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Infos pratiques

Le patrimoine

IR7 - En Chartreuse du Val de Couz aux Entremonts

Résumé

Les sites, monuments et personnages célèbres en Chartreuse du Val de Couz aux Entremonts.

Détail

 

La coutellerie Opinel, Cognin

 

Joseph Opinel naît en 1872 à Gévoudaz, hameau d'Albiez-le-Vieux, et apprend le métier de forgeron, comme ses ancêtres. Il commence aussi à fabriquer des petits couteaux de poche qui donnent naissance à une série de douze tailles numérotées de 1 à 12 en 1897. L'atelier devenant trop étroit, il construit vers 1901 une usine au Pont de Gévoudaz et réalise une machine à fabriquer les manches. Il dépose en 1909 la première marque et choisit pour emblème “la main couronnée”, symbole du duché de Savoie et de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne.

La fabrication des couteaux en série se développe et Joseph Opinel transplante son usine à Cognin, sur le site d'une ancienne tannerie abandonnée, dotée d'une prise d'eau sur le canal de l'Hyères. Secondé par ses fils Marcel et Léon, l'essor industriel et commercial d'Opinel est sans précédent, en dépit d'un incendie qui ravage l'usine en 1926. Reconstruite et modernisée en 1927, de nouvelles machines sont mises en service par Marcel à partir de 1930. Son fils, Maurice, lui succède en 1950 ; l'usine compte alors 50 ouvriers.

 

La bague de sécurité est inventée en 1955 ; elle a été modernisée en 2003 (la lame peut se bloquer en position fermée). En 1973, l'usine déménage à La Revériaz, près des cimenteries Chiron et se dote de machines automatisées ainsi que d'un atelier d'assemblage des couteaux. Le siège social et l'atelier des lames et viroles demeurent à Cognin jusqu'en 2003 puis rejoignent le site de production.

 

Depuis 1989, Opinel figure dans le dictionnaire Larousse parmi les noms communs. Chaque année, 4 millions de couteaux sont produits et 260 millions ont été vendus à travers le monde, dans plus de 70 pays !

 

La meulière de la Molière, Vimines

 

Le toponyme du site, “Molière”, est attesté dès 1570, mais l’exploitation de cette roche propre à faire des meules de moulin pourrait dater de la fin de l’Antiquité ou du début du Moyen Age.

Le site, non accessible au public et non sécurisé, est une gorge étroite, traversée par un ruisseau, qui présente une dalle très inclinée, haute d’une trentaine de mètres.

A sa base, au niveau du torrent, deux ébauches de meules et des alvéoles d’extraction se succèdent sur deux niveaux de 2,30 m. de haut chacun et sur 8 m. de long. Le diamètre des meules, entre 87 et 93 cm., laisse supposer une origine ancienne du site. L’épaisseur des ébauches varie entre 13 et 21 cm.

L’extraction des douze meules, dont les empreintes apparaissent dans la roche, révèle une technique un peu hésitante : proportion d'ébauches accidentées relativement élevée, reprises de diamètre sur certaines d'entre elles.

 

Côte-Barrier, un site d'extraction de terre réfractaire et une carrière de pierre, Saint-Jean-de-Couz

 

Dans le dernier tiers du XIXe s. et durant la première moitié du XXe s., Jean Millioz découvre et extrait à Saint-Jean-de-Couz du sable réfractaire, propre à confectionner des briques, localement dans un premier temps, puis à Saint-Christophe-la-Grotte après 1890. Cette terre, analysée par le chimiste chambérien Joseph Bonjean, s’avère être l’une des meilleures d’Europe pour la fabrication de briques réfractaires et de moules pour la métallurgie. La matière première, provenant d’abord du lieu-dit la Pointière, puis de Côte-Barrier, est stockée dans trois entrepôts situés à ce même endroit. Un souterrain, percé en 1914 au niveau du site d'exploitation et débouchant dans la carrière de lauzes, permettait d’acheminer par wagonnets les matériaux vers la briqueterie. A partir de 1950, la terre commence à manquer. L’exploitation s’arrête au tout début des années 1960.

Le site d’extraction de Côte Barrier, formant une vaste dépression d'une quarantaine de mètres de profondeur, est aujourd'hui rempli d'eau et envahi par la végétation. De la briqueterie, il ne reste qu’une partie du four en pierre dans une propriété privée.

