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Infos pratiques

Le patrimoine

IR1- Autour du lac du Bourget

Résumé

Les sites, monuments et personnages célèbres autour du lac du Bourget

Détail



La carte de l'itinéraire

Lien vers la carte


Le château des ducs de Savoie, Chambéry

 Amédée V, comte de Savoie, acquiert le château de Chambéry en 1295 et engage de nombreux travaux poursuivis par ses successeurs aux XIVe et XVe siècle : construction de la porterie, de bâtiments résidentiels et administratifset de trois tours. Amédée VIII fait ériger dès 1408 “une chapelle neuve”, qui devient Sainte-Chapelle à la fin du XVe siècle. Entre 1506 et 1578, elle abrite la relique du Saint-Suaire, transférée à cette date à Turin. Après le départ de la cour à Turin, nouvelle capitale des Etats de Savoie en 1563, son rôle est principalement administratif et politique ;de nouveaux aménagements sont entrepris entre le milieu duXVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle : façade de la Sainte-Chapelle, jardins et terrasses,Aile royale … Mais plusieurs incendies marquent durablement l’édifice et il faut attendre le début du XIXe siècle pour que les Appartements Royaux et la Sainte-Chapelle soient restaurés. Lors de l’Annexion de la Savoie à la France en 1860, le château est cédé au Département de la Savoie. Classé Monument historique en 1881, il est affecté en 1890 aux services du Conseil général et de la Préfecture.

+d'infos sur le château des ducs de Savoie

 



L'église et le prieuré, Le Bourget-du-Lac

 

l'église et le prieuré du Bourget-du-Lac Dépendant directement de l’abbé de Cluny, le prieuré Saint-Maurice a été fondé au milieu du XIe siècle. Accolé au mur sud de l’église, ses trois ailes délimitent un cloître, restauré par les prieurs de Luyrieux au XVe s. Au rez-de-chaussée de l’aile sud, une grande salle (chapitre ou réfectoire) est éclairée par des fenêtres à triple accolade du XVe siècle. Elle était bordées au sud par une cour à galerie voûtée ; quelques éléments conservés lui donnent l’aspect d’un “faux cloître”. En 1582 le prieuré est donné aux Jésuites de Chambéry, puis en 1773 aux Cordeliers (Ordre Franciscain). Vendu comme bien national à la Révolution il est transformé en ferme. Racheté par un amateur d’art Chambérien, il sert d’appartement à la duchesse de Choiseul (1850) avant d’être acquis par la commune en 1952 et classé Monument historique en partie. L’église paroissiale Saint-Laurent était également celle du prieuré : au Moyen-Age, le choeur,réservé aux moines, était séparé de la nef, ouverte aux fidèles, parun jubé. Celui-ci, orné d’un hautrelief polychrome (milieu duXIIIe siècle), présente la vie du Christ. De magnifiques fragments sont déposés dans l’abside polygonale du choeur. Sous le choeur, la crypte Notre-Dame-la-Basse, date du milieu du XIe siècle. Deux inscriptions latines dédiées à Mercure laissent penser que l’église a été édifiée sur les ruines d’un temple galloromain. Les jardins ont été aménagés dans le style néoclassique, selon le voeu de la duchesse de Choiseul, sur l’ancien potager des moines. Des restaurations ont été réalisées en 1990.

 

 

Le château de Thomas II, Le Bourget-du-Lac

 

Le château de Thomas IIEn 1248, Thomas II souhaite s’établir au bord du lac dans un endroit appartenant aux moines. Le prieur lui accorde le droit de bâtir “une maison et un vivier (…) entre la Leysse, le lac et la forêt”. Son fils, le comte Amédée V choisit en 1285 le Bourget comme résidence principale et à partir de 1289, constructions et décorations n’ont de cesse, jusqu’au milieu du XIVe siècle. La cour alors itinérante y réside souvent et des événements diplomatiques s’y déroulent. Mais Amédée VIII, premier duc de Savoie, préfère le château de Ripaille au bord du Léman. En 1609, Charles-Emmanuel 1er vend au sieur de Rossillion le château du Bourgetet la juridiction sur le village. Lorsqu’il est transmis à la famille Laurent, puis vendu à la famille de Buttet qui possédaient depuis le XIVesiècle une maison forte dans le bourg, le château est déjà en ruine. Après la Révolution il sert de lieu de pâture pour les animaux, de grange et de carrière. Racheté par la commune en 1973, il est classé Monument Historique en 1979. Thomas II de Savoie ?

