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Infos pratiques

Le patrimoine

IR1- Autour du lac du Bourget

Résumé

Les sites, monuments et personnages célèbres autour du lac du Bourget

Détail



La carte de l'itinéraire

Lien vers la carte


Le château des ducs de Savoie, Chambéry

 Amédée V, comte de Savoie, acquiert le château de Chambéry en 1295 et engage de nombreux travaux poursuivis par ses successeurs aux XIVe et XVe siècle : construction de la porterie, de bâtiments résidentiels et administratifset de trois tours. Amédée VIII fait ériger dès 1408 “une chapelle neuve”, qui devient Sainte-Chapelle à la fin du XVe siècle. Entre 1506 et 1578, elle abrite la relique du Saint-Suaire, transférée à cette date à Turin. Après le départ de la cour à Turin, nouvelle capitale des Etats de Savoie en 1563, son rôle est principalement administratif et politique ;de nouveaux aménagements sont entrepris entre le milieu duXVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle : façade de la Sainte-Chapelle, jardins et terrasses,Aile royale … Mais plusieurs incendies marquent durablement l’édifice et il faut attendre le début du XIXe siècle pour que les Appartements Royaux et la Sainte-Chapelle soient restaurés. Lors de l’Annexion de la Savoie à la France en 1860, le château est cédé au Département de la Savoie. Classé Monument historique en 1881, il est affecté en 1890 aux services du Conseil général et de la Préfecture.

+d'infos sur le château des ducs de Savoie

 



L'église et le prieuré, Le Bourget-du-Lac

 

l'église et le prieuré du Bourget-du-Lac Dépendant directement de l’abbé de Cluny, le prieuré Saint-Maurice a été fondé au milieu du XIe siècle. Accolé au mur sud de l’église, ses trois ailes délimitent un cloître, restauré par les prieurs de Luyrieux au XVe s. Au rez-de-chaussée de l’aile sud, une grande salle (chapitre ou réfectoire) est éclairée par des fenêtres à triple accolade du XVe siècle. Elle était bordées au sud par une cour à galerie voûtée ; quelques éléments conservés lui donnent l’aspect d’un “faux cloître”. En 1582 le prieuré est donné aux Jésuites de Chambéry, puis en 1773 aux Cordeliers (Ordre Franciscain). Vendu comme bien national à la Révolution il est transformé en ferme. Racheté par un amateur d’art Chambérien, il sert d’appartement à la duchesse de Choiseul (1850) avant d’être acquis par la commune en 1952 et classé Monument historique en partie. L’église paroissiale Saint-Laurent était également celle du prieuré : au Moyen-Age, le choeur,réservé aux moines, était séparé de la nef, ouverte aux fidèles, parun jubé. Celui-ci, orné d’un hautrelief polychrome (milieu duXIIIe siècle), présente la vie du Christ. De magnifiques fragments sont déposés dans l’abside polygonale du choeur. Sous le choeur, la crypte Notre-Dame-la-Basse, date du milieu du XIe siècle. Deux inscriptions latines dédiées à Mercure laissent penser que l’église a été édifiée sur les ruines d’un temple galloromain. Les jardins ont été aménagés dans le style néoclassique, selon le voeu de la duchesse de Choiseul, sur l’ancien potager des moines. Des restaurations ont été réalisées en 1990.