 

Tout près du gisement de terre réfractaire, on remarque encore les beaux fronts de taille d’une ancienne carrière de lauze sénonienne (Crétacé). Cette pierre, réputée dans la région, a été employée dans la construction (dallage, balcon, pignons à redents) et dans la confection de bassins, notamment pour la fontaine des éléphants de Chambéry.

 

L'Eglise Saint-Jean-Baptiste, Corbel

 

La paroisse de Corbel, unie à celle de La Ruchère, de l’autre côté de la gorge du Frou, jusqu’au XVIIe s., était placée sous le patronage de la Grande Chartreuse. Son histoire est méconnue, même si pour certains auteurs, des vestiges d’une chapelle voûtée du XIVe s. seraient conservés sous le clocher.

L’édifice actuel, date de la seconde moitié du XIXes, comme l’atteste le chronogramme “1866” sculpté sur le portail d’entrée, de part et d'autre de la croix des chartreux. A l’intérieur, la nef unique et le transept, voûtés d’arêtes, sont éclairés par des fenêtres hautes en plein cintre. Le chœur ne comporte qu’un simple oculus*.

La sobriété de l’édifice sert d’écrin à un important décor entièrement dédié à saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse. Au-dessus des fonts baptismaux, une sculpture, exécutée par Elie Marius Descotes-Genon au XIXe s. représente le saint patron dans le paysage de Corbel. Les huit vitraux contemporains, signés du peintre Arcabas en 1997, illustrent de manière symbolique la vie du saint (la colombe, l'eau, la danse de Salomé et le feu). Enfin, dans le chœur, un tableau offert par les Chartreux en 1789, le figure au bord du Jourdain.

Le clocher, de plan carré et couronné d'une flèche, s'élève dans l'angle nord de l'édifice. Jadis, une porte haute en donnait l'accès.

 

*Oculus (vient du lat. oeil) : petite ouverture circulaire pratiquée dans une façade pour apporter de la lumière ou de l’air.

Jean-Marie Pirot, dit Arcabas

Né en 1926 en Lorraine, Arcabas s'oriente vers l'enseignement et la peinture après son diplôme de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1949. Il enseigne d’abord à l'Ecole des arts décoratifs de Grenoble. Puis, de 1969 à 1972, il est “artiste invité” par le Conseil national des arts du Canada et professeur titulaire à l'Université d'Ottawa. De retour en France, il crée l'atelier “Eloge de la main” à l'Université de Grenoble. Entre 1953 et 1991, il compose l'Ensemble d'art sacré contemporain de l'église de Saint-Hugues-de-Chartreuse, devenu en 1984 musée départemental. La gamme chromatique d’Arcabas est très riche et l'usage de la feuille d'or est digne de l'orfèvrerie. Artiste polyvalent, il s'est adonné au dessin, à la gravure, la sculpture, le vitrail, la mosaïque, la tapisserie… mais la peinture demeure son mode d'expression privilégié. Ses travaux s'inspirent très souvent des paraboles et des récits bibliques, dans lesquels il aime introduire des éléments profanes et  symboliques, attachés à la vie quotidienne et à l'universalité.

 

Sur cet itinéraire remarquable, on peut admirer dans l'église de Cognin un retable de sa composition : Les pèlerins d'Emmaüs (1998).

 

Le Pas du Frou, Corbel et Saint-Pierre-d'Entremont Isère

 

Le long du Guiers-Vif, le Pas du Frou, qui signifie en patois “affreux”, était un chemin muletier praticable uniquement en été et où les accidentsétaient fréquents. Prenant son départ à Saint-Pierre-d’Entremont, franchissant Guiers-Vif et à-pics vertigineux au moyen de ponts de bois, Raverat, écrivain et voyageur du XVIIIe s., le décrit ainsi : “…l’affreux sentier qui descendait par Malacôte après avoir gravi le grand Frou, l’un des passages les plus émouvants que l’on puisse rencontrer…”. L’amélioration des communications entre le massif et ses piémonts, tant sur les versants savoyard qu’isérois, devient une nécessité économique, soulignée par les municipalités respectives. En août 1879, un pont métallique est construit sur le Guiers-Vif entre les deux Saint-Pierre-d’Entremont, puis l’attention se porte sur la route du Frou, mise en chantier dès 1857 mais stoppée en 1880, faute de fonds. En effet, le projet nécessitait le creusement du rocher à flanc de falaise sur presque toute la longueur du parcours et le percement du tunnel du Grand Frou. La route sera finalement achevée en 1888. Son ouverture permettra également le rapprochement des Entremondants savoyards avec Les Echelles, leur chef-lieu de canton.

