Tourmotte, Tournon

 

Installé sur la voie consulaire conduisant de Vienne à Milan par le col du Petit Saint-Bernard, le bourg castral de Tournon s'élève sur un plateau pentagonal irrégulier, orienté sud/nord. Siège d'une châtellenie comtale comprenant les paroisses de Montailleur, Saint-Vital, Cléry, Verrens, Plancherine, Gilly, Sainte-Hélène et les Millières, le château de Tournon relève de la Maison de Savoie jusqu'en 1569. A cette date, Pierre Maillard achète la seigneurie qui est transmise par héritage à Humbert Sallier de la Tour.
Le rempart était défendu par deux tours (la tour du Pont aujourd'hui disparue et la tour Marine, conservée) et un chemin de ronde attesté par le cadastre de 1728. La basse-cour renfermait la chapelle, devenue église paroissiale et un puits. Au sud-est de la motte se trouvait le donjon et des dépendances ; il ne reste que les fondations de la tour motte du XIIe siècle mais les comptes de châtellenie de Tournon nous éclairent sur différentes phases de construction et de travaux au début du XIVe siècle.

La tour de Serraval, qui date de la fin du XIVe siècle, est une grande construction carrée à quatre niveaux qui domine le corps de logis ajouté par Philibert Sallier de la Tour de Cordon à la fin du XVIIe siècle. Après la Révolution, une fabrique de soieries lyonnaises y sera installée durant trois ans. Le château, propriété privée, appartient à la famille Angleys qui l'a reçu en 1859.

 

 

Un bourg gallo-romain, Gilly-sur-Isère

 

Cette ancienne agglomération gallo-romaine découverte à partir du XIXe siècle, sans doute liée au 40ème des Gaules Ad Publicanos (poste de perception), est implantée en rive gauche de l'Isère, sur environ 2 km2. Elle associait un centre urbain commercial et cultuel à des domaines ruraux périphériques. Outre un abondant mobilier archéologique conservé aux Musées de Chambéry et de Conflans, les vestiges de plusieurs édifices ont été mis au jour à La Rachy, au Châpitre, au Grand Verger et au Chef-lieu. Entre 1981 et 1986, la fouille d'un ensemble constitué entre autres d'habitat, de thermes, de boutiques, d'un théâtre, s'étendant sur plus de 4 hectares, a révélé une occupation entre les Ier et IVe siècles après Jésus-Christ. Au chef-lieu, à partir de 1970, une villa gallo-romaine de plan carré, centrée sur une cour à galerie autour de laquelle s'ordonnent les pièces d'habitation, a été dégagée. Une seconde villa a été découverte entre 1970 et 1984 au Grand Verger. De forme carrée, l'édifice s'organisait autour d'une galerie à péristyle central ouvrant sur de nombreuses et vastes pièces dont certaines conservaient leurs mosaïques : deux à motifs géométriques noir et blanc et une troisième polychrome qui pourraient dater des IIe - IIIe siècles. Les murs étaient revêtus d'enduits polychromes ou de plaques de marbres donnant un caractère luxueux à cette demeure.


Paul Pilotaz (1905-1997)

 

Né dans les Vosges, sa famille s'installe en Maurienne durant son enfance.  Ingénieur agronome, il s'embarque en 1926 pour la Guinée où il travaille d'abord dans une plantation de riz puis dirige une vaste bananeraie. En 1937, il achète à Gilly-sur-Isère La Pommeraie où il séjourne quelques mois par ans. En son absence, les vergers de pommes et poires sont gérés par son père. Engagé comme lieutenant au bataillon des tirailleurs sénégalais de Kindia, il rentre en Savoie à la mort de son père en 1944 et modernise le domaine en plantant des arbres en espaliers. Il intègre la résistance (Beaufort) puis regagne la Guinée de 1945 à 1958, date de l'indépendance de ce pays. Il s'installe définitivement à Gilly où il est élu maire, tout en poursuivant son métier d'arboriculteur et d'écrivain : il a publié quatre romans entre 1939 et 1964.