 

 

Le château de Thomas II, Le Bourget-du-Lac

 

Le château de Thomas IIEn 1248, Thomas II souhaite s’établir au bord du lac dans un endroit appartenant aux moines. Le prieur lui accorde le droit de bâtir “une maison et un vivier (…) entre la Leysse, le lac et la forêt”. Son fils, le comte Amédée V choisit en 1285 le Bourget comme résidence principale et à partir de 1289, constructions et décorations n’ont de cesse, jusqu’au milieu du XIVe siècle. La cour alors itinérante y réside souvent et des événements diplomatiques s’y déroulent. Mais Amédée VIII, premier duc de Savoie, préfère le château de Ripaille au bord du Léman. En 1609, Charles-Emmanuel 1er vend au sieur de Rossillion le château du Bourgetet la juridiction sur le village. Lorsqu’il est transmis à la famille Laurent, puis vendu à la famille de Buttet qui possédaient depuis le XIVesiècle une maison forte dans le bourg, le château est déjà en ruine. Après la Révolution il sert de lieu de pâture pour les animaux, de grange et de carrière. Racheté par la commune en 1973, il est classé Monument Historique en 1979. Thomas II de Savoie ?

 

L'église Saint-Pierre-aux-Liens, Saint-Pierre-de-Curtille

 

St Pierre C’est en 1838 qu’Ernesto Melano réalise cette église néoclassique de plan circulaire, unique en Savoie, grâce à un don de la reine Marie-Christine. La nef est couverte d’une coupole décorée de caissons à fleurons, peints en trompe-l’oeil. Dans le choeur, le maître-autel est surmonté d’un tableau du peintre mauriennais Jean Guille : La délivrance de Saint Pierre, patron de la paroisse,oeuvre de 1842. L’ancienne chaire et les bancs en bois sculpté ont été supprimés lors de restaurations. Cependant, les panneaux en noyer massif du XVe siècle ornent le nouvel autel. Tout comme ceux portant les armes de Sébastiens d’Orlié, abbé commendataire d’Hautecombe de 1473 à 1498, ils pourraient provenir de l’abbaye d’Hautecombe ou de l’ancienne église paroissiale. Le sculpteur Candido Cacciatori (1804-1837) originaire de Carrare (Italie) qui a oeuvré à la restauration de l’abbaye d’Hautecombe est enterré au centre du cimetière.



Ernesto Melano 1792-1867

 

Né à Pignerol, il est diplômé de l'école d'architecture civile de Turin en 1812. D’abord au service des Ponts-et-Chaussées, il travaille à l'amélioration du réseau routier et à la reconstruction du Fort d'Exilles, avant d'être affecté à la commission des frontières du duché. Nommé capitaine du Génie en 1822, il s'installe à Chambéry et débute sa carrière par la route du col du Chat puis l’endiguement de l'Isère. En 1826, Charles-Félix lui confie la restauration de l'abbaye d'Hautecombe (jusqu’en 1846). On lui doit ainsi les restaurations de l'abbaye de Tamié (1827), de la cathédrale de Moûtiers (1828) puis le décor intérieur de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne (831), de la cathédrale et de la Sainte-Chapelle de Chambéry (1833-1836), réalisés par le peintre fresquiste Casimir Vicario. Il dessine de nombreux plans d'églises. A partir de 1853, sa santé fragile le contraint au repos. Il se retire en 1858 et décède en 1867 à Turin.

 

L'Abbaye de Hautecombe, Saint-Pierre-de-Curtille

 

L'abbaye de Hautecombe A la fin du XIIe siècle, des moines cisterciens de la Haute Combe de Cessens, s’installent sur la rive occidentale du lac, à Charai, et conservent le nom d’Hautecombe pour leur monastère. Les princes de la Maison de Savoie accordent à l’abbaye de nombreux privilèges et la choisissent pour sépulture. Au milieu du XIVe siècle, le comte Aymon confie à des artistes régionaux et internationaux le décor de l’église et de la Chapelle des princes. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, tout le couvent est restauré et agrandi : cloître, dortoir, cuisine, réfectoire. La toiture et les vitraux de l’église sont entièrement réparés. Durant la Révolution, les tombeaux des princes de Savoie et des familles nobles sont pillés et l’église transformée en faïencerie. Il faut attendre le rachat de l’abbaye en 1824 par le roi Charles-Félix et son épouse, Marie-Christine, pour que la rénovation, confiée à l’architecte piémontais Ernest Mélano, soit engagée.L'église reçoit un décor néogothique, 28 monuments funéraires sont restaurés et des appartements royaux créés. Des moines cisterciens puis bénédictins ont été présents jusqu’en 1992. Depuis, l’abbaye est confiée à la Communauté du Chemin Neuf. La grange batelière construite aux XIIIe et XIVe siècles témoigne de la qualité de construction des bâtiments agricoles cisterciens. Elle comporte dans sa partie base et voûtée une hangar pour les barques et à l’étage un grenier pour les grains et fourrages.