Si le projet de classement des gorges du Frou n’a jamais abouti, le secteur de Corbel est intégré au réseau européen Natura 2000 qui permet de gérer ce milieu naturel au regard des activités humaines.

 

L'architecture rurale des Entremonts

 

L'architecture rurale est relativement préservée dans la Vallée des Entremonts, notamment au Désert, au Lanche, aux Teppaz ou aux Clarets, même si la construction neuve existe également dans ce secteur.

L'habitat rural

Les maisons rurales sont implantées majoritairement en hameaux, à proximité d'une voie, mais sans véritable alignement le long de celle-ci. Chaque unité domestique forme un ensemble à plusieurs composantes, lié à la topographie et à l'activité agricole.

L'habitat dissocié est largement majoritaire. Il se caractérise par des bâtiments indépendants, ayant chacun leur fonction, organisés autour d'une cour. Le logis -la fameuse maison cartusienne- de plan rectangulaire ou massé, couverte d'un toit à quatre pans et à forte pente- se compose d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un niveau de comble. Les dépendances agricoles s'apparentent à une double grange-étable ou à une grange flanquée de deux étables surmontées d'un fenil.

La maison rurale de type unitaire regroupe dans un même bâtiment le logis, la grange et l'étable. Cette configuration est beaucoup plus rare car elle suppose de ménager un replat important dans la pente, ce qui est rarement possible. De manière générale, la parcelle bâtie n'est jamais fermée par une haie ou un muret.

 

Les granges-étables

Eléments essentiels de la vie rurale des Entremonts, principalement basée sur l'élevage (pour la viande, la vente de bétail et pour le lait), les granges-étables constituent le plus souvent des bâtiments indépendants composés d'une grange, d'une étable et d'un fenil. Elles sont implantées à proximité du logis mais parfois aussi un peu à l'écart des hameaux, pour accueillir le bétail durant l'estive, ou les melons, jeunes bœufs laissés en hivernage.

Les accès à l'étable et à la grange sont généralement percés en façade sur rue ou sur cour et protégés par une dépassée de toiture. La pente est parfois mise à profit avec une ouverture au niveau du fenil dans le mur-pignon amont.

 

Les fours à pain

Les fours à pain qui rythment chaque hameau répondent le plus souvent à un usage collectif. Il faut en effet parler de four “communier”, c'est à dire commun à un groupe d'habitants et non de four banal. Ce dernier était, avant la Révolution française, propriété d'un seigneur qui autorisait son utilisation par les habitants moyennant une redevance, le ban.

 

Les greniers

Cette spécificité architecturale des Entremonts, se retrouve peu ailleurs en Chartreuse, contrairement à la Haute-Savoie ou à la Suisse, par exemple. Lieu de conservation des grains à l'abri des rongeurs, le grenier devient, par extension, celui des légumineuses, de la viande de porc, du matériel de panification, de la laine de mouton, des plantes médicinales séchées mais jamais des vêtements ou des papiers. Ce petit édifice construit en madriers d'épicéa horizontaux assemblés à mi-bois est souvent superposé à un soubassement maçonné abritant une cave ou une remise. Un escalier en bois ou en pierre mène au grenier fermé par une porte basse à découpe cintrée. Certains peuvent être doubles ou adossés, d'autres possèdent une loge à cochon, un poulailler ou un abri pour le bois. A Entremont-le-Vieux, il existe un grenier associé à un four à pain. Facilement démontable, cet “objet” a pu être déplacé pour restauration, mauvais emplacement ou transmission familiale.

Déjà attestés à Entremont-le-Vieux au XVIIIe s., leur présence s'est multipliée au XIXe s. et au début du XXe s. : en 1907, le cadastre en indique un par ferme. A partir des années 1950, on assiste à un abandon progressif de l'usage originel du grenier, engendrant souvent sa détérioration, voire sa disparition. Aujourd'hui, il sert parfois de débarras, mais l'attachement à sa fonction première reste très affirmé ; rares sont les nouvelles affectations.