 

 

L'abbaye de Tamié, Plancherine

 

L’abbaye cistercienne de Tamié a été fondée par l’archevêque de Tarentaise dans un vallon offert par la famille de Chevron, à 900 mètres d'altitude. Les moines de l’abbaye dauphinoise de Bonnevaux arrivent en 1133 et le premier abbé, Pierre, devient évêque de Tarentaise en 1141.
Avec la mise en commende* de l'abbaye en 1476, le duc de Savoie acquiert le droit de nommer les abbés. La communauté parvient à se maintenir grâce à la réforme trappiste introduite par Jean-Antoine de la Forest de Somont. De 1679 à 1703, les bâtiments, très délabrés, sont entièrement reconstruits 100 mètres plus bas. Après la Révolution française qui pousse la communauté à s’exiler en Piémont, Napoléon Bonaparte confie aux religieux en 1801 l’hospice du Mont-Cenis. Lors de la Restauration sarde, la famille Favre, anciens fermiers de Tamié, convainc le roi Charles-Félix de racheter l’abbaye ; il accepte et la cède en 1828 à l’évêché de Chambéry. Les moines de l’abbaye cistercienne de la Grâce-Dieu prennent possession des lieux en 1861.
Tamié a joué un grand rôle dans le renouveau de la liturgie après le concile Vatican II, par la composition de chants en français. Le site accueille plus de 200 000 personnes par an.


* La commende : Donner en commende une église ou un monastère, c'est confier (commendare) temporairement son administration à un prélat ou à un laïc. Cette disposition à l’origine temporaire devient au cours du Moyen Age perpétuelle, offrant à son titulaire, l’abbé commendataire, des revenus jusqu’alors interdits aux religieux.


Jean-Antoine de la Forest de Somont (1645-1701)

 

Entré à Tamié à l'âge de 14 ans, il prononce ses vœux à Citeaux en 1661. Il poursuit ses études à Paris au collège Saint-Bernard et découvre la réforme en cours à la Trappe. Nommé abbé de Tamié en 1665, il souhaite appliquer le bref du pape Alexandre VII qui s'oppose à la scission entre stricte et commune observance souhaitée par la Trappe, mais propose une réforme de la vie cistercienne. Le duc de Savoie Charles-Emmanuel II refuse son application dans ses Etats. En 1677, poussé par Monseigneur Le Camus, évêque de Grenoble proche de l'abbé de Rancé, il se rend à la Trappe où il découvre prière, silence, pauvreté, travail manuel, fraternité. Sa décision de réformer Tamié est prise. A son retour, il fait démolir la tour Gaillarde de Plancherine pour que les abbés résident dans le monastère. Il accueille trois moines de la Trappe, dont Jean-François Cornuty comme maître des novices. Le 21 novembre 1677, il rétablit l'office de nuit qui marque l'entrée dans la réforme trappiste. Désigné procureur général de l'Ordre à Rome, Jean-Antoine ne revient à Tamié qu'en 1698. Malade, il entreprend cependant la visite des monastères cisterciens savoyards. Mais en 1701, il meurt dans le Grand cellier de l'abbaye à Tournon. Sa dépouille sera ensevelie dans la salle capitulaire du nouveau monastère. Monseigneur Le Camus dira à son sujet : "vous avez enseveli là-dedans un grand homme et une immense bibliothèque".

