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Infos pratiques

Le patrimoine

IR8 - Au coeur des Bauges

Résumé

Sites, monuments et personnages célèbres au coeur des Bauges

Détail

 

L'ancienne Chatreuse, Aillon-le-Jeune

 

Vers 1178, une petite communauté de moines venue de Meyriat (Ain), s’installe dans la combe de Lourdens, donnée par le comte Humbert III de Savoie. Le site répond aux exigences spirituelles et matérielles de la vie cartusienne : calme, solitude, terre et eau.

Ce couvent construit au milieu du XVIIe siècle, comme l’ attestent les études dendrochronologiques* s’étendait sur près de 1000m2. Dès le Moyen Age, la chartreuse possède un vaste domaine rural, principalement alpages et vignobles, dans les Bauges et en Combe de Savoie. Elle se tourne vers l’activité métallurgique au XVIIe siècle en se dotant d’un haut-fourneau et d’un martinet.

Vendu en 1792 à des industriels, les habitants sont autorisés à se servir en pierres. En 1853, les frères Bérard, cultivateurs à Aillon, rachètent les vestiges de la chartreuse, soit le bâtiment des hôtes, et le reconvertissent en ferme.

La chartreuse d’Aillon est l’un des plus anciens témoins du patrimoine bâti des Bauges. Dans le bâtiment des hôtes restauré, la maison du patrimoine du Parc naturel régional du massif des Bauges ouvre ses portes aux visiteurs pour une découverte culturelle du territoire.

 

* dendrochronologie : technique de datation fondée sur l'observation des cercles de croissance des troncs des arbres dont les différences résultent des variations climatiques annuelles.

 

La Correrie

Ce nom désigne une maison rurale et ses annexes dans le voisinage de la chartreuse, où résidait un moine et quelques convers au Moyen Age et qui servait, avant le XIVe siècle, d’hôtellerie pour les pèlerins et les étrangers. Cette grangerie était en 1791 la plus importante du domaine par ses alpages et sa production de vacherins.

La chapelle, édifiée au XVIIe siècle, est dédiée à l’Archange saint Michel. Elle est caractéristique de la période baroque, tant à l’extérieur –porte d’entrée à corniche, fronton tronqué et clocher, qu’à l’intérieur –vestiges d’un décor peint dans le chœur et tableaux. Entièrement restaurée au XIXe siècle, elle est ornée d’un décor mural peint par l’artiste Salvati.

Dans le cimetière attenant se dresse un calvaire en pierre du XIIIe siècle classé Monument historique.

 

L'Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption, Aillon-le-Jeune

 

La paroisse d’Aillon-le-Jeune a été créée en 1804 et l’église édifiée deux ans plus tard, dans le style néoroman.

Restaurée durant tout le XIXe siècle, notamment après l’incendie de 1842, elle conserve de cette période un abondant décor, peint successivement par les artistes Mucengo, Mabloux, Salvati, puis en 1930 par Mantilleri. Elle abrite une statue de la Vierge offerte par le prieur de Tamié.

Les pierres de la façade principale proviennent de l’ancien portail de la Chartreuse d’Aillon, tout comme la porte en noyer sculpté et mouluré qui date de 1670. L’inscription portée sur la frise « UMBERTUS COMES III » (comte Humbert III) rappelle la fondation faite par ce prince de Savoie en faveur des moines.

 

Les clouteries, Le Noyer

 

En 1789, suite à l’introduction de la sidérurgie le long du Chéran au XVIIe siècle, l’essentiel de la production de fer est employée par les cloutiers. Cette activité, prospère à partir de 1814, fait vivre de nombreuses familles des Bauges. Les villageois qui disposent d’une clouterie, c’est à dire un simple bâtiment doté d’une forge, font travailler leur famille et peuvent, en fonction de la place, embaucher des ouvriers du voisinage. Au Noyer, en 1826, 20 forges à clous occupant 200 ouvriers étaient ainsi recensées. Ce travail s’inscrit dans la saisonnalité des activités agricoles, puisqu’il se déroule l’hiver et les jours de mauvais temps.

Une véritable spécialisation par commune existait : le Noyer produisait des clous de souliers tandis qu’Aillon fabriquait ceux des charpentes. Si la demande locale était forte, les exportations, le colportage et la vente lors des foires et marchés permettaient d’écouler les produits.

Les clouteries ont disparu à la fin du XIXe siècle parallèlement au déclin de la population et à l’émigration, à la raréfaction du bois disponible pour le charbonnage, à l’industrialisation concurrente et à l’orientation agricole et laitière des communautés baujues.