 

L'église Saint-Pierre-aux-Liens, Saint-Pierre-de-Curtille

 

St Pierre C’est en 1838 qu’Ernesto Melano réalise cette église néoclassique de plan circulaire, unique en Savoie, grâce à un don de la reine Marie-Christine. La nef est couverte d’une coupole décorée de caissons à fleurons, peints en trompe-l’oeil. Dans le choeur, le maître-autel est surmonté d’un tableau du peintre mauriennais Jean Guille : La délivrance de Saint Pierre, patron de la paroisse,oeuvre de 1842. L’ancienne chaire et les bancs en bois sculpté ont été supprimés lors de restaurations. Cependant, les panneaux en noyer massif du XVe siècle ornent le nouvel autel. Tout comme ceux portant les armes de Sébastiens d’Orlié, abbé commendataire d’Hautecombe de 1473 à 1498, ils pourraient provenir de l’abbaye d’Hautecombe ou de l’ancienne église paroissiale. Le sculpteur Candido Cacciatori (1804-1837) originaire de Carrare (Italie) qui a oeuvré à la restauration de l’abbaye d’Hautecombe est enterré au centre du cimetière.



Ernesto Melano 1792-1867

 

Né à Pignerol, il est diplômé de l'école d'architecture civile de Turin en 1812. D’abord au service des Ponts-et-Chaussées, il travaille à l'amélioration du réseau routier et à la reconstruction du Fort d'Exilles, avant d'être affecté à la commission des frontières du duché. Nommé capitaine du Génie en 1822, il s'installe à Chambéry et débute sa carrière par la route du col du Chat puis l’endiguement de l'Isère. En 1826, Charles-Félix lui confie la restauration de l'abbaye d'Hautecombe (jusqu’en 1846). On lui doit ainsi les restaurations de l'abbaye de Tamié (1827), de la cathédrale de Moûtiers (1828) puis le décor intérieur de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne (831), de la cathédrale et de la Sainte-Chapelle de Chambéry (1833-1836), réalisés par le peintre fresquiste Casimir Vicario. Il dessine de nombreux plans d'églises. A partir de 1853, sa santé fragile le contraint au repos. Il se retire en 1858 et décède en 1867 à Turin.

 

L'Abbaye de Hautecombe, Saint-Pierre-de-Curtille

 

L'abbaye de Hautecombe A la fin du XIIe siècle, des moines cisterciens de la Haute Combe de Cessens, s’installent sur la rive occidentale du lac, à Charai, et conservent le nom d’Hautecombe pour leur monastère. Les princes de la Maison de Savoie accordent à l’abbaye de nombreux privilèges et la choisissent pour sépulture. Au milieu du XIVe siècle, le comte Aymon confie à des artistes régionaux et internationaux le décor de l’église et de la Chapelle des princes. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, tout le couvent est restauré et agrandi : cloître, dortoir, cuisine, réfectoire. La toiture et les vitraux de l’église sont entièrement réparés. Durant la Révolution, les tombeaux des princes de Savoie et des familles nobles sont pillés et l’église transformée en faïencerie. Il faut attendre le rachat de l’abbaye en 1824 par le roi Charles-Félix et son épouse, Marie-Christine, pour que la rénovation, confiée à l’architecte piémontais Ernest Mélano, soit engagée.L'église reçoit un décor néogothique, 28 monuments funéraires sont restaurés et des appartements royaux créés. Des moines cisterciens puis bénédictins ont été présents jusqu’en 1992. Depuis, l’abbaye est confiée à la Communauté du Chemin Neuf. La grange batelière construite aux XIIIe et XIVe siècles témoigne de la qualité de construction des bâtiments agricoles cisterciens. Elle comporte dans sa partie base et voûtée une hangar pour les barques et à l’étage un grenier pour les grains et fourrages.