 

Le fromage de Tamié

 

La production fromagère est ancienne à Tamié, mais c'est avec la réforme trappiste en 1677 que des fromagers suisses de la Gruyère apportent leur savoir-faire.
Construite à l'intérieur de la clôture monastique, la fromagerie transforme chaque jour 4 000 litres de lait provenant d'une dizaine de fermes du vallon de Tamié. Environ dix litres de lait sont nécessaires pour obtenir un kilo de fromage. Fromage à pâte pressée non cuite, le Tamié se présente sous forme cylindrique à face plane et au talon légèrement convexe.
Une attention particulière est portée à la qualité du lait ; les bêtes sont nourries à base de pâture en été et de foin en hiver, excluant toute forme d’ensilage.
Le lait cru est chauffé à 34 °C dans une cuve en cuivre. L'apport de ferments lactiques et une longue maturation le préparent ainsi à la coagulation par l’adjonction de présure naturelle. Le caillé est alors découpé pour séparer le "petit lait" puis brassé jusqu’à ce que le grain soit suffisamment égoutté pour être moulé. Les fromages sont pressés mécaniquement durant 3 à 4h pour former une pâte homogène. Après le pressage, ils sont démoulés et mis sur des clayettes puis salés par immersion dans la saumure pendant 1 à 3 h selon leur taille. Mis en cave à une température de 14° C et avec un taux d'humidité élevé, les fromages s’affineront grâce à un savoir-faire que les moines se transmettent au fil des générations.

 

 

Des châteaux médiévaux au fort de Tamié, Mercury-Gémilly

 

Le territoire de Mercury conserve les vestiges de deux châteaux ayant appartenu à la famille de Chevron, connue dès le XIe siècle.
Leur premier château, le "château-vieux" est une construction sur motte dont l'entrée principale, au sud, était protégée par deux tours distantes de 40 mètres. Deux enceintes concentriques entouraient le tertre où était édifié le donjon carré de 6 mètres de côté. Hors de l'enceinte, deux autres tours étaient bâties, l'une au nord et l'autre au sud. Au-delà, une tour et trois enceintes venaient compléter le dispositif défensif.
Un nouveau château est édifié au centre du village, près de l’église, suite à un incendie qui ravagea l’ancien, en 1334-1335, durant les guerres delphino-savoyardes.
Ce manoir de Mercury, semble avoir été construit en réemployant des matériaux de démolition de leur précédente résidence.
Restauré et agrandi au cours des siècles par les Chevron-Villette, le château est vendu en 1755 au comte de la Tour qui le conserve jusqu'à la Révolution. C'est aujourd'hui une propriété privée.

Situé à 980 mètres d'altitude, le fort de Tamié a été édifié entre 1876 et 1881. Suite à l'entrée de l'Italie dans la Triplice en 1882, ce camp retranché de la place militaire française d'Albertville prend toute son importance puisqu'il contrôle les débouchés des cols du Petit-Saint-Bernard de Tamié. Construit selon le  "Système défensif de la France" formulé par le général Raymond-Adolphe Séré de Rivières, le fort de Tamié se compose de plusieurs ouvrages de protection, d'interdiction, de flanquement et d'observation. N'ayant jamais servi, il sera démilitarisé en 1949. Aujourd'hui, il est ouvert au public dans le cadre de visites libres et guidées ou pour d'autres manifestations culturelles. Un sentier botanique a été aménagé et offre un très beau panorama sur le Mont-Blanc et les sommets environnants.

 


Les comtes de Chevron-Villette

 

Le premier personnage connu de la famille de Chevron est Wilfred vers 1030. En 1149, Guillaume II, à son retour de croisade, épouse la fille du seigneur de Villette dont il a trois filles : l'une d'entre elles devient la femme de son cousin de Villette, veuf de Béatrice de Giez, ce qui explique les possessions actuelles de cette famille. En 1277, Amédée est le premier à porter le titre de Chevron-Villette. Humbert IV, qui règne jusqu'en 1314, se reconnaît, en 1306, suzerain de la Maison de Savoie. Ces liens sont encore renforcés puisque Marguerite de Chevron-Villette épouse le comte Humbert de Savoie. La famille de Chevron-Villette a ainsi participé à quatre croisades et donné un pape, Nicolas II, un évêque d'Aoste, quatre archevêques de Tarentaise dont Benoît-Théophile au XVIIe siècle, quatre abbés de Tamié aux XVe et XVIe siècles et quatre abbesses. En 1486, François de Chevron, chambellan du duc de Savoie Charles Ier, reçoit le titre de baron. Ses descendants porteront le titre de comte de Chevron, barons de Villette.