 

L'argenterie des Bauges, Saint-François-de-Sales, La Magne

 

L'appellation "argenterie" a été donnée par dérision à cette vaisselle de bois tourné, en raison de sa couleur blanche éclatante et légèrement nacrée. L’usage alimentaire des objets nécessite l’emploi d’un bois répondant à ce critère, qualité requise par l’érable sycomore ou « plane », présent dans ce secteur de Bauges et facile à travailler.

Au village de La Mâgne, la première trace écrite de cette production apparaît dans une déclaration de l’évêque de Genève en 1645. Il s’agit non d’un métier mais d’une activité annexe au travail de la terre, qui atteint son apogée vers 1850, avec 60 tourneurs sur bois recensés.

Le tour à arc alternatif, système très ancien, était installé dans la maison d’habitation, souvent dans l’étable. Construit en bois par le tourneur et donc adapté à sa morphologie, l’énergie est fournie par la force humaine. Les outils se limitent à des « fers », crochets forgés sur place. Quelques artisans perpétuent aujourd’hui encore cette activité.

Le colportage, féminin et masculin, indissociable du tournage, permettait d’écouler la production de vaisselle domestique et d’ustensiles liés à l’activité laitière, dans les villages des Bauges mais aussi bien au-delà, en France et en Suisse. Il a perduré jusqu’en 1920.

 

L'Eglise Saint-François, Saint-François-de-Sales

 

La commune de Saint-François-de-Sales, première de France à porter le nom du saint, procède du partage du territoire d’Arith en 1712.

L’église est édifiée à mi-chemin entre les hameaux du Champ et de La Magne, à l’endroit où, selon la tradition, la mule de saint François se serait arrêtée. Entièrement reconstruite en 1832, sur un plan en rotonde de l’architecte Trivelly, seul le clocher ancien fut conservé. La vaste nef est couverte d’une coupole. Sur le maître-autel en marbre blanc figure de part et d’autre la liste des donateurs datée de 1892 ; des anges sont placés aux angles et la façade est ornée d’une représentation des disciples d’Emmaüs. Les autels latéraux, en bois peint à décor de faux marbre, sont dédiés au Sacré-Cœur et à la Sainte-Famille dont les cultes étaient très importants dans la paroisse. La chaire, de facture ancienne, possède une cuve à cinq pans en marqueterie. De même, les fonts baptismaux conservent des panneaux en bois sculpté provenant de la chapelle du Mouchet, caractéristiques de la période baroque. Deux tableaux ainsi qu’un vitrail honorent saint François de Sales.

 

 

Saint François de Sales

 

Né en 1567 au château de Sales à Thorens-Glières, François effectue ses études de droit et de théologie à Paris. Il obtient un doctorat à l’université de Padoue puis devient avocat au barreau de Chambéry. Renonçant à son titre de sénateur du duché de Savoie, il reçoit la tonsure dans l’église de Lathuile le 18 décembre 1593.

L’évêque de Genève, réfugié à Annecy, le charge d’évangéliser le Chablais, presque entièrement converti au calvinisme. Aux personnes qu’il ne peut rencontrer, François adresse des lettres puis fait imprimer des textes qu'il distribue et affiche ; c’est de là que vient son titre de patron des journalistes. Soutenu par le duc de Savoie, il reconquiert le Chablais à la foi catholique en deux ans. En 1602, il est nommé coadjuteur puis successeur de l'évêque de Genève. Il rétablit la discipline dans les abbayes et monastères et met en place la formation du clergé et la catéchèse du peuple. Des missions diplomatiques lui sont aussi confiées à Paris et à Rome et ses prédications sont recherchées. Ses ouvrages de spiritualité, dont les célèbres Introduction à la vie dévote et Traité de l'Amour de Dieu sont destinés aux laïcs pour les aider à vivre selon l’Evangile.

Directeur spirituel de la Baronne de Chantal, François de Sales lui confie en 1610 la fondation de l'ordre de la Visitation.

Il meurt le 28 décembre 1622. Proclamé saint en 1665 et docteur de l'Église en 1877, son corps repose à Annecy, dans le monastère de la Visitation construit en 1911.

 

Le moulin Morand, Arith

 

Situé au Pont d’Arith, près du Nant de Saint-François, cet artifice a été créé en 1896. Si le terme scierie est le plus employé, il s’agit d’un équipement multifonction : scierie, pressoir à pommes et pressoir à noix.

Le bâtiment disposait de 2 roues à augets, l’une pour la scierie et l’autre pour la scie circulaire et le pressoir. Après la seconde guerre mondiale, il semble que deux frères Morand se partageaient la propriété : Emile, grand-père du propriétaire actuel, gérait la scierie et Armand avait en charge le pressoir. Si la scierie fonctionnait toute l’année, Armand, cultivateur, utilisait le pressoir durant l’hiver.

Entre 1920 et 1923, un matériel moderne, encore en usage, est installé, parallèlement à l’électrification. Il provient en partie de l’atelier de mécanique des frères Petits de la Compôte.