 

“Ces saints lieux sont visitez de tous ceux qui veulent savoir la Généalogie de la Royale Maison de Savoye, et qui sont curieux d’anciens monuments, d’armoiries…” Theatrum Sabaudie - 1682


Charles-Félix de Savoie et Marie-Christine 1765-1831

 

Fils de Victor-Amédée III et de Marie-Antoinette d’Espagne, duc de Genevois, successeur en 1824 de son frère Victor-Emmanuel 1er et 6ème roi de Sardaigne, il épouse en 1807 Marie-Christine de Bourbon-Naples (1779-1849), fille de Ferdinand IV et de Marie-Caroline d’Autriche. Viceroi de Sardaigne en 1799-1806 et en 1814-21, de nature réactionnaire et antilibérale, il sera l’allié fidèle des Autrichiens jusqu’à sa mort. Il préfère Nice, Gênes et la Savoie au Piémont. Outre l’abbaye d’Hautecombe, il soutient la construction du théâtre de Chambéry et favorise l’endiguement de l’Arve et de l’Isère. Grand amateur de musique et de Beauxarts,il est à l’origine de la création du musée égyptien de Turin. Il meurt à Turin mais sera inhumé à Hautecombe.

 

 

La route du col du Chat et le château de Bourdeau

 

 

Le château de Bourdeau

 

BourdeauCe château est, selon l’écrivain Albanis de Beaumont, l’un des plus anciens de Savoie. Propriété de la famille de Seyssel dès 1263, il est légué aux Jésuites de Chambéry en 1671 qui le cèdent rapidement à Claude Antoine Sallier de la Tour de Cordon, premier président de la Chambre des comptes. Ses descendants le conservent jusqu’à la Révolution, où il est endommagé. Il est acquis en 1800 par Viviand qui revend ses pierres pour bâtir la nouvelles église paroissiale. Après quelques travaux menés par l’avocat chambérien Antoine Métral en 1810, le château doit sa restauration de style Troubadour à Joseph Giraud et à l’architecte Pellegrini en 1875. Il appartient depuis 1880 à la famille Gigot de Villefaigne. Ce château est connu par la littérature : Montaigne y signale à son retour d’Italie au XVIe siècle une fabrique d’armes et Georges Sand le choisit pour cadre de son roman Mademoiselle la Quintinie en 1863 : “Tu connais ce beau pays de Savoie ; je ne sais pas si tu te rappelles cette localité, tout ce rivage du lac du côté qui ferme à pic la muraille dentelée appelée la chaîne des Monts du Chat (...) De là, on domine tout le lac, long, étroit, sinueux et ressemblant à un large fleuve du nouveau monde ; mais quel fleuve a cette transparence de saphir et ces miroitements irisés ?”

Le port

Jusqu’à la fin du XIXe siècle on accède à la rive par des sentiers tracés par les pêcheurs qui descendent vers de petites criques bordées de prés, où sèchent les filets. En 1880, Alexis Gigot de Villefaigne, fait don d’une petite anse et d’un chemin d’accès au pied de son château pour construire le port.

 

La grotte de Lamartine

 

L’accès se fait par un sentier qui démarre dans le dernier virage de la route d’accès au port. De nombreuses grottes naturelles sont appelées Lamartine, et évoquent les promenades du poète : “Aux bords d’un lac d’azur il est une colline. Là dans les flancs creusés d’un rocher qui surplombe s’ouvre une grotte obscure”.

 

La route sarde du col du Chat

 

Les travaux de construction de la route du col du Chat, confiés aux ingénieurs Mélano et Neyraldi débutent en 1825. Selon de Lannoy de Bissy en 1930, il s’agit “d’un des plus beaux tracés que l’on trouve en Savoie”. Lors de ce chantier, ils procèdent au relevé planimétrique de tous les passages de l’ancienne voie romaine qu’ils rencontrent. Cette route est remarquable par ses belvédères sur le lac. Les murs en pierre sèche de ses talus amont et aval ainsi que certains parapets mettent en oeuvre différentes techniques d’assemblage qui ont été retrouvées afin de les restaurer. C’est un élément important du patrimoine routier, technique et paysager.