 

De la Cité médiévale à la ville olympique, Albertville, ville d’Art et d’Histoire

 

Sur un éperon rocheux, à la confluence de l'Isère et l'Arly (d'où le nom de Conflans), ce castrum devient une châtellenie savoyarde au milieu du XIIIe siècle. En 1381, Amédée VI fait reconstruire les remparts. Les deux portes principales sont défendues chacune par une maison-forte : la porte de Savoie par la tour Nassine, dont il ne reste aucun vestige et la porte Tarine par le château de la Cour. La tour Sarrasine, édifiée au XIIe siècle et transformée au XVe siècle, en était le donjon. A l'intérieur de la cité, la Grande Place qui accueillait marché et foire est encore bordée par des maisons d'origine médiévale.
La Maison Rouge, qui abrite depuis 1936 le musée, a été bâtie à la fin du XIVe siècle par Pierre Voisin, trésorier du Comte de Savoie. Tout comme le château Rouge, propriété d'André de Belletruche qui occupait la même charge, elle est en brique et s'apparente à l'architecture civile piémontaise.
Hors de l'enceinte, Jean-Antoine de Locatel, riche marchand de Bergame, fait construire au XVIe siècle un château, qui conserve un remarquable plafond peint à la française. Son descendant, Joseph-François de Manuel de Locatel, sera le premier maire d'Albertville.
L'endiguement des rivières aux XVIIIe-XIXe siècles, permet à l'Hôpital-sous-Conflans, agglomération formée autour de hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem au XIIIe siècle, de se développer. Erigé en comté en 1758, ce bourg, établi le long de l’Arly sur la route de Genève, relevait auparavant du châtelain de Conflans.
En 1836, le roi Charles-Albert réunit Conflans et l’Hôpital pour créer Albertville. Après 1860, l'arrivée du chemin de fer (1879), la vie militaire (plate-forme, casernes et prisons) et administrative font d'Albertville une sous-préfecture du nouveau département de la Savoie.

En 1992 la cité albertvilloise est remodelée pour accueillir les Jeux Olympiques d’hiver : construction de la place de l’Europe (Dôme théâtre, médiathèque, cinéma, logements et bureaux) et du parc olympique du Sauvay qui intègre la Halle olympique, conçue par Jacques Kalisz et d’autres équipements. La Maison des Jeux olympiques d'hiver est un centre d'interprétation dédié à la montagne et aux sports d'hiver.


Charles-Albert de Savoie 1798-1849

 

Fils de Charles-Emmanuel, né à Turin en 1798, il est choisi  en 1814 comme prince héritier par le roi Victor-Emmanuel Ier. En 1821, il est promu régent du royaume. Mais à l'arrivée au pouvoir du roi Charles-Félix, il est contraint de s'exiler à Florence jusqu'en 1824. De retour au pouvoir en 1831, il réforme les codes civil, pénal et de commerce, développe le port de Gênes, les routes sur la côte ligure et en Savoie (pont de la Caille sur la route Annecy-Genève en 1838), et envisage un réseau de banques et des chemins de fer reliant Gênes, la Lombardie et Turin. Très soucieux de culture et d’histoire, il fonde la Deputazione di Storia Patria et la Junte pour les antiquités et les Beaux Arts, future Académie albertine, l’armurerie royale et la Bibliothèque royale, ouverte au public. Il embellit le Palais royal,et restaure l’abbaye de Saint-Michel-de-la-Cluse.
En 1848, Charles-Albert accorde, une constitution : il Statuto. Il prend la tête du mouvement unitaire anti-autrichien, mais après une série de défaites, l'armée sarde est écrasée à Novare en 1849.
Désespéré, le roi abdique en faveur de son fils Victor-Emmanuel II et se retire au Portugal où il meurt en 1849. Il est inhumé dans la basilique de la Superga à Turin.