 

La coopérative fruitière des Entremonts, Entremont-le-Vieux

 

La coopérative fruitière d'Entremontle-Vieux, toujours en activité, a été fondée en 1935. Elle succède à la fruitière des Teppaz, active de 1891 à 1912, née de la volonté d'organiser la collecte et la transformation du lait, ce qui représente une entreprise innovante pour l'époque, alors que la société rurale est principalement basée sur l'élevage.

Ce bâtiment, de plan irrégulier, en longueur, est implanté en périphérie ouest du bourg, sur la rive droite du Cozon et à proximité du ruisseau du Chaume. Cette coopérative fruitière a connu plusieurs phases d'agrandissement vers le sud-ouest. De petites modifications ont été apportées comme la lucarne placée sur le versant sud-est, autrefois plus large et couverte en appentis, ou encore une dépassée de toiture couvrant la galerie d'accès à la fruitière.

Au sud-ouest, dans le prolongement de la coopérative, se trouvait la porcherie où étaient élevés des cochons nourris grâce au petit lait ; elle a disparu au profit d'un équipement écologique de traitement des déchets de la laiterie.

La coopérative qui regroupe vingt-deux producteurs, transforme trois millions de litres de lait par an, pour une production annuelle de 250 tonnes de fromages. Outre la tomme de Savoie, une gamme de fromages spécifique au massif de Chartreuse est fabriquée : tomme de montagne, gruyère “Mont Granier”… Depuis la salle de visite, on peut observer en direct le travail du fromager tous les matins et découvrir grâce à des panneaux le processus de fabrication.

 

Le monument aux morts, Entremont-le-Vieux

 

Erigé au chef-lieu, sur un espace dégagé face à la mairie et à proximité d'une fontaine publique, ce monument aux morts a été inauguré le 12 novembre 1922. Il adopte un type peu répandu sur le massif de Chartreuse, celui de la statue, ici en marbre, représentant un poilu de la Première guerre mondiale. Placé sur un haut piédestal en pierre de taille calcaire, le soldat est représenté dans une posture offensive et dynamique, un bras tendu vers l'avant. Des plaques comportant la liste des disparus lors des deux guerres mondiales sont apposées sur les faces du podium.

Ce monument est l’œuvre de l’entrepreneur Elie Marius Descotes-Genon (1876-1935), originaire des Abrets (Isère), qui s’employa à diffuser la statuaire en marbre de Carrare exécutée en Italie. Dans ses ateliers furent également produits les monuments des Echelles et de Saint-Christophe-sur-Guiers.

 

L'Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption, Entremont-le-Vieux

 

L’église paroissiale, placée sous le vocable de la Vierge, est implantée sur un replat surplombant le bourg, derrière la mairie-école. En grande partie ravagée par un incendie en 1653 et vandalisée durant la Révolution française, l'église est reconstruite au milieu du XIXe s., à quelque distance de l’ancienne, dans le style néo-classique sarde, avec l’aide du roi Charles-Albert et des chartreux. On peut noter que les matériaux nécessaires étaient de provenance locale : pierre du Granier, brique de Chapareillan et ardoise d’Apremont.

La façade principale, d'inspiration dorique*, s’apparente à celle de l’église des Echelles. Le fronton, les pilastres, les grandes volutes latérales, lui confèrent une élégance et rappellent la Renaissance italienne.

A l’intérieur, la coupole centrale, à la croisée de la nef principale et du transept, est entièrement peinte.

 

*Ordre dorique : il correspond à un idéal de simplicité, le chapiteau n’est pas décoré, la colonne, rarement monolithe, n'a pas de base, la frise est une alternance de triglyphes (trois rainures) et de métopes (sculptures).

Saint Bruno

 

Bruno est né à Cologne, en Allemagne, un peu avant 1030. D’abord chanoine dans sa ville, il poursuit ses études à l’école cathédrale de Reims. Après trente ans d’enseignement des arts libéraux et de la théologie, il se retire avec six compagnons dans un lieu désert mis à sa disposition par Hugues, évêque de Grenoble, son ancien élève. Il fonde en 1084 le monastère de la Grande Chartreuse au pied du Grand Som. Appelé à Rome par Urbain II, un autre de ses élèves de Reims, qui souhaite solliciter ses conseils pour mener des réformes dans l’Eglise, il se retire ensuite en Calabre où il fonde avec de nouveaux compagnons l'ermitage Santa Maria del Bosco. Il meurt en 1101 au monastère Santo Stefano del Bosco qui succède à l’ermitage. L'ordre cartusien s'est édifié à partir de sa vie, car la règle ne sera rédigée par le grand prieur Guigues qu’une quarantaine d'années après le décès de Bruno de Chartreuse. De nombreux édifices du massif de Chartreuse et de ses piémonts (granges monastiques, églises paroissiales, ponts, bâtiments publics) portent la marque des chartreux : un globe surmonté d’une croix et gravé de sept étoiles représentant Bruno et ses six premiers compagnons. La devise en est : “la croix demeure tandis que le monde tourne”.