 

 

Le vignoble des côteaux de Jongieux

 

Chautagne vignes Le vignoble de Jongieux, Billième, Yenne et Monthoux s’étend sur les coteaux exposés plein sud entre Rhône et Mont du Chat. Implanté depuis le Moyen Age, la vigne façonne le pays et fait vivre ses habitants. En 1774, le marquis Costa auteur d’un traité d’agriculture, définit en termes élogieux les vins blancs de ces coteaux : «Parée d'une robe jaune paille clair qui se dore en vieillissant, la Roussette de Savoie exhale en se bonifiant avec le temps un arôme remarquable où se mêlent intimement des nuances de noisette, de violette, de miel ou d'amande». Le terroir particulièrement bien préservé livre ses charmes au fil des saisons.

Joseph-Alexis Costa de Beauregard 1729-1797

 

Né à la Chapelle-Saint-Martin dansla maison-forte de Villard que ses parents ont acheté à la Maison de Savoie, il s’intéresse rapidement à l’agriculture. Au sein du mouvement des Physiocrates, il crée en 1772 avec le docteur Daquin la Société Royale Economique de Chambéry pour l’Agriculture, le Commerce et les Arts, encouragée par le roi Victor-Amédée III. En 1774, son Essai sur l'amélioration de l'agriculture dans les pays montueux et en particulier dans la Savoie, fait le point sur l'état de l'agriculture et les améliorations proposées par la Société Royale. Il est aussi l’inventeur d'une charrue d'avant-garde. Emprisonné durant la Révolution, ses biens sont séquestrés et il meurt dans la solitude et la misère.

 

 

Le lac du Bourget et ses premiers habitants

 

Le lac du Bourget et ses premiers habitants Avec ses 44,5 km² et ses 3,6 milliards de m3 d’eau, le plus grand lac naturel de France est le reliquat d’un vaste lac primitif qui s’étendait, il y a moins 35000 ans, de Challes-les-Eaux à Seyssel et Yenne. Il n’occupe aujourd’hui qu’un dixième de ce volume. La baisse du niveau du lac a favorisé l’installation de populations riveraines au cours des IVe et IIIe siècle avant J.C, dont l’archéologie nous livre les vestiges depuis le milieu du XIXe siècle. On connaît ainsi 9 sites néolithiques (agriculteurs) et 19 sites de l’Age du Bronze (métallurgistes). L’essor des villages gallo-romain à la fin du Ier siècle avant J.C correspond à l’adoption de la culture romaine par des peuplades celtes. A partir du IIe siècle de notre ère, la romanisation favorise le développement des axes de communications et des sites portuaires (Brison, Le Bourget, Hautecombe, Chindrieux, Conjux…), la production et la commercialisation de biens agricoles et matériels (culture de la vigne, pêcheries, carrières, poteries) et l’importation de produits manufacturés (amphores, verreries, objets d’art). La crise politique et les invasions du IIIe siècle vont stopper cette prospérité des habitants du bord du lac. Cependant, au IVe siècle se développent les ateliers de potiers de Conjux (350) et Portout (400).

 

Chanaz et le canal de Savière

 

ChanazL’importance historique de Chanaz est due à sa situation de passage entre la Savoie et la France, par le canal de Savière. Cet exutoire naturel du lac du Bourget vers le Rhône a été recreusé dès l'époque romaine pour devenir navigable. Aujourd’hui, la régulation du niveau du lac est assurée par un barrage. Une écluse, réalisée en 1982, permet aux bateaux de passer du canal au Rhône. Au XIIIe et XIVe siècle, Chanaz est le siège d’une châtellenie savoyarde, unie par la suite à Yenne puis à Rochefort. La particularité de cette commune est d’avoir été française de 1601 à 1760. La Maison de Boigne date du XVIIIe siècle, mais conserve quelques éléments du XVIe siècle. Cette vaste maison carrée à trois niveaux, aux murs de pierres, toit de tuiles à quatre pans et porte en tiers point du XIIIe siècle, borde la place aménagée vers 1980. Propriété du comte Muffat de Saint-Amour qui acquiert la seigneurie de Chanaz en 1744, elle appartient à la famille de Boigne vers 1830. Elle abrite la mairie depuis 1988. A la suite de la restauration de cette maison, le centre bourg a été entièrement préservé dans le cadre d’un programme de valorisation de l’environnement, du paysage et du bâti. Certaines maisons du village conservent des détails architecturaux desXVe et XVIe siècles. La chapelle gothique du XVe sicèle abrite aujourd'hui le musée gallo-romain “les potiers de Portout”.