Jean MOULIN 1899-1943

 

Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899. Parallèlement à ses études de droit, il occupe un poste d'attaché de cabinet à la Préfecture de l'Hérault. Il est nommé en mars 1922 chef de cabinet du Préfet de la Savoie, puis sous-préfet d'Albertville, de novembre 1925 à janvier 1930. Il poursuit ses missions préfectorales tout en participant au cabinet ministériel de Pierre Cot avec lequel il soutient les Républicains espagnols. C'est à Chartres, le 17 juin 1940, qu'il entre en Résistance et gagne Londres en octobre 1941. Le général de Gaulle lui confie en 1942, la tâche de réaliser en zone sud "l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs". Il constitue un Conseil de la Résistance dont la première réunion se tient à Paris le 27 mai 1943. Il est arrêté à Lyon par la Gestapo, dirigée par Klaus Barbie, en juin 1943. Torturé, il meurt en déportation en juillet. Son corps est transféré au Panthéon en 1964.

Dès l'enfance, son coup de crayon fait l'admiration de ses proches et il publie ses premières caricatures à 17 ans ; il prendra plus tard le pseudonyme de Romanin.
En juillet 1922, il expose une dizaine d'œuvres (pastels, croquis, aquarelles…) au Salon de la société savoisienne des Beaux Arts (Chambéry). Il s'essaye à l'affiche et livre en 1925 un projet pour la Foire de Chambéry qui s'imposera durant des années comme l'un des symboles de la ville.

 

 

Le château de Chantemerle, La Bâthie

 

La première mention de la Bâthie apparaît en 1287 et en 1358, ce mot est associé au château castrum basti. Ce terme désigne une ville ou une agglomération créée ex nihilo et souvent fortifiée. Cette ancienne bâtie archiépiscopale est dominée par le château de Chantemerle, résidence des archevêques-comtes de Tarentaise construite à la fin du XIIe s.
Etablie directement sur le rocher, ses trois tours et deux autres bâtiments étaient reliés par des murs, formant une cour. La première tour comprend cinq niveaux. Elle possède des meurtrières au niveau inférieur et des mâchicoulis aux étages supérieurs. La tour ronde a été bâtie dans la seconde moitié du XIIIe siècle et aménagée à des fins résidentielles à la fin du XVe siècle. Sans doute crénelée à l'origine et disposant de meurtrières sur trois étages, elle complète la précédente pour assurer la défense de la porte qui ouvrait sur le fossé, aujourd'hui comblé.  La troisième tour, haute de 18 m, devait servir de logis pour l'archevêque. Des remaniements en briques ont été apportés en plusieurs endroits afin d'adapter le château aux progrès de l’armement : de nouvelles entrées ont été percées, des meurtrières transformées en fenêtres et des mâchicoulis détruits.
Le château de Chantemerle a été acquis par le Conseil général de la Savoie en 1988.


Les archevêques comtes de Tarentaise

 

C'est peut être vers 420-430 que saint Jacques d'Assyrie christianise la Tarentaise et devient le premier évêque de Darantasia. En 792, lors du concile de Francfort, l'archevêché de Tarentaise est créé. Il unit les évêchés de Maurienne (jusqu'au XVIIe siècle), Sion (jusqu'au XVIe siècle) et Aoste (jusqu'en 1801). En 843, la Savoie entre dans le domaine de Lothaire. Rodolphe III roi de Bourgogne-Transjuranne, ne parvient pas à s'imposer face aux grands propriétaires laïcs de son royaume : il accorde le titre de comte aux évêques qui exercent des droits fiscaux et judiciaires (fin du Xe - début du XIe siècle). Cependant, le bassin d'Aigueblanche, Salins et la Haute-Tarentaise appartiennent aux comtes de Savoie. Au cours des siècles, le pouvoir territorial de l'archevêque se réduit encore face aux possessions des comtes de Briançon-Cœur ou des seigneurs de la Val d’Isère... En 1287, l'archevêque ayant perdu son titre de coseigneur de Conflans se retire dans son château de La Bâthie et concentre son action sur Moûtiers, zone de rivalités entre le comte Aymon de Savoie et le vicomte de Briançon. En 1358, Monseigneur Jean de Bertrand négocie avec Amédée VI le maintien de ses possessions : Moûtiers, la paroisse autour du château Saint-Jacques, le Val de Bozel, la vallée des Belleville et la Basse Tarentaise. Mais en 1385, Amédée VII semble avoir commandité le meurtre de l'archevêque Rodolphe de Chissé afin de placer des membres de sa famille ou des conseillers. C'est sous le règne de Gaspard-Auguste de Saint-Agnès, à la fin du XVIIIe siècle, que la souveraineté temporelle de l'archevêque est abandonnée. Elle préfigure la Révolution et la suppression de l'archevêché de Moûtiers en 1793. L'évêché de Tarentaise sera rétabli en 1825 puis intégré à l'archevêché de Chambéry en 1966.

