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Infos pratiques

Le patrimoine

IR5 - En Tarentaise Vanoise, de La Léchère à Pralognan-la-Vanoise

Résumé

Les sites, monuments et personnages célèbres en Tarentaise Vanoise, de La Léchère à Pralognan-la-Vanoise

Détail

 

Le Pas de Briançon, Notre-Dame-de-Briançon - La Léchère

 


Cette commune, rattachée en 1972 à La Léchère, s'appelait jadis Pas de Briançon, en raison de l'étroit défilé qui la compose. Verrou stratégique défendant Moûtiers, c'est ici que la voie romaine conduisant au col du Petit-Saint-Bernard franchissait l'Isère par un pont, reconstruit au cours des siècles.
Une gravure du topographe français Claude Chastillon (1547-1616) donne une vision assez précise de la place forte dont il ne reste aujourd'hui qu'un fragment de mur en opus spicatum (arête de poisson) au sommet du rocher. Le donjon n'était accessible que par un escalier aménagé dans une brèche partant du pont. Près de l'Isère, deux tours carrées et un mur crénelé fermait un camp retranché.
En 1254 Gontier et Aymeric de Briançon s'emparent de la forteresse, en dépit des protestations de l'archevêque de Tarentaise, suzerain jusqu'en 1358, date à laquelle les Briançon se reconnaissent feudataire du comte de Savoie. Ils exercent un droit de péage sur le pont servant entre autre à l'entretien du château. A l'extinction de la famille, les Montmayeur en héritent. Jacques Ier le vend en 1486 à l'archevêque de Compeys mais cette transaction n'aboutit pas ; Jacques II le cède au duc de Savoie Charles III en 1530. Celui-ci l'utilise, en vain, contre les troupes de François Ier. En 1600, Lesdiguières force les barricades et rejoint les troupes de Créqui venant de Maurienne par le col de la Madeleine. Le château, attaqué le 6 octobre, tombe le lendemain. En 1690, les troupes françaises du marquis de Saint-Ruth prennent le camp retranché et les tirs d'artillerie ruinent le Pas de Briançon.


Ambroise Croizat
1901 - 1951


Né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon, dans une famille ouvrière, il travaille dès l'âge de 13 ans en usine dans la région lyonnaise. Après les grèves de 1917, il adhère au parti communiste français et à la CGT. Secrétaire de la Fédération syndicale unitaire des métaux en 1928, il est de 1936 à 1939, Secrétaire Général de la Fédération unique des travailleurs de la métallurgie. Antimilitariste et anticolonialiste, il est élu député du XIVe arrondissement de Paris en 1936 et prend part à l'élaboration des lois sociales du Front Populaire (congés payés, quarante heures et surtout loi sur les conventions collectives).
Arrêté et condamné en 1939 à cinq ans de réclusion, il connaît 17 prisons avant d'être transféré à Alger. Libéré le 5 février 1943, il participe au Conseil National de la Résistance où il lance l'idée d'une Sécurité Sociale. A la Libération, il devient président de la Commission du travail de l'Assemblée.
Ministre du travail sous les gouvernements successifs du Général de Gaulle, de F. Gouin, de G. Bidault et de Ramadier, de novembre 1945 à mai 1947, on lui doit les lois organisant la Sécurité sociale adoptées par le parlement en 1947, ainsi que les mesures concernant les congés payés, les jeunes travailleurs, l’aide aux plus faibles et l’égalité des salaires entre hommes et femmes.
Révoqué le 5 mai 1947 pour avoir exprimé sa solidarité avec les grévistes des usines Renault, il meurt le 11 février 1951 des suites d'une longue maladie.

 

 

 