 

L'ours des cavernes en Chartreuse, Entremont-le-Vieux

 

En novembre 1988, une quantité exceptionnelle d'ossements d'ours des cavernes, Ursus spelaeus, a été découverte par des spéléologues, dans la grotte de la Balme à Collomb, située dans les falaises du Mont Granier, à 1700 m d'altitude.

Entre 1989 et 1994, des fouilles ont été menées sous la direction  du Muséum d’histoire naturelle de Lyon, avec le soutien du Conseil général de la Savoie, et grâce au mécénat d’EDF. Cette découverte paléontologique d’une très grande richesse a nécessité l’intervention d’une équipe pluridisciplinaire. Les recherches effectuées sur le site ont permis de déterminer que la fréquentation de cette grotte d'hivernation a perduré plus de 21 000 ans, entre - 45 000

et - 24 000 ans ! Aujourd'hui, le Musée de l’Ours des cavernes, établi au chef-lieu, en face de la coopérative laitière, propose une évocation de la grotte qui permet à tous, adultes et jeune public, de découvrir les richesse de ce gisement, de manière pédagogique et interactive.

 

Jean-Marius Bugnard (1880-1947)

 

 

Né à Chambéry, il enseigne à partir de 1902 le dessin dans son atelier de la place Saint-Léger. Les Syndicats d'Initiative d'Aix-les-Bains et de Chambéry lui confient alors la publicité touristique de la Savoie. Mobilisé d'août 1914 à avril 1919, il est à nouveau très actif après la guerre : en 1920, il réalise un panorama de la ville d'Aix-les-Bains pour le congrès international de tourisme de Monte-Carlo, où il obtient la médaille d'or. La consécration arrive vers 1921 lorsque deux de ses toiles représentant le mont Granier, sommet emblématique du bassin chambérien, lui permettent d'obtenir une mention honorable au salon de la Société lyonnaise des Beaux-Arts et d'accéder à la Société nationale des Beaux-Arts à Paris. En 1922, il peint à Tignes et Val-d'Isère. En 1924, il produit de nombreuses oeuvres, ainsi que des bannières pour les corsos fleuris d'Aix-les-Bains, de Nice et de Monte-Carlo. A partir de 1930, sa santé se dégrade. La déclaration de guerre en 1939 annule de nombreuses commandes. Sa dernière toile sera une fois encore un Granier. “Le Granier et le lac noir au couchant” 1921, “Le Mont Granier, crépuscule triste” 1921, “Granier au couchant” 1947, font de cet artiste le “peintre du Granier”.

 

La Chapelle des dix mille martyrs, Saint-Pierre-d'Entremont

 

Cette chapelle, implantée au cœur du bourg, est dédiée aux Dix-mille Martyrs du Mont Ararat (entre Turquie et Arménie). Martyrisés en 120 de notre ère sous l’empereur Adrien, leurs reliques ont été apportées en Savoie par une colonie de Grands carmes d'Aix-en-Provence.

Seule la façade primitive est aujourd'hui conservée et classée Monument historique depuis le 29 avril 1928. Sa composition est assez similaire à celle de la chapelle de Saint-Christophe-la-Grotte. Un oculus moulurée et une croix marquent le sommet primitif du pignon, rehaussé tardivement.

La porte est couverte d'un linteau en accolade, orné d'un écusson partiellement martelé, où se devine encore le trigramme IHS* en lettres gothiques. L'un des piédroits de la porte est doté d'un bénitier surmonté d'un écusson. Le style des baies, caractéristique de la période gothique, pourrait dater l'édifice du début du XVIe s.

Son histoire est difficile à établir car cette chapelle n'est ni mentionnée dans le Pouillé* de 1497 du diocèse de Grenoble, ni dans le procès-verbal de visite de l'évêque Laurent Ier Alleman de juillet 1508. Elle n'apparaît que dans la visite pastorale de son successeur en 1551.