 

 

Cevins ou la Renaissance du coteau viticole

 

La présence de la vigne à Cevins est ancienne. Déjà au XIIe siècle, les moines de Tamié cultivaient la terre sur le verrou glaciaire et sur le versant sud, au-dessus de l'église. Les petites parcelles qui composent ce terroir étaient dédiées à la consommation familiale.
Soutenues par des murs en pierre sèche, les terrasses ont facilité le travail des vignerons. Les sartos de pierre et de bois, permettaient de stocker les outils et de récupérer l'eau dans un bassin alimenté par la gouttière du toit.
Mais dès 1982, la déprise agricole, face à une industrialisation croissante de la vallée, entraîne l'abandon des coteaux. De plus, le parcellaire très morcelé ne favorise pas la reprise par un professionnel. Pourtant, en 1998, collectivités, associations et viticulteurs incitent les propriétaires à restaurer ce vignoble. Certains vendent leurs terres à la commune ou se regroupent afin d'accroître les superficies avec pour objectif de les rendre à la vigne.
Déboisement, labours, restauration des sentiers, des murets et des sartos concourent à l'installation de Michel Grisard, viticulteur à Fréterive qui choisit une production viticole en biodynamie, technique qui utilise les ressources propres du terroir : ensoleillement, eau, sous-sol et sol. Sur les 5 hectares actuellement plantés, 4 cépages sont récoltés : Mondeuse, Altesse, Jacquère et Persan qui bénéficient des propriétés minérales du schiste, et non du calcaire comme partout ailleurs en Savoie. La cave est installée dans l'ancienne fabrique de meuble au hameau de la Roche.

 

 

L'église Saint-Hippolyte, Saint-Paul-sur-Isère

 

La paroisse Saint-Hippolyte relève dès 1170 et jusqu'au XVIIIe siècle du chapitre de Moûtiers. Le nom actuel de la commune dérive de Pol, diminutif d'Hippolyte, prêtre martyrisé à Rome en 235. Au milieu du XVIIe siècle, l'édifice est encore de style roman.
L'archevêque de Tarentaise exige en 1653 de rebâtir le chœur de la même largeur que la nef, avec un chevet plat, plus adapté à l'installation d'un retable. La nouvelle église est consacrée par Monseigneur Millet-de-Challes en 1685.
L'église actuelle en croix latine, éclairée par des baies en plein cintre, possède une nef à trois travées. L'ensemble est voûté d'arêtes, sauf le chœur qui conserve un décor à liernes et tiercerons. Le portail, très sobre, est composé d'un arc en plein cintre retombant sur deux pilastres en pierres appareillées. La clé de l'arc du portail porte le monogramme IHS et la date de 1682. Le bénitier à godrons, en façade, est orné de trois inscriptions gravées sommairement : la date de 1773, le monogramme IHS et une croix.
A l'intérieur, sous deux badigeons dont le plus ancien date de 1789, des peintures en grisaille ont été dégagées en 1991-1992. Dans le transept, deux retables étaient ainsi peints à même le mur à secco fresco, encadrant un espace central où était fixé une toile. Le maître-autel a été réalisé par Claude Marin de Conflans et Jacques Clérant de Chambéry, d'après des dessins de Jean-Marie Molino. Très détérioré par la Révolution, ce retable sera réparé après 1805. En 1864, le maître-autel est reconstruit sur des plans des frères Gilardi, mais des éléments baroques sont réemployés ; ainsi le tabernacle néoclassique est placé entre des colonnes torses baroques. Le tableau central figurant une Vierge de Pitié, est entouré par des statues d'époque baroque, saint Maurice à gauche et saint Christophe à droite ainsi que deux médaillons représentant les saints Pierre et Paul. La toile du retable latéral gauche, figurant une Annonciation, est l’œuvre du peintre Nicolas Oudéard.