Du thermalisme aux Jeux Olympiques de 1992, La Léchère


Les bienfaits du thermalisme à La Léchère s’expliquent par la température naturellement élevée de son eau (61°) et la présence de minéraux rares. Son action thérapeutique permet de soigner les maladies de la circulation veineuse, les rhumatismes et les affections gynécologiques.
C'est en 1887 que les premiers captages d'eau sont réalisés. A partir de 1895 un établissement thermal est construit. De nouveaux forages sont effectués en 1930 afin d'accroître les capacités de la station. En 2004-2005, les "Thermes bleus" puis les "Thermes blancs" de style mauresque, ont été restaurés et réaménagés afin d’apporter plus de confort aux curistes. Cette station procure 150 emplois autour de 6 médecins thermaux et possède un centre de recherche universitaire.
En février 1992, la commune de La Léchère ouvre le centre principal de presse des Jeux olympiques d'Albertville dans de vastes  bâtiments édifiés sur les rives de l’Isère. " La plus grande salle de rédaction du monde " accueille ainsi 2 500 journalistes de divers pays, plus de 400 postes de travail, des centaines d’ordinateurs, des écrans géants, etc. permettant retransmissions et directs depuis les sites sportifs.
La construction du centre débute avec la nomination d'Albertville en octobre 1986. Le futur bâtiment de presse est associé aux perspectives de développement de la station thermale après les Jeux permettant d'en prolonger les structures d’accueil. Ainsi, l’immense salle de presse est devenue une médiathèque, la salle d’accueil un gymnase, la salle de retransmission une salle de spectacle.

 

 

Nâves, La Léchère


Aujourd'hui rattachées à la commune de La Léchère, Nâves-Fontaine et Grand Nâves avaient été scindées en deux paroisses en 1803, selon le souhait de l'évêque de Tarentaise. Auparavant, elles n'en formaient qu'une, mentionnée en 1170 parmi les possessions du chapitre de Saint-Pierre à Moûtiers puis en 1258  sous le patronage des chanoines réguliers de Moûtiers.

L'église de Nâves-Fontaine, sous le vocable de saint Pierre est au début du XVIIe siècle, un édifice de forme romane, à nef unique et abside en cul-de-four. La construction d'une chapelle du Rosaire (1633) à gauche et d'une chapelle Saint-Antoine (1653) à droite crée un plan en croix latine. Mais c'est en 1671 que Louis Billiot et François Favre, maçons originaires de Moûtiers, reconstruisent l'église "à neuf et par fondation". Le portail à fronton interrompu (1673) est surmonté d'une niche abritant une statue de saint Pierre.
A l'intérieur, le chœur roman a été modifié pour l'installation du retable majeur, sculpté par Jean-Marie Molino (1684). Sous un baldaquin, ce joyau du baroque savoyard s'organise autour d'un tableau central figurant une Assomption de la Vierge avec saint Pierre et saint Paul. Des colonnes torses à décor de pampre et de laurier supportent l'entablement où une crucifixion est représentée entre saint Jean et sainte Marie-Madeleine.

L'église de Grand Nâves (1803) est l'ancienne chapelle Saint-Germain, attestée bien avant le XVe siècle. Elle a été reconstruite en 1664 par Claude Antoine de Morillon (Samoëns) et conserve de cette période baroque trois retables en bois polychrome remaniés au XIXe siècle : celui du maître-autel dédié à la Vierge, celui de l'autel Notre-Dame-des-Victoires au nord et celui de saint Antoine et saint Guérin au sud.


Jean-Baptiste Gualla

Natif de Campertogno en Valsesia, il est longtemps considéré comme un menuisier. On lui doit pourtant quelques œuvres très originales, tel le retable au Christ-Séraphin de la chapelle Saint-Jean-Baptiste du Villaret à Montgirod, le retable de Saint-Antoine dans l’église de Nâves-Fontaine (1701), ou le maître-autel de l’église de Villette (1703-1705).
Il collabore avec les maîtres sculpteurs Jean-Marie Molino à Moûtiers en 1698, Todescoz à Peisey-Nancroix en 1690 et 1700 et Clairant au maître-autel de Champagny-le-Bas en 1710. Il sculptera la chaire de l’église d'Aime en 1705-1710 avec Jean-François Bernard.
Après lui, son fils, Pierre Gualla, maître-sculpteur, est en 1752 "maître et directeur de la fabrique et société de deux maîtres-menuisiers" de Moûtiers François Chabert et Antoine Pignard.