 

 

Le château de Châtillon, Chindrieux

 

MédaillonA partir du XIe siècle, Châtillon est le siège de la seigneurie de la Chautagne, appartenant successivement aux Montluel, aux Seyssel d’Aix, aux Rambert puis aux barons d’Anglejan-Chatillon qui le possèdent encore. Construit en pierre calcaire et en tuf, le château domine le lac du Bourget. Au XIIIe siècle, l’enceinte qui englobe le haut promontoire est édifiée. A droite de la première entrée s’élève une tour octogonale en tuf dont l’intérieur est circulaire, et le rez-de-chaussée voûté en coupole pourrait dater duXIIIe siècle. L’habitation, au centre, est flanquée d’une tour dont le gros oeuvre semble ancien. Le château a subit plusieurs remaniements et agrandissements, comme en 1537 par Louis de Seyssel, mais aussi au cours des XVIIIe et XIXe s. Le château de Châtillon, propriété privée, est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 29 avril 1991. A proximité du château, François Boreau fait élever en 1925 sur sa propriété une statue de Lamartine en mémoire du poète du Lac. Cette oeuvre du sculpteur Mars-Valett fut amenée par bateau depuis Chambéry.

Alphonse de Lamartine 1790-1869

Né près de Mâcon, il écrit ses premiers essais littéraires, nourri de Fénelon, Racine, Chateaubriand, Byron et Pétrarque. Un séjour en Italie (1811-1812) contribue à son éducation esthétique et sentimentale. De retour en France, Lamartine s'ennuie au service du roi Louis XVIII ; persuadé qu'il est malade, il rencontre durant une cure à Aix-les-Bains en 1816, Julie Charles, épouse d'un physicien de renom. Leur passion lui inspire ses poèmes les plus célèbres, dont Le Lac. En 1820, il épouse à la Sainte-Chapelle de Chambéry une jeune Anglaise, Maria Anna Elisa Birch, qui sera pour lui une femme dévouée et admirative. De 1820 à 1830, Lamartine exerce des fonctions diplomatiques en Italie puis se lance dans la politique. Il échoue aux élections présidentielles de 1851 et se retranche alors dans l’écriture : récits, romans, compilations historiques…

 

La route du bord du lac, Brison-Saint-Innocent

 

Route des bords du lac Brison-Saint-Innocent réunit Brison, village de pécheurs connu pour la douceur de son climat, et Saint-Innocent, actuel chef-lieu. L’église paroissiale remaniée et agrandie à la fin du XIXe siècle, est l’ancienne église du prieuré bénédictin uni en 1442 à l’abbaye d’Hautecombe. Le château de la Rupelle, propriété privée, s’élève au milieu de son vignoble. Son imposante tour carrée date du XIIIe siècle. Au XVIe siècle, il semble que les seigneurs abandonnent la tour pour le logis, remanié aux XVIIIe et XIXe siècle. La mairie, belle demeure quadrangulaire coiffée d’un toit de tuiles écailles en pavillon est l’ancienne maison de la famille Despine. Avec son orangerie et son cellier, elle a été édifiée en 1785 par le notaire Claude Rey, dont la petite fille épouse en 1806 Antoine Despine, élevé au rang de baron en 1841. Cette famille savoyarde est originaire du Châtelard. Elle a compté d’abord de nombreux notaires puis à partir du XVIIIe siècle, la plupart de ses membres se sont illustrés comme médecins, particulièrement dans le thermalisme, mais aussi dans la vie politique et culturelle de leur temps. Longeant le lac du Bourget, le chemin de fer Victor-Emmanuel construit à partir de 1853, a vu passer la célèbre Malle des Indes reliant Londres à ses comptoirs orientaux. Les tunnels du Grand-Rocher et de la Colombière conservent des tours d’entrée à l’architecture féodale, inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Elles servaient à héberger les gardiens surveillant les voies.