Une cloche provenant de cette chapelle, datée du troisième quart du XVIe s., est également classée Monument historique.

 

* Pouillé : Dénombrement, état de tous les biens d'un diocèse, d'une abbaye, etc.

*IHS : abréviation imparfaite du nom de Jésus en grec : I = J, H = E et S = S (JES. = Jésus) qui apparaît parmi les plus anciens symboles chrétiens. Lorsque le latin devint la langue dominante, la lettre èta grec (H), étant identique à la lettre latine H fut assimilé à celle-ci. Il peut être lu au sens IESUS, HOMINUM SALVATOR (Jésus, Sauveur des homes)

La tour d'Infernet, Saint-Pierre-d'Entremont

 

L’histoire de la tour d'Infernet est peu connue. Elle figure sur la mappe sarde (1730) comme propriété du seigneur Gay Joseph puis apparaît sur un plan de 1862, qui accompagne une demande d'autorisation de maintenir une scierie sur le Guiers Vif.

Cette tour d'angle de plan circulaire, élevée sur quatre niveaux, faisait partie d’un bâtiment plus important, dont le corps de logis aurait été détruit lors de l'aménagement de la route actuelle en 1886. La tour s'ouvre par une travée de trois portes, qui donnaient autrefois accès à l'intérieur du logis. Cette tour n'abritait pas d'escalier en vis, les murs n'en portant aucune trace

Le rez-de-chaussée et le premier étage sont voûtés, tandis que le deuxième étage comporte un plancher, porté par des corbeaux en pierre de taille. Le style de mouluration des baies permet de dater cette construction de la fin du XVe s. ou du début du XVIe s. Elle conserve également des menuiseries des XVIe et XVIIe s. et une porte métallique du XVIIe s. Un toit octogonal, couvert d'essendoles (tuiles de mélèze), détruit lors d'un incendie accidentel en 2005, coiffait la tour. Il vient d’être restauré à l’identique.

 

Les bornes-frontières, Saint-Pierre-d'Entremont

 

Des bornes matérialisant la frontière entre le royaume de France et de Sardaigne ont été établies suite au Traité de Turin du 24 mars 1760. Rendue caduque en 1792 par la première Annexion de la Savoie à la France, cette frontière est rétablie en 1815, puis à nouveau supprimée lors du rattachement de 1860.

Selon le protocole de bornage de 1822-1823, les bornes de 1761 en bon état sont réutilisées, sinon, de nouvelles sont taillées dans du calcaire selon des normes précises : elles portent les emblèmes de la France (fleur de lys) et de la Savoie (croix inscrite dans un cercle de 24 cm. de diamètre), le numéro d'ordre, le “millésime” (1822 ou 1823) et la direction de la frontière (indiquée sur la face supérieure par un trait droit ou angulaire, s'il y a un changement de direction). Certaines sont encore visibles sur l'alpage de l'Alpe (Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse), du Pas de l'Echelle au Pas de la Rousse (flancs du vallon de Pratcel) et, plus au sud, sur l'Alpette de la Dame et au Pas du Fourneau. A Saint-Pierre-d'Entremont Savoie, deux types de bornes se distinguent : celles marquées d'une croix des chartreux, délimitant la propriété du monastère (secteur de la Coche / Roche Veyrand) et celles fixant la frontière entre la France et la Savoie. Seules les bornes situées sur le Guiers-Vif (Cirque de Saint-Même) ont aujourd'hui disparu.

 

André Artigue

 

Né à Paris en 1879 de parents savoyards, André Artigue s’oriente d’abord vers le chant comme baryton soliste et épouse un professeur de piano. Sa vocation de peintre se révèle progressivement ; il est d’abord l’élève de son père, Albert-Emile, puis suit les cours de Gustave Moreau aux Beaux-Arts à Paris. Ses portraits de femmes sont très recherchés et il expose dans de nombreux salons, tant en Amérique qu’en Europe. En 1919, il quitte Paris pour se fixer, après des séjours en Bretagne, en Provence ou en Belgique, à Chambéry en 1921. Il obtient l’honneur d’une acquisition par l’Etat, en 1925, lors du salon des Artistes savoyards. De cette époque date son amitié avec le peintre et graveur André Jacques. Ses “effets de neige” et plus largement son style, nourri de son admiration pour Rembrandt, Puvis de Chavannes et l’art japonais, sont très appréciés des chambériens qui y reconnaissent une atmosphère familière.