Jean-Marie Molino
? - 1694


Né à Campertogno en Valsesia, il obtient dès son arrivée en Tarentaise des commandes : retable de Saint-Crépin à la cathédrale de Moûtiers et finition du maître-autel de Villaroger. En 1678, achevant le retable du Rosaire de l’église de Saint-Jean-de-Belleville, il obtient la commande du maître-autel du sanctuaire Notre-Dame-de-la-Vie (1679-1686). Par la suite, il travaille au maître-autel et à l'autel du Rosaire à Nâves-Fontaine (1684-1685), et, en 1689 à l’église de Saint-Bon (Courchevel).
Avec Gualla, il exécute le retable de Saint-Joseph pour la cathédrale de Moûtiers. Il donne en 1697 le dessin du maître-autel de Saint-Paul-sur-Isère qui sera exécuté par ses successeurs Jacques Clairant et Claude Marin.
Jean-Marie Molino ne réalisa qu’un seul autel en Maurienne, à l’église de Sollières (1680-1683), avec son compatriote Todescoz.
Etablis en Savoie, ses descendants sont connus sous ce nom ou celui de Dumoulin. Ainsi, en 1715-1717, Evall

 

Le château des sires de Briançon, Aigueblanche


Il ne reste pratiquement aucun vestige des trois portes et du rempart médiéval qui entouraient le bourg d'Aigueblanche. Le château, implanté au centre près de l'église, s'apparente à une maison-forte du XIVe siècle, semblable aux résidences de Feissons-sur-Isère et de Sainte-Hélène-sur-Isère, toutes trois possessions du chancelier Pierre d'Aigueblanche. Les Briançon d'Aigueblanche reçoivent ce fief au début du XIIIe siècle et le conservent jusqu'à la fin du XIVe siècle, lorsque la dernière descendante, Léonette, épouse Hugues de Montmayeur. Cette famille donne le fief au seigneur Jean Carron de Saint-Thomas  en 1639. Son petit-fils l'intègre en 1680 au marquisat de Saint-Thomas de Cœur qui englobe Aigueblanche et Briançon (La Léchère).

Modifié à la fin du XIXe siècle, ce château se composait d'une tour carrée, d'un corps de logis et d'une tour en fer à cheval contenant un escalier en tuf. L'ensemble dénote une construction particulièrement soignée : les chaînes d'angles ainsi que les encadrements des baies sont en pierre de taille.


Henry Bernard
1912-1994


Né à Albertville, il séjourne régulièrement à Aigueblanche durant sa vie. Cet architecte diplômé d'Etat en 1938, débute sa carrière comme inspecteur général des Bâtiments civils et palais nationaux, urbaniste en chef de la ville de Grenoble puis de l’Atelier parisien d’urbanisme et chef d’atelier à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. Après la Seconde Guerre mondiale, il participe à la reconstruction de la ville de Caen, très touchée par les bombardements (église Saint-Julien, université, centre hospitalier universitaire). En 1963, il conçoit la Maison de la Radio à Paris qui par sa forme circulaire est un témoin précieux de l’architecture de la seconde moitié du XXe siècle. Outre cette œuvre majeure, il a réalisé ou participé à de nombreux projets, comme par exemple, le village olympique de Grenoble ou le Palais de l’Europe à Strasbourg, les centres hospitaliers universitaires de Tours et Grenoble, ainsi que des études d’urbanisme à Lille, Roubaix, Tourcoing…

 

 

L'église Saint-André, Doucy


Jusqu'au milieu du XVe siècle, la paroisse dépendait de la prévôté de Saint-Gilles-de-Verrès en Val d'Aoste.
L'église, reconstruite en 1690 selon un plan à trois nefs et trois travées, est dotée d'un chœur à chevet plat, condition préalable à l'installation d'un retable. Celui-ci, en bois sculpté et doré, est l'œuvre d'Antoine Marin et Jacques Clairant (1698). Le tableau central rappelant le martyre de saint André a été peint par Grifetta en 1859, en remplacement d'un bas-relief baroque. Le tabernacle à deux étages est orné de quatre bas-reliefs représentant les Apôtres. L'ensemble du maître-autel a été restauré au XIXe siècle par Broccio et Gilardi. Dans un style baroque plus populaire, le retable latéral de l'autel du Rosaire se compose d'un tableau central, La Vierge remettant le rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne, entouré de quinze médaillons rappelant les Mystères de la Vierge.
Le chœur conserve des stalles en noyer du XVIIe siècle aux dossiers marquetés et moulurés. Lors des restaurations du XIXe siècle, le peintre fresquiste Vicario a orné les voûtes de trompe-l'œil.

 

 

L'église Saint-André et la Pierre des morts, Les Avanchers


La commune des Avanchers, rattachée à Aigueblanche en 1972, en a été à nouveau séparée en 1987, suite à la création de la station de Valmorel. Elle s'étend de part et d'autre du torrent du Morel, dont les aménagements au début du XXe siècle ont écarté les habitants du danger de ses crues.