 

La cité thermale, Aix-les-Bains

 

La cité thermaleEn 400 avant J.C, les vertus des sources d’eau chaude d’Aix-les-Bains sont déjà connues. Ce sont les Romains qui à partir du Ier siècle de notre ère, édifient des thermes au centre du vicus d’Aquae, près d’une source sacrées taillée dans le rocher. Au IIIe siècle, un temple et des thermes dotées de salles chauffées (hypocaustes) sont construits ; d’autres modifications seront apportées au cours des deux siècles suivants. Après une longue période d’oubli, Victor-Amédée III les remet à la mode à la fin du XVIIIe siècle. En 1811, l’Empire lance une politique de grands travaux qui aboutit à la diffusion de modèles architecturaux, donnant à Aix son statut de ville d’eau. Au cours du XIXe siècle cet élan constructif se manifeste par une architecture résidentielle (palaces, grands hôtels, villégiatures…) et de loisirs (casino, théâtre…). Les thermes construits entre 1853 et 1860 par l'architecte Pellegini, agrandis en 1881 puis en 1930 par Pétriaux, ont été modernisés au cours du XXe siècle. A proximité, les établissements Marlioz (1984) et Chevalley (1997) complètent les équipements de la cité thermale. Les anciens thermes sont classés Monument historique.

Charles-Bernard Pellegrini 1819-1864

Né à Yenne, il entre à l'école des Beaux-arts de Paris en 1839. A partir de 1848 il devient architecte de Chambéry et d’Aix-les-Bains. En 1857, il choisit la symétrie et le gigantisme du style néoclassique pour construire les thermes nationaux. Sa composition autour d'un escalier monumental desservant des couloirs et galeries offre un éclairage zénithal, référence à l'Antiquité.

 

 

 

 

La Chautagne, entre peupleraie et vignoble

 

La Chautagne, vignoblesLa peupleraie de Chautagne (750 ha) est l'une des plus grandes d'Europe. Elle abrite plantes rares, papillons, plus de 124 espèces d'oiseaux et castors. Elle est gérée par l'Office National des Forêts. Progressivement, d'autres essences ont été introduites, telles que le frêne commun, le merisier, l'érable sycomore et le noyer.

Le vignoble de Chautagne s’étire sur les coteaux calcaires et morainiques de Chindrieux à Motz. Sous les falaises de la Chambotte et de la chaîne du Gros Foug il est protégé des rudesses du climat par le lac du Bourget et le Rhône. Les nombreux petits vignobles familiaux produisent depuis très longtemps des vins de qualité, élaborés pour les rouges à partir des cépages Gamay, Pinot et Mondeuse et pour les blancs à partir des cépages Jacquère et Aligoté. Le cépage Altesse permet de prétendre à l'appellation Roussette de Savoie.

 

 

Le belvédère de La Chambotte et le début du tourisme

 

Le belvédère de la Chambotte En 1882, Favre, banquier d’Albens décide de construire un bâtiment au village de la Chambotte pour recevoir un Cercle. Achevé en 1884, il fait faillite deux ans plus tard. Sa banque en confie la gérance à Louis Lansard et à sa femme d’origine écossaise, qui deviennent propriétaires en 1892 de l’hôtel restaurant de la Chambotte. Ils font alors construire la route qui conduit du village au belvédère et celle qui rejoint Chindrieux. Les touristes gagnaient le belvédère à pied, à dos d’âne ou en chaises à porteurs louées par des gens du village. Le livre d’or de l’hôtel conserve le souvenir de personnalités politiques et artistiques de renommée internationale qui ont fréquenté ce lieu, comme la reine Victoria lors de ses séjours à Aix-les-Bains.

 

L'Albanais

 

L'AlbanaisCette région vallonnée s'étend entre Annecy et Aix-les-Bains. Elle doit peut-être son nom à une tribu Allobroge qui la peuplait, les Albii, dont la présence est attestée par l’archéologie. Le site des étangs de Crosagny, entre Albens et Saint-Félix, exploité depuis le Moyen Age par les comtes de Savoie a été aménagé en 1992, pour permettre sa découverte tout en protégeant la faune et la flore. A l'aval de l'étang, le moulin de Crosagny conserve sa roue à augets, qui actionnait jadis un moulin à blé. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreuses maisons du canton d’Albens sont édifiées en pisé. Cette technique de construction consiste à damer de la terre crue à l'intérieur d'un coffrage, sans aucun ajout de paille ni d'armature de bois, contrairement au torchis. L'utilisation de la terre dans une région où le calcaire et la molasse abondent s’explique par la facilité de mise en oeuvre et surtout l'économie apportée par ce matériau. Le sous-sol, riche en molasse, est un facteur déterminant de la présence de pisé dans l’Albanais. En profondeur la molasse sableuse ou gréseuse est débitée en blocs. En surface, le poudingue de molasse (mélange de galets et de molasse argileuse), forme un béton naturel employé pour bâtir en pisé.