Louis Dimier 1865-1943

 

Né à  Paris où son père, originaire de Moûtiers est commerçant, agrégé de philosophie en 1892, il se présente en 1893 aux élections législatives à Moûtiers. Durant sa campagne, il parcours la Tarentaise à pied : « Ce pays est tout en villages et en population paysanne : quelques cultures et de rares vignes en bas, en haut l'élevage accompagné de toutes les branches de l'industrie pastorale…". Battu au premier tour, il apporte son soutien à l'Action française de Maurras, entre 1900 et 1920. Louis Dimier, critique d'art, philosophe, collaborateur à L'univers en 1891 sous le pseudonyme de Louis Delsart, devient historien de la Savoie dans la lignée de Ménabréa, à partir de 1913 en publiant une Histoire de Savoie des origines à l'Annexion. Il est reconnu comme un spécialiste de l'art français de la Renaissance, en particulier du Primatice et de l'Ecole de Fontainebleau. Elu président de l'Académie de la Val d'Isère en 1938, il se retire, après la défaite de 1940, dans la propriété qu'il avait acheté en 1925 à Saint-Paul-sur-Isère.


Henri Dimier 1899-1986

 

Né à Valenciennes où son père est professeur de philosophie, il affirme son goût pour les maîtres anciens. A 17 ans, il rejoint les Chasseurs alpins pendant les derniers combats de la Grande guerre. A son retour, il entre aux Beaux-Arts à Paris et rencontre des artistes comme Markevitch, Cocteau, Ramuz, Giorgio de Chirico, Dali, Soutine ou Modigliani. En 1930, sa vocation de peintre se révèle brutalement et il se retire dans son atelier parisien où il vit en ascète, la Bible toujours ouverte sur sa table, produisant des milliers de dessins. Après la seconde guerre mondiale, il retrouve son activité artistique et se plait à répéter que "le peintre n'est pas un artiste mais un artisan" : il réalise ses propres couleurs en broyant des pigments et ses rares huiles sont de longs processus de fabrication, de la toile au cadre.  Sa recherche picturale est traversée par une réflexion profonde sur le geste, le rythme et le silence, enrichie par les ballets russes et son amitié avec le mime Marceau. A partir de 1970, il séjourne longuement dans la maison familiale de Saint-Paul-sur-Isère dont il a hérité à la mort de son père.

 

La maison-forte de Blay,  Esserts-Blay

 