L'église Saint-André a été édifiée en 1676, dans le style baroque, par Louis Billiot et Aimé Riondet puis transformée en édifice néogothique en 1845. Le retable majeur, œuvre de Jacques-Antoine Todescoz en 1684, a ainsi été modifié et son attique, figurant Dieu le Père, et est aujourd'hui placé sur la balustrade de la tribune.
Face au portail construit en 1677, une croix en pierre dotée d'une niche oratoire porte la date de 1676.

A l'entrée du chef-lieu, un bloc de pierre est communément appelé Pierre des morts. Cette tradition n'est pas propre à la Savoie et plusieurs usages s'y rapportent. Le prêtre venait accueillir le corps des défunts des villages éloignés du chef-lieu ou réciter les prières de levée du corps devant le cercueil placé sur la Pierre des Morts.
Un pilier chanfreiné de 1,81 m. supportant une croix en fer comportait dix petits panonceaux, aujourd'hui effacés. Celui du sommet conservait des armoiries qui pourraient s'apparenter à celles des Briançon, vicomtes de Tarentaise. Cette "colonne féodale" est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

 

 

Le groupe épiscopal, Moûtiers


L'évangélisation de la Tarentaise semble se situer autour du IIIe siècle, mais l'évêché de Tarentaise n'est attesté qu'en 450, lorsque le pape Léon Ier l'intègre à la province ecclésiastique de Vienne.
L'occupation humaine de Darantasia, étape sur la voie Milan-Vienne par le col du Petit-Saint-Bernard, remonte au Bronze ancien. Le bourg s'étend de part et d'autre d'un pont sur l'Isère et l'on suppose que le groupe épiscopal s'est installé sur les ruines de bâtiments romains. Le chantier de la cathédrale débute sous l'épiscopat de Sanctus (517-524) ; elle est consacrée par saint Avit de Vienne en 525. Si l'on ne connaît pas le visage médiéval de la cité, les représentations du XVIIe siècle placent le quartier cathédral au cœur de la ville. Les aménagements du XIXe siècle ont transformé la topographie urbaine de Moûtiers, gommant en grande partie les bâtiments canoniaux ; seul le palais épiscopal et l'église cathédrale ont été conservés.

Ce palais, reconstruit par Monseigneur Anastase de Germonio (1608-1627), agrémenté d'un jardin et d'un verger, se développe autour d'une cour en U accolée au mur ouest et au transept sud de l'église. Il succède sans doute à un édifice plus ancien, comme le suggère un écusson aux armes de Monseigneur Philippe de Groslée (XVIe siècle). La façade bordant l'Isère est flanquée à chaque extrémité d'une tour massive. Sur la cour, chaque niveau est desservi par des galeries à arcades. Acquis par la commune en 1972, le palais épiscopal abrite l'Office de tourisme et le Musée des traditions populaires au rez-de-chaussée. Au premier étage, le Musée d'histoire et d'archéologie de l'Académie de la Val d'Isère, occupe l'ancienne salle synodale du XVIIe siècle.

La cathédrale conserve peu d'éléments romans, suite à de nombreux remaniements : façade du XVe siècle, baies de l’abside du XVIIe siècle, chapelles latérales, toitures et coupoles du XIXe siècle. La façade, élargie au XIXe siècle était encadrée par deux tours attestées encore au XVIIe siècle. Un transept court assure la jonction entre la nef, voûtée au milieu du XIIe siècle et la grande abside du chœur.
Les deux tours de la cathédrale communiquent avec l’édifice à tous les niveaux. Celle du nord abrite des salles carrées qui peuvent s’apparenter à des chapelles.
Le décor roman primitif a disparu et le programme sculpté de l’abside et de la crypte est sujet à caution. Seule une recherche ornementale est apportée par la frise de petites arcatures sur le parement extérieur de l’abside et sur quelques culots gravés.

Cet ensemble est classé Monument historique.