 

La mairie, Tresserve

 

Mairie de TresserveAlphonse de Lamartine, lors de son second séjour en 1816 décrit la “charmante colline de Tresserve” et ses châtaigniers, où a été érigée une stèle en son honneur en 1927 (copie de son buste par David d’Angers, déplacée en 1962 sur la terrasse de l’Hôtel de Ville). En 1889, Ellen Willmott (1858-1934), jeune londonienne, vient avec sa soeur Rose en cure à Aix-les-Bains. Elle achète sur la colline de Tresserve “le château” et confie à l’architecte Jules Pin les travaux de la demeure et du parc, composé de 2 terrasse reliées par un double escalier. Devant la façade, des châtaigniers et des pergolas couvertes de roses sont entretenus par Ellen et Claude Meunier, jardinier de Tresserve qui restera 30 ans à son service. Elle expérimente l’hybridation des roses et le jardin en comptera jusqu’à 11000 pieds. Mais en 1907 un incendie accidentel détruit la maison et sa reconstruction sera coûteuse pour les deux soeurs. Rose parcourt la France à la recherche de mobilier, aujourd’hui encore conservé dans la mairie : cheminée provenant de Chinon, stalles de l’abbaye d’Abondance… Mais Ellen doit vendre Tresserve. En 1920 lord Randall-Thomas, cousin du mari de Rose, se porte acquéreur ; il le léguera au fils de Rose.

“L’endroit est un enchantement.Sa situation sur une petite colline entre les montagnes et le lac du Bourget en fait un site idéal pour le jardin. Le jardin est entrelacé de longues allées ombragées. Une merveilleuse abondance de fleurs s’épanouie généreusement grâce au sol et au climat”. Canon Ellacombe, membre de la Royal Horticulture Society.

Marc-Claude de Buttet 1530-1586
Né à Chambéry ou peut-être à Tresserve, dans la propriété familiale que le poète humaniste a célébrée, il revient en Savoie en 1554 après ses études à Paris. Il publie son Apologie pour la Savoie, en réponse à Barthélémy Aneau qui avait traité les Savoisiens de sauvages et de barbares. Par sa mère, il fréquente les milieux calvinistes de Genève et c’est dans ce contexte qu’il écrit une oeuvre en vers, Ode de la Paix. En 1560 sont édités le Premier et le Second livre de vers ainsi que l’Amalthée, 128 sonnets dans la tradition des poèmes lyriques de la Pléiade, avec les thèmes éternels de l’amour, la nature, la fuite du temps, la mort... Il chante Tresserve et le lac du Bourget “Ores me tient mon beau champ de Tresserve / Sur un coutaut non lointain où ma Leisse / Va voir son lac que le fier Rosne atteint / Je philosophe en ce lac argentin..." mais également Chambéry, la Leysse et “la Nivolette roche / Haussant son chef pointu Toute de neige blanche”…

Daniel Rops 1901-1965

 

Henri Petiot, né à Epinal, est élève de Daniel Blanchard à l’université de Grenoble. Plus jeune agrégé d'histoire, élève de Léon Homo et Henri Focillon, il enseigne jusqu'en 1928 au lycée de garçons de Chambéry, puis à Amiens et Neuilly. Il publie ses premiers essais, recueils de nouvelles et romans, inspirés par le Bugey et la Savoie. En 1930 ses écrits révèlent son appartenance à la mouvance des "révolutionnaires non marxistes". De 1934 à 1937 il est collaborateur à l'hebdomadaire Sept puis au Temps présent. Durant la seconde guerre mondiale, il continue à publier des essais, des ouvrages d'histoire religieuse (Histoire d'Israël) et prépare une vaste fresque Histoire de l'Eglise du Christ en 6 volumes (1948-1963). A partir de 1948 il acquiert une villa à Tresserve où il se retire pour écrire. Il meurt à Chambéry.