A partir de 1354, la seigneurie de Blay appartient aux nobles de Salins mais la maison-forte n'est attestée qu'en 1418 lors de sa donation par le duc de Savoie à François de Conzié, archevêque de Narbonne. Il la possède jusqu'en 1432 puis elle revient aux de Salins. L'archéologie a révélé une construction du début du XVe siècle, modifiée par les de Riddes puis les du Verger de Blay.
Implantée dans la pente à l'écart du village, à une extrémité du verrou glaciaire dominant toute la plaine de la Bâthie et celle de Langon, la maison-forte est édifiée sur 275 m2. De forme rectangulaire, son plan, tronqué dans l'angle ouest par l'absence d'une tour, dispose de tours rondes aux trois autres.
Une cage d'escalier rectangulaire sert de pièce d'apparat et de distribution. Au rez-de-chaussée sont établies les pièces de service. Au premier étage, la grande salle, qui s'apparente à l'aula médiévale, est éclairée par deux croisées à coussiège à l'est. La cuisine, au nord, communique directement avec la grande salle par une porte et un passe-plat. Une porte ouvre sur la chapelle installée dans la tour sud qui conserve des traces de badigeon rouge et blanc. Par la cage d'escalier, on accédait à deux vastes chambres aux premier et deuxième étages, possédant cheminées, latrines et fenêtres à coussiège. Le troisième étage de la tour sud pourrait avoir servi de pigeonnier.
L'épaisseur et la hauteur des murs apportent un caractère défensif à l'ensemble, tout comme les ouvertures de tir conservées : deux meurtrières flanquant la porte d'entrée et quatre archères à canonnières au rez-de-chaussée des tours nord et sud.
Menaçant d’une destruction inéluctable, la commune s’engage dans des travaux de consolidation, qui mèneront à la création d’une salle d’animation communale à l’intérieur de la maison. L’architecte Guy Desgrandchamps a proposé un programme qui conservait l’affectation initiale des différents espaces. Il créa également une tour en bois à l’emplacement d’une tour disparue permettant de rejoindre le toit par un escalier de mélèze.

 

Le château de Sainte-Hélène-des-Millières, Sainte-Hélène-sur-Isère

 

Dominant la plaine de l'Isère, c'est un édifice imposant construit au XIIIe siècle. En 1255, Pierre d'Aigueblanche, évêque d'Hereford, le tient en fief de Boniface de Savoie, archevêque de Contorbéry (Angleterre), décédé dans la salle située à l'étage de la chapelle castrale en 1270. Au début du XIVe siècle, il appartient aux de Varax, famille bressane proche des comtes de Savoie, puis, de 1358 à 1454, aux La Chambre qui le cèdent à leurs descendants, les Seyssel. Acheté en 1607 par Jean-Baptiste de Locatel qui le restaure, sa femme en hérite à sa mort et le transmet par son second mariage aux Maréchal de Duyng, comte de La Val d'Isère. Ils s'en séparent en 1772 au profit des Coudrée d'Allinges. Après les destructions révolutionnaires et sa vente comme bien national, le château revient jusqu'au milieu du XIXe siècle à cette famille.
Son plan rectangulaire flanqué de trois tours rondes est dominé par l’ancien donjon, haut de 25m. Les  trois corps de logis qui conservent, outre les rénovations des XVIIe siècle et XIXe siècle, de nombreux éléments gothiques, s’ordonnent autour d’une vaste cour intérieure. La chapelle a servi d'église paroissiale durant la construction de l'église de 1862 à 1865. Propriété privée, le château de Sainte-Hélène n'est pas ouvert à la visite.


Contact

Renseignements et visites guidées :


Mairie de Grésy-sur-Isère
04 79 37 91 94


Mairie de Cléry

04 79 38 59 69


Abbaye de Tamié
04 79 31 15 50

www.abbaye-tamie.com


Syndicat d'Initiative de Tamié
Belle Etoile - Mercury

04 79 32 37 53


Mairie de Tournon

04 79 38 51 90


Mairie de Gilly-sur-Isère
04 79 32 04 07

www.mairie-gilly73.fr


Office de tourisme d'Albertville Conflans
04 79 32 04 33

www.albertville.com


Ville d'art et d'histoire d’Albertville-Conflans
04 79 37 86 86

www.albertville.com


Mairie de La Bâthie

04 79 31 00 43


Vignoble de Cevins
Mairie

04 79 38 20 28


FACIM

04 79 60 59 00
www.savoie-patrimoine.com


Mairie de Saint-Paul-sur-Isère
04 79 38 20 83


Mairie d'Essert-Blay
04 79 31 00 75

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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