Anselme Boix-Vives
1899-1969


Né le 3 janvier 1899 en Espagne, cinquième d’une famille de neuf enfants, il émigre en France à 18 ans. Il s'installe en Savoie en décembre 1917, puis ouvre en 1928 un magasin de fruits et légumes dans la Grand-rue de Moûtiers. Humaniste, opposé à la guerre, il se plaît à imaginer un monde pouvant être un paradis pour tous. En 1955 il rédige son manifeste, Union mondiale, le seul moyen de sauver la civilisation qui dévoile son optimisme et le pousse à diffuser ses écrits. Mais il n'aura que peu d'échos. À la veille de sa retraite, en 1962, son fils Michel l'invite à se consacrer à la peinture : " je n'avais jamais fait cela. Certains disent que ma peinture est lunaire et naïve. Moi, je pense que lorsque j'étais berger, je couchais dehors et je regardais la lune. J'imaginais qu'elle était peuplée de gens ressemblant à ma peinture” (entretien, 1956). Il accroche rapidement une cinquantaine de gouaches dans sa boutique. En 1964, il expose à Paris, puis deux mois plus tard à Berne. Durant les sept années de sa carrière artistique, il réalise plus de 2400 peintures ou dessins, illustrant sa vision du monde. Rattaché aux "primitifs d'aujourd'hui", Anselme Boix-Vives meurt le 24 août 1969, et repose au cimetière de Moûtiers.

L'église Saint-Etienne, Hautecour


Implanté au-dessus de Moûtiers, à 1110 m. d'altitude, cette commune doit son nom à sa situation élevée "altum" et à la présence d'un domaine rural du Haut Moyen Age ou cour "curtis".

Selon la tradition, la paroisse aurait été fondée par saint Jacques d'Assyrie, mais l'église est placée sous le vocable de saint Etienne, pape. Elle relève d'abord du chapitre de la cathédrale de Moûtiers.

L'église, telle qu'elle apparaît aujourd'hui, date du XVIIe siècle. Entre 1621 et 1687, Pierre Bertellin, recteur à Moûtiers engage les travaux de réfection du chœur, de la nef et des bas-côtés. Le portail d'entrée est protégé par un portique. Seul le clocher apparaît comme un vestige de l'église médiévale avec des bandes lombardes qui ornent ses trois niveaux et des baies géminées.

Le décor intérieur a été réalisé au XVIIIe siècle. Le retable majeur, sculpté par Joseph Gilardi et Schira (1825) mêle les styles baroque et néoclassique. De part et d'autre du tableau central qui rassemble saint Etienne pape protecteur de la paroisse, saint Laurent, Saint François de Sales, saint Etienne premier martyr et sainte Jeanne de Chantal, deux statues allégoriques figurent la Charité et la Dévotion. Le retable de gauche, dédié à saint Antoine, est caractéristique de l'esthétique baroque ; celui de droite, de même facture, est consacré au Rosaire.



Le tombeau de Monseigneur André Charvaz réalisé en marbre de Carrare par le sculpteur génois Jean-Baptiste Cevasco est gravé d'une longue épitaphe, de ses armoiries ainsi que du collier de l'Ordre de l'Annonciade. Il est surmonté d'un bas-relief peint de style italien, illustrant la Nativité.


André Charvaz
1793-1870


Né au hameau du Breuil à Hautecour, dans une famille paysanne aisée, il obtient une bourse pour poursuivre ses études à Turin. Docteur en théologie en 1817, ordonné prêtre en 1818, il est d'abord professeur au petit séminaire de Moûtiers puis curé de paroisse à Beaufort et à Villette. Enseignant la théologie au grand séminaire de Chambéry, il est nommé précepteur des enfants du roi Charles-Albert (1825-1833) puis évêque de Pignerol, en récompense du service rendu. Durant cet épiscopat, il s'intéresse aux Vaudois et cherche à les convertir. Après une période difficile, sur fond de lutte antireligieuse en Italie, il accepte d'être archevêque de Gênes en 1852. En 1869, il obtient son retour en Savoie, pour raison de santé et meurt un an plus tard à Moûtiers dans l'ancien couvent des Cordeliers qu'il avait acquis en 1845. Il est enterré dans l'église d'Hautecour.