 

“Ces saints lieux sont visitez de tous ceux qui veulent savoir la Généalogie de la Royale Maison de Savoye, et qui sont curieux d’anciens monuments, d’armoiries…” Theatrum Sabaudie - 1682


Charles-Félix de Savoie et Marie-Christine 1765-1831

 

Fils de Victor-Amédée III et de Marie-Antoinette d’Espagne, duc de Genevois, successeur en 1824 de son frère Victor-Emmanuel 1er et 6ème roi de Sardaigne, il épouse en 1807 Marie-Christine de Bourbon-Naples (1779-1849), fille de Ferdinand IV et de Marie-Caroline d’Autriche. Viceroi de Sardaigne en 1799-1806 et en 1814-21, de nature réactionnaire et antilibérale, il sera l’allié fidèle des Autrichiens jusqu’à sa mort. Il préfère Nice, Gênes et la Savoie au Piémont. Outre l’abbaye d’Hautecombe, il soutient la construction du théâtre de Chambéry et favorise l’endiguement de l’Arve et de l’Isère. Grand amateur de musique et de Beauxarts,il est à l’origine de la création du musée égyptien de Turin. Il meurt à Turin mais sera inhumé à Hautecombe.

 

 

La route du col du Chat et le château de Bourdeau

 

 

Le château de Bourdeau

 

BourdeauCe château est, selon l’écrivain Albanis de Beaumont, l’un des plus anciens de Savoie. Propriété de la famille de Seyssel dès 1263, il est légué aux Jésuites de Chambéry en 1671 qui le cèdent rapidement à Claude Antoine Sallier de la Tour de Cordon, premier président de la Chambre des comptes. Ses descendants le conservent jusqu’à la Révolution, où il est endommagé. Il est acquis en 1800 par Viviand qui revend ses pierres pour bâtir la nouvelles église paroissiale. Après quelques travaux menés par l’avocat chambérien Antoine Métral en 1810, le château doit sa restauration de style Troubadour à Joseph Giraud et à l’architecte Pellegrini en 1875. Il appartient depuis 1880 à la famille Gigot de Villefaigne. Ce château est connu par la littérature : Montaigne y signale à son retour d’Italie au XVIe siècle une fabrique d’armes et Georges Sand le choisit pour cadre de son roman Mademoiselle la Quintinie en 1863 : “Tu connais ce beau pays de Savoie ; je ne sais pas si tu te rappelles cette localité, tout ce rivage du lac du côté qui ferme à pic la muraille dentelée appelée la chaîne des Monts du Chat (...) De là, on domine tout le lac, long, étroit, sinueux et ressemblant à un large fleuve du nouveau monde ; mais quel fleuve a cette transparence de saphir et ces miroitements irisés ?”

Le port

Jusqu’à la fin du XIXe siècle on accède à la rive par des sentiers tracés par les pêcheurs qui descendent vers de petites criques bordées de prés, où sèchent les filets. En 1880, Alexis Gigot de Villefaigne, fait don d’une petite anse et d’un chemin d’accès au pied de son château pour construire le port.

 

La grotte de Lamartine

 

L’accès se fait par un sentier qui démarre dans le dernier virage de la route d’accès au port. De nombreuses grottes naturelles sont appelées Lamartine, et évoquent les promenades du poète : “Aux bords d’un lac d’azur il est une colline. Là dans les flancs creusés d’un rocher qui surplombe s’ouvre une grotte obscure”.