Contact

Pour toute information supplémentaire :


OT d’Aix-les-Bains :
04.79.88.68.00
www.aixlesbains.com


OT de Chambéry :
04.79.33.42.47
www.chambery-tourisme.com


OT de Chanaz :
04.79.54.59.59
www.chanaz.fr


OT de Chautagne :

04.79.54.54.72
www.chautagne.com


OT du Bourget-du-Lac
04.79.25.01.99
www.bourgetdulac.com


OT du Pays d’Albens et de Grésy
04.79.54.15.72
www.cc-cantonalbens.fr


Mairie de Brison-St-Innocent
04 79 54 33 60


Mairie de St-Pierre-de-Curtille
04.79.54.25.48


Abbaye d’Hautecombe
04.79.54.26.12
www.chemin-neuf.org/hautecombe


Château de Chatillon
04.79.54.28.15
Service Ville d’Art
et d’Histoire de Chambéry
www.mairie-chambery.fr


FACIM :

04.79.60.59.00
www.savoie-patrimoine.com

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation departementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60 • Fax. 04 79 70 63 01
www.savoie-culture.com
Chambéry

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ACTUALITES

L’Espace alu

Ouvrir en grand

Partez à la découverte de l’Espace alu, le musée de l’épopée de l’aluminium dans les Alpes. Ouvert à tous les publics, avec des ateliers spécifiques pour les plus jeunes, l’Espace alu fait partie du réseau des musées et maisons thématiques de Savoie.


La rubrique des patrimoines

La rubrique des patrimoines

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Grande Traversée : l'histoire d'une pirogue

Grande Traversée : l'histoire d'une pirogue

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C’est mon patrimoine

C’est mon patrimoine

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L'exposition "Par monts et châteaux" revient

L'exposition "Par monts et châteaux" revient

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Diptyque de Charlotte de Savoie

Diptyque de Charlotte de Savoie

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Une pirogue carolingienne sortie des eaux !

Une pirogue carolingienne sortie des eaux !

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"Migrations en Pays de Savoie, de 1860 à nos jours"

"Migrations en Pays de Savoie, de 1860 à nos jours"

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Rubrique des patrimoines N°37

Rubrique des patrimoines N°37

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Fermeture du Musée savoisien

Fermeture du Musée savoisien

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Bal au Château des Ducs de Savoie

Bal au Château des Ducs de Savoie

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Appel à participants

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Exposition " Poétique d'une estive"

Exposition " Poétique d'une estive"

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« Les Portes du temps »

« Les Portes du temps »

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Abbaye de Hautecombe : l'exposition 2016

Abbaye de Hautecombe : l'exposition 2016

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Par monts et châteaux

Par monts et châteaux

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Rubrique des patrimoines N°36

Rubrique des patrimoines N°36

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Rénovation du Musée Savoisien : premières esquisses

Rénovation du Musée Savoisien : premières esquisses

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Les journées européennes du patrimoine 2015 en Savoie

Les journées européennes du patrimoine 2015 en Savoie

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« Ugine, une ruée vers l’acier »

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Palafittes !

Palafittes !

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Fin de semaine agitée au musée

Fin de semaine agitée au musée

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Les portes du temps 2015

Les portes du temps 2015

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Le médailler de Savoie

Le médailler de Savoie

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L’exposition sur le médailler de Savoie

L’exposition sur le médailler de Savoie

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Exposition : "Les pieux dans l'eau"

Exposition : "Les pieux dans l'eau"

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Arc-Nucleart au secours de l’archéologie

Arc-Nucleart au secours de l’archéologie

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Nuit des musées 2015

Nuit des musées 2015

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"La vie de château" en costume par le Musée Savoisien

"La vie de château" en costume par le Musée Savoisien

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"Les pieux dans l'eau" : la restauration d'un vase

"Les pieux dans l'eau" :  la restauration d'un vase

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L’exposition « imagine ta montagne »

L’exposition « imagine ta montagne »

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Rubrique des patrimoines de Savoie N°34

Rubrique des patrimoines de Savoie N°34

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Dépose des peintures murales de Cruet

Dépose des peintures murales de Cruet

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