 

 

La Vallée des Belleville, au cœur des Trois Vallées


De Saint-Martin-de-Belleville aux Ménuires et à Val Thorens, la Vallée des Belleville se situe aux portes du Parc de la Vanoise, entre 1300 et 3200 mètres d'altitude.
Vers 1925, une expédition britannique parcourant les Alpes à la recherche de sites propices au ski, découvre les vallées de Saint-Bon / Courchevel, de Méribel-les-Allues et des Belleville. L’aménagement touristique débute dans les années 30 et les premières constructions apparaissent en 1938 à Méribel. Dès 1944, l’Etat français et le Conseil général de la Savoie décident de relancer l’économie locale en misant sur les sports d’hiver. Au début des années 60, la Vallée des Belleville doit faire face à un fort exode rural. Nicolas Jay, maire de Saint-Martin-de-Belleville et Joseph Fontanet, Ministre et Président du Conseil général de la Savoie, lancent alors une étude d’aménagement touristique. Entre 1964 et 1967, la station des Menuires se dessine et en 1971 le premier forfait "3 Vallées" voit le jour. Il intègre à partir de 1973 la station de Val Thorens, à 2300 m d’altitude. Après une période d’expansion intense dans les années 80, un plan d’aménagement de la vallée plus respectueux de l’environnement, intégre des constructions maîtrisées aux Menuires et à Val Thorens et une station-village à Saint-Martin-de-Belleville. La Vallée des Belleville compte environ 50 000 lits touristiques.

Le Sanctuaire Notre-Dame-de-la-Vie, Saint-Martin-de-Belleville


Le sanctuaire Notre-Dame-de-la-Vie (1635-1680), situé entre Saint-Martin-de-Belleville et le hameau de Saint-Marcel, est aujourd'hui encore l'un des principaux lieux de pèlerinage marial en Savoie. La tradition l'établit au XIIIe siècle, mais c’est seulement en 1533 qu’une chapelle est attestée à l’emplacement du presbytère actuel. Une église est édifiée au XVIIe siècle pour répondre à l’afflux des pèlerins.
Le plan quadrilobé, à coupole centrale hémisphérique sur pendentifs et chapelles rayonnantes polygonales, est dû à l’architecte Nicolas Deschamps. En 1680, le peintre Nicolas Oudéard couvre le dôme, réalisé par Louis Billiot, de fresques représentant l’Ancien Testament. L’ensemble sera maintes fois restauré à partir de 1734 : en 1830 Casimir Vicario retouche la totalité du décor, puis le turinois Lauca en 1923-1924.
Le maître-autel orné d’anges, de statues et des cartouches en bas-relief figurant la Vie de la Vierge et de ses ancêtres, a été réalisé en 1680 par le valsésian Jean-Marie Molino. Le retable de l’autel des Apôtres témoins de l’Assomption de la Vierge est un don de Claude Borrel, bourgeois de Moûtiers, en 1636.
Le sanctuaire, ainsi que la croix en fer forgé datant de 1620, sont classés Monuments historiques.


Louis Billiot
Actif de 1669 à 1686


Cet entrepreneur, bourgeois de Moûtiers, participe assez tôt au mouvement de reconstruction des églises de Tarentaise. Il travaille d’abord avec des compatriotes puis fait venir des maçons Valsésians. C’est probablement lui qui fait appel au sculpteur Jean-Marie Molino pour l’église de Nâves-Fontaine en 1671-1673. En 1669, il reconstruit avec Jean Rouge, tailleur de pierres de la vallée du Giffre, la nef de la cathédrale de Moûtiers puis l'église de Grand-Coeur en 1674. De 1675 à 1681, il participe aux chantiers des églises d'Aime, des Avanchers (1676) et de Mâcot (1676).
Mais son œuvre majeure reste sans doute la coupole de Notre-Dame-de-la Vie à Saint-Martin-de-Belleville, construite en 1680 sur les plans de Nicolas Deschamps. Il poursuit avec Les Chapelles (1681), l’ancienne église de Montagny (1682-1686), Le Bois (1683-1684), et enfin Peisey-Nancroix (1685). Décédé en 1686, au cours de ce dernier chantier, il est remplacé par Jean Silvoz, Félix Michel et Guillaume Cochet.

 

L'église Saint-Jean-Baptiste, La Perrière


La commune de La Perrière est établie dans la vallée de Bozel sur le versant nord. Jusqu'en 1359, elle est liée à la communauté des Allues, mais c'est réellement au XVIIe siècle que cette séparation est effective et les habitants reconnaissent dépendre de l'archevêque de Tarentaise.