 

La route sarde du col du Chat

 

Les travaux de construction de la route du col du Chat, confiés aux ingénieurs Mélano et Neyraldi débutent en 1825. Selon de Lannoy de Bissy en 1930, il s’agit “d’un des plus beaux tracés que l’on trouve en Savoie”. Lors de ce chantier, ils procèdent au relevé planimétrique de tous les passages de l’ancienne voie romaine qu’ils rencontrent. Cette route est remarquable par ses belvédères sur le lac. Les murs en pierre sèche de ses talus amont et aval ainsi que certains parapets mettent en oeuvre différentes techniques d’assemblage qui ont été retrouvées afin de les restaurer. C’est un élément important du patrimoine routier, technique et paysager.

 

 

Le vignoble des côteaux de Jongieux

 

Chautagne vignes Le vignoble de Jongieux, Billième, Yenne et Monthoux s’étend sur les coteaux exposés plein sud entre Rhône et Mont du Chat. Implanté depuis le Moyen Age, la vigne façonne le pays et fait vivre ses habitants. En 1774, le marquis Costa auteur d’un traité d’agriculture, définit en termes élogieux les vins blancs de ces coteaux : «Parée d'une robe jaune paille clair qui se dore en vieillissant, la Roussette de Savoie exhale en se bonifiant avec le temps un arôme remarquable où se mêlent intimement des nuances de noisette, de violette, de miel ou d'amande». Le terroir particulièrement bien préservé livre ses charmes au fil des saisons.

Joseph-Alexis Costa de Beauregard 1729-1797

 

Né à la Chapelle-Saint-Martin dansla maison-forte de Villard que ses parents ont acheté à la Maison de Savoie, il s’intéresse rapidement à l’agriculture. Au sein du mouvement des Physiocrates, il crée en 1772 avec le docteur Daquin la Société Royale Economique de Chambéry pour l’Agriculture, le Commerce et les Arts, encouragée par le roi Victor-Amédée III. En 1774, son Essai sur l'amélioration de l'agriculture dans les pays montueux et en particulier dans la Savoie, fait le point sur l'état de l'agriculture et les améliorations proposées par la Société Royale. Il est aussi l’inventeur d'une charrue d'avant-garde. Emprisonné durant la Révolution, ses biens sont séquestrés et il meurt dans la solitude et la misère.

 

 

Le lac du Bourget et ses premiers habitants

 

Le lac du Bourget et ses premiers habitants Avec ses 44,5 km² et ses 3,6 milliards de m3 d’eau, le plus grand lac naturel de France est le reliquat d’un vaste lac primitif qui s’étendait, il y a moins 35000 ans, de Challes-les-Eaux à Seyssel et Yenne. Il n’occupe aujourd’hui qu’un dixième de ce volume. La baisse du niveau du lac a favorisé l’installation de populations riveraines au cours des IVe et IIIe siècle avant J.C, dont l’archéologie nous livre les vestiges depuis le milieu du XIXe siècle. On connaît ainsi 9 sites néolithiques (agriculteurs) et 19 sites de l’Age du Bronze (métallurgistes). L’essor des villages gallo-romain à la fin du Ier siècle avant J.C correspond à l’adoption de la culture romaine par des peuplades celtes. A partir du IIe siècle de notre ère, la romanisation favorise le développement des axes de communications et des sites portuaires (Brison, Le Bourget, Hautecombe, Chindrieux, Conjux…), la production et la commercialisation de biens agricoles et matériels (culture de la vigne, pêcheries, carrières, poteries) et l’importation de produits manufacturés (amphores, verreries, objets d’art). La crise politique et les invasions du IIIe siècle vont stopper cette prospérité des habitants du bord du lac. Cependant, au IVe siècle se développent les ateliers de potiers de Conjux (350) et Portout (400).

 

Chan