Il donne quelques cours particuliers dans son atelier chambérien, puis s’installe après-guerre à Saint-Pierre-d’Entremont où il décède en 1956 ; il est enterré au cimetière communal.

 

Le haut-fourneau bergamasque de Noir-Fond, Saint-Pierre-d'Entremont Isère

 

Si la présence d'un ouvrage hydraulique (artifice) est supposée au bord du Guiers-Vif dès le. XIVe s., ce n'est qu'en 1537 qu’un martinet (fourneau et forge) appartenant au seigneur d'Entremont est mentionné.

Aux XIIe-XIIIe s. les fourneaux étaient de petits édifices de pierre -bas-fourneaux- permettant de transformer le minerai de fer en métal, grâce à l'énergie hydraulique. Au XVIe s., ils deviennent des bâtiments imposants où la température de chauffe est mieux maîtrisée -hauts-fourneaux. La fabrication du métal peut alors atteindre des productions quasi-industrielles.

Le haut-fourneau de Noir-Fond, implanté en rive gauche des gorges du Frou, fut a été construit au XVIIe s. par les chartreux.. Ce haut-fourneau de type bergamasque, se caractérise par un système de bâtiment à trois côtés dont un adossé à un talus, utilisant le charbon de bois pour combustible et doté d’une soufflerie par trompe. Cette technique est introduite en Savoie et Dauphiné au XVIIe s par des ouvriers métallurgistes de la Province de Bergame (Italie),invités à apporter ce savoir-faire.

Abandonné dès 1726 en raison de la médiocrité du minerai extrait dans les mines voisines de Bovinant, il figure sur une carte de 1760 comme "masure du martinet de Bois".

Il s’agit de l’unique exemplaire connu de haut-fourneau bergamasque en partie conservé en Isère, le canal de fuite et des portions de murs de la partie centrale du fourneau étant encore visibles.

 

La cimenterie Chiron-Vicat, Montagnole

 

En 1857, MM Vissol et Duclos établissent à Montagnole la première fabrique de ciment qui durera pendant trois à quatre ans. Les fours étaient situés aux Domaines, sur la route du Granier, et le moulin à broyer la pierre aux Corneries.

En 1850, Jacques Chiron hérite d'un moulin à La Revériaz, près de Cognin, qu'il va utiliser pour le ciment. Il achète en 1863 un premier coteau à Montagnole qui se révèle de mauvaise qualité puis trouve un nouveau lieu d'extraction, au Pontet, et construit un four à Montjay, près de La Reveriaz. A sa mort en 1890, la production

atteint 2500 tonnes par an mais elle est freinée par la durée du transport avec des chars à boeufs. Ses fils, vont moderniser l'oeuvre de leur père : en 1904, les boeufs sont remplacés par un tracteur à vapeur remorquant quatre chariots ; en 1912, une locomotive à vapeur à crémaillère circule entre Le Pontet et La Reveriaz ; en 1924, un câble aérien muni de godets achemine 50000 tonnes de pierres par an. Enfin, en 1963, le broyeur est installé sur le site du Pontet et l'entreprise creuse deux tunnels où circule le “métro de Montagnole” : les wagons chargés de poudre arrivent directement aux fours de la Reveriaz. A partir des années 1970, les fours sont aussi implantés au Pontet et le tunnel prolongé pour acheminer le ciment à Chambéry. Après avoir été rachetées en 1980 par le groupe Vicat, les cimenteries de Montagnole ferment en 1993.

Le ciment a servi pour l'édification de nombreux ouvrages d'art, notamment le barrage d'Emosson en Suisse, les fours de refroidissement de la majorité des centrales nucléaires françaises et le tunnel du Mont-Blanc.

 

Les Maisons seigneuriales et de notables, Saint-Cassin

 

Le Château Saint-Claude

Le château de Saint-Cassin était implanté sur une butte offrant un poste d'observation de la vallée du Couz à Chambéry. L’archéologie a révélé une occupation gallo-romaine (Ier - IVe s.). Attesté au début du XIe s., mentionné comme donation du roi Rodolphe à sa femme en 1014, il passe au XIIIe s. des mains de la famille de Saint-Cassin aux Miolans, puis, par alliances successives, aux Seyssel.