Au milieu du XVIIe siècle, l'église Saint-Jean-Baptiste est encore de style roman ; cette structure se devine encore aujourd'hui dans la composition de la façade. A partir de 1670 des travaux sont entrepris : Claude et Jean Rey de Termignon réalisent un ciborium pour le maître-autel. L'église, agrandie à la demande de Monseigneur François-Amédée Millet-de-Challes, sera consacrée en 1729.
A l'intérieur, un riche décor baroque se développe au maître-autel et dans les chapelles. Le retable majeur sur fond de draperie rouge en trompe-l'œil, est dominé par la figure de Dieu le Père accompagné de deux anges sonnant la trompette du Jugement Dernier et par une crucifixion. La toile centrale, réalisée par Pignol en 1771, est dédiée au baptême du Christ par saint Jean-Baptiste.  Elle est encadrée par deux paires de colonnes torses et quatre statues de saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Grat, et saint Guérin.
Les chapelles du Rosaire et Saint-Sébastien abritent des retables mêlant éléments baroques et néoclassiques (XIXe siècle).

 

 

Le Parc National de la Vanoise


En 1943, la France lance une réflexion pour la création d'une réserve naturelle dans le massif de la Vanoise, qui aboutit à la création du premier Parc national en 1963. Protéger les espèces et le milieu, accueillir de nombreux visiteurs et participer au développement local en constituent les principaux objectifs.
Etabli sur les hautes vallées de Maurienne et Tarentaise, le parc compte de nombreux sommets et glaciers culminant à plus de 3000 m. et recèle 1200 espèces végétales et près de 5500 chamois ! Jumelé dès 1972 avec le Parc du Grand Paradis (Italie), ils couvrent ensemble 1250 km2, soit l’espace protégé le plus étendu d’Europe occidentale.

Pralognan et Champagny, portes du Parc de la Vanoise,  sont considérés comme les premiers centres de randonnée et d'alpinisme en Savoie. Le sommet de la Grande Casse (3 855 m), point culminant du massif de la Vanoise, est atteint pour la première fois le 8 août 1860 par le britannique William Mathews et ses guides, Michel Croz et Etienne Favre, "meilleur chasseur de Pralognan".
Cette réussite fait entrer les deux villages de montagne dans l'ère du tourisme et de l'alpinisme, suscitant des vocations de guide de montagne chez les habitants : les Amiez ou les Favre, conquièrent ainsi des sommets encore vierges (Grand Bec en 1878, face nord de la Grande Casse en 1887…) et en 1876 le Club Alpin Français, section Tarentaise, publie la première liste de guides.

Le Refuge Félix Faure (CAF) et le col de la Vanoise


Dédié à l’ancien Président de la République, le refuge Félix Faure édifié en 1902 puis agrandi de 1971 à 1976 (G. Rey-Millet architecte et J. Prouvé ingénieur de l'Atelier d’Architecture en Montagne), rend hommage à ce pionnier de l’alpinisme qui réalise en août 1897 la traversée Termignon-Pralognan par le col de la Vanoise, soit 27 km.
Cette voie millénaire a vu transiter le sel de Moûtiers et les fromages du Beaufortain jusqu'en Piémont, puis à partir de 1881 les chasseurs alpins qui l'entretiennent jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. Ses murets caractéristiques en pierres sèche ont été restaurés dans le cadre d'un chantier pilote conduit par la Parc national de la Vanoise.

 

 

Bozel

La tour Sarrasine

Cette tour datant du XIIe siècle est le plus ancien édifice de la vallée. Malgré son nom, elle n'a pas de rapport avec les invasions Maures survenues en Savoie aux IXe-Xe siècles. C'est plutôt en raison de son appareillage soigné que le nom de sarrasine lui a été donné. Elle pourrait constituer le vestige d'un domaine seigneurial plus vaste, endommagé par les crues du Bonrieu ; en 1630 une inondation envahit ainsi le niveau inférieur de la tour. Sa position atteste toutefois de la puissance des seigneurs de la vallée, les Rouge (Roux ou Rol) qui gravitaient dans l'entourage de l'archevêque de Tarentaise et des comtes de Savoie. A partir du XIIIe siècle, elle appartient aux nobles du Verger qui possédaient une autre tour à Bozel.
Cette construction de plus de 8 m. de côté, présente des maçonneries de moellons bruts scellés dans un mortier de chaux et de sable. Les angles, piédroits et arcs des baies sont en moellons réguliers. Elle comporte quatre niveaux séparés par des planchers. Aux trois niveaux inférieurs, les meurtrières en plein cintre présentent dans leur ébrasement un banc de pierre ; au dernier niveau, huit fenêtres éclairent la pièce.

L'église Saint-François-de-Sales
La paroisse de Bozel comprenait autrefois Pralognan et Le Planay. Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, l'église conserva son plan roman avec une petite tour au nord de la nef abritant le clocher et la sacristie. Délabrée suite aux crues du Bonrieu de 1666 et 1669, un nouveau plan est dressé en 1701 mais il ne sera exécuté qu'en 1732, en raison du décès de Monseigneur Milliet de Challes (1703) puis de la guerre de succession d'Espagne (1703-1732). Les maîtres maçons Claude Horteur et François Vidal transforment alors l'ancien chœur en sacristie, construisent trois nefs et un clocher à bulbe. L'église est consacrée en 1755. A la Révolution, le clocher est détruit, ainsi que les autels. En 1824, de nouveaux retables sont sculptés et le clocher est restauré. La chaire, œuvre de Duithe de Beaufort (1856) est ornée d'une représentation des quatre Evangélistes. Un nouvel agrandissement est réalisé en 1877 par l'ajout d'une troisième travée dans la nef, au-dessus de laquelle est aménagée une tribune pour la confrérie du Très-Saint-Sacrement. Le portail de 1735 est encadré par les statues de Moïse et d'Elie rappelant le récit de la Transfiguration.

La chapelle Notre-Dame-de-tout-Pouvoir
Implantée perpendiculairement à la façade de l'église, cette chapelle doit sont origine à une statue d'une Vierge de Pitié, disparue à la Révolution, vénérée depuis le XVe siècle pour ses miracles. Une chapelle existait en 1664, à l'extrémité du cimetière. Suite aux agrandissements de l'église, une nouvelle chapelle est construite en 1741 à l'emplacement actuel. Son plan quadrilobé, à dôme central octogonal et lanternon n'est pas sans rappeler le plan des sanctuaires des Vernettes et de Notre-Dame-de-La-Vie. Le retable baroque du maître autel, redoré en 1857 est construit autour d'une statue de la Vierge à l'enfant (XIXe siècle), encadrée par saint Joachim et saint Joseph.

 

 

 

Pierre à cupule, Feissons-sur-Salins


Cette roche gravée fait partie d'un ensemble de pierres à cupules disséminées sur le plateau, à 1600 m. d'altitude, qui témoigne d'une fréquentation humaine ancienne.
Mesurant environ 2 m. sur 1,50 m., elle est gravée d’une centaine de cupules isolées ou reliées par des canaux, ou encore reprises dans des motifs cruciformes. Quelques inscriptions récentes leur sont juxtaposées.
Les cupules, petites cavités circulaires gravées sur les roches à l’air libre dès le IVe millénaire avant J-C et jusqu'aux périodes historiques, sont difficiles à dater et restent inexpliquées. Ici, on peut distinguer trois phases de gravure : les cupules, puis les croix et enfin les inscriptions.
Cette roche est à replacer dans le contexte plus large des gravures rupestres savoyardes, très abondantes en Maurienne où des pierres à cupules et des roches gravées de nombreux motifs figuratifs et abstraits abondent. En Tarentaise, une centaine de pierres à cupules sont aujourd'hui répertoriées.

 

 

 


Contact

Office de Tourisme de La Léchère
04 79 22 51 60
www.la-lechere.com

Point informations de Doucy - Combelouvière
04 79 22 94 17
www.doucy-combelouviere.com

Office de Tourisme de Valmorel - Les Avanchers
04 79 09 85 55
www.valmorel.com

Syndicat d'Initiative d'Aigueblanche - Celliers
04 79 24 03 72

Office de tourisme de Moûtiers
04 79 24 04 23
www.ot-moutiers.com

Mairie de Hautecour
04 79 24 02 62

Office de Tourisme de Saint-Martin-de-Belleville
04 79 00 20 00
www.st-martin-belleville.com

Office de Tourisme de Bozel
04 79 55 03 77
www.ot-bozel.com

Office de Tourisme de Pralognan-la-Vanoise
04 79 08 79 08
www.pralognan.com

Parc National de la Vanoise
04 79 62 30 54
www.vanoise.com

Pays d'Art et d'Histoire de Maurienne Tarentaise - FACIM
04 79 60 59 03 / 00
www.savoie-patrimoine.com

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
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