Les bâtiments couronnaient le sommet de la butte. De plan rectangulaire, ils comportaient un donjon et une tour carrés reliés par des murailles formant une enceinte fermée par une porte surmontée d'un arc. A l'intérieur, s'élevaient les habitations et la chapelle Saint-Claude, postérieure au château.

Au XVIe s., bien qu’à l'état de ruine, il est transmis aux Clermont-Mont-Saint-Jean venus du Dauphiné et déjà établis à Cognin. Ne pouvant restaurer ce château, Jean-Baptiste de Clermont installe sa famille dans la Tour de Saint-Cassin (en ruine) et fait édifier en 1670 une “grande maison” en contrebas de l'église. Elle comportait un bâtiment d'habitation aujourd'hui réhabilité et des dépendances en partie rénovées.

 

Maison-forte du Bonnet

La maison-forte, dite de Bonnet, se trouve près de la route de Montagnole. Le bâtiment existe toujours et conserve quelques décors architecturaux des XVe et XVIe s.

Elle appartenait déjà en 1417 à Thomas de Menthon même si la famille Bonet, première propriétaire, était encore attestée. Le bâtiment fut ensuite acquis par la famille Mareschal, bourgeois de Chambéry, puis par la famille Valence. En 1609, la demeure et son fief sont vendus aux Cise, marchands piémontais, qui en resteront propriétaires près de deux siècles. Cette maison forte possédait une chapelle privée.

 

Château Menabrea

Implanté près du ruisseau des Alberges, ce domaine comprend un bâtiment d'habitation et des dépendances séparées, entourés d'un mur de clôture. Cet ensemble, propriété de noble Jean Vuillerme, fut édifié à la fin du XVIIIe s. Il était habité au XIXe s. par la famille des Comtes de Menabrea, illustre en Savoie et en Piémont. La bâtisse, flanquée de deux tours, est entourée d'un parc de 5000 m2, planté d'arbres centenaires, qui abrite une chapelle néo-gothique.

 

Luigi Federico Menabrea

 

Né à Chambéry le 4 septembre 1809 et mort à Saint Cassin dans le manoir familial le 24 mai 1896, Luigi Federico Menabrea, ingénieur militaire et homme politique piémontais, est l’un des fondateurs de l’école moderne de géométrie différentielle italienne.

Menabrea enseigna de 1846 à 1860 à l’École militaire et à l’Université de Turin tout en menant une carrière politique : ministre de la Marine (1861-62), des Travaux Publics (1862-64) et Président du Conseil (1867-69). Plutôt conservateur et peu favorable à Garibaldi, il fut aussi chargé à la fin de sa vie de missions diplomatiques, notamment en tant qu’ambassadeur à Londres (1876-82) et à Paris (1882-92). En 1859, il reçut le Collier de l’Annonciade et, en 1861, le titre héréditaire de comte.

Par ses écrits et son enseignement, il fit connaître les travaux de Charles Babbage sur le calcul mécanique et ceux de Castigliano sur la résolution des structures élastiques. Menabrea développa toute une série de méthodes de calcul des structures élastiques, méthodes fondées sur la mécanique analytique de Lagrange.


Contact

Pour toute information supplémentaire :

 

Parc naturel régional de Chartreuse

04.76.88.75.20

http://www.parc-chartreuse.net

 

OT des Entremonts en Chartreuse

04 79 65 81 90

www.chartreuse-tourisme.com

 

OT de la vallée de Chartreuse / Les Echelles

04 79 36 56 24

www.chartreuse-tourisme.com

 

OT de Chambéry

04.79.33.42.47

www.chambery-tourisme.com

 

Mairie de Cognin

04.79.69.35.07

www.cognin.fr

 

Mairie de Saint-Jean-de-Couz

04.79.65.70.95

 

Mairie de Vimines

04.79.69.07.69

www.vimines.com

 

Musée de l’Ours

04.79.26.29.87

www.musee-ours-cavernes.com

 

Coopérative laitière des Entremonts

04.79.65.89.85

www.cooperativedesentremonts.com

 

FACIM

04.79.60.59.00

www.fondation-facim.fr

 

Association de Développement Touristique Chartreuse

04 76 88 64 00

www.chartreuse-tourisme.com

 

Maison des Parcs et de la Montagne de Chambéry

04 79  60 04 46

www.maisondesparcsetdelamontagne.fr

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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