La scierie a fonctionné jusque vers 1970 ; aujourd’hui, elle est encore parfaitement en état de marche. Le moulin est lui activé chaque automne et hiver pour presser les pommes et les noix.

Le propriétaire s’emploie depuis quelques années à restaurer l’ édifice et les machines et porte le projet de faire fonctionner à nouveau scierie et moulin à l’énergie hydraulique.

 

La scie à grand cadre, Bellecombe-en-Bauges

 

Témoin d'une économie du bois florissante, la scierie Mugnier, est la dernière des 12 autrefois présentes à Bellecombe. Cette scie hydraulique« à grand cadre », est restée active pendant près de 100 ans.

Le bâtiment se compose de deux niveaux : le bas, dans la pente, accueille les organes de transmission. A l’étage, se situe la salle de sciage. Sur un solide plancher les machines sont installées et deux trappes donnent accès au sous-sol. Seuls deux côtés de l’édifice sont fermés par des planches ; la façade principale, de plein-pied, est ouverte. Dans un angle, une petite pièce fermant à clé avait été aménagée pour le repos des ouvriers et surtout le stockage et l’outillage. La charpente est portée par des poteaux fixés sur des plots maçonnés.

Le bois, acheminé par traction animale, était tout d’abord nettoyé des résidus de terre et de pierre puis arrimé sur le chariot mobile de la scie par des « valets ». La lame de la scie, tendue sur un cadre est fixe ; c’est la pièce de bois qu se déplace. Le premier passage fournit des planches de différentes épaisseurs auxquelles on donne la largeur souhaitée au moyen d’une scie circulaire.

Entre 1987 et 1996, dix ans de restaurations ont été nécessaires à l’association pour remettre la scie à grand cadre son activité. Les bénévoles proposent régulièrement des visites et des démonstrations.

 

La légende du Pont du Diable

 

Le pont du diable, autrefois « pont des fées », procède de la déformation du mot « fayes » brebis en patois. La tradition en fait volontiers le plus ancien des Bauges, mais sa date de construction demeure inconnue. Il est implanté à l’endroit ou le canyon du nant de Bellecombe est le plus impressionnant avec 30 m. de profondeur.

La légende rapporte que "le Diable fit promettre au maçon de Bellecombe en Bauges que l'âme du premier être qui naîtrait au village à la fin des travaux lui appartiendrait. Le bâtisseur eut peur car sa femme enceinte devait accoucher pour cette même date. Par pur hasard et grande chance, une truie mis bas juste au bon moment. Le maçon malin trompa Belzébuth et sauva l'âme de son fils nouveau-né".

 

Un bourg commerçant, Lescheraines

 

La commune de Lescheraines, implantée au point de convergence de la vallées de Saint-François, de celle ds Aillons et de la cluse du Chéran, occupe une position de carrefour stratégique.

La route qui descend du chef-lieu et franchit le Chéran offre une succession de points de vue panoramiques, permettant de comprendre les caractéristiques de ce territoire. Le pont, édifié au XVIe siècle puis reconstruit en 1678 et 1870 est un élément historique fort pour toutes les Bauges.

Célèbre pour ses marchés et foires dès le Moyen Age, la foire de la Madeleine, le 22 juillet était considéré comme le plus gros marché aux bestiaux en 1860. Cette tradition se poursuit.

 

La famille de Lescheraines

 

Cette puissante famille des Bauges apparut au XIIe siècle, connaît un fort rayonnement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle possédait sans doute un château dénommé « tour de Lescheraines » au nord-ouest de l’église, à l’emplacement actuel du « pré de la tour ».

Proches des comtes de Savoie, on les retrouve châtelains de La Rochette puis de Chambéry au XIVe siècle. Au XVe siècle, ils prennent la tête du château du Molard au Châtelard puis tiennent tous les châteaux et titres des Bauges. Au XVIe siècle, l’un d’eux est gouverneur de Montmélian et au XVIIe siècle ils entrent à la Chambre des Comptes de Savoie. Par des alliances avec d’autres familles savoyardes anoblies, ils parviennent à se maintenir jusqu’au XIXe siècle, notamment dans la branche Favier du Noyer, bien implantée en Combe de Savoie et dans la vallée de l’Isère.

 

 

Laurent Morand (1830-1894)

 

Né à Lescheraines en 1830, il est ordonné prêtre en 1855. Après avoir enseigné quelques années au petit-séminaire de Pont-de-Beauvoisin, il effectue presque toute sa carrière en paroisse, dans les Bauges (Les Déserts, Sainte-Reine, Ecole), avant de la terminer comme curé de Saint-Pierre-de-Maché à Chambéry.

Erudit, il s’intéresse particulièrement à l’histoire de la Savoie et ses études lui permettent d’entrer à l’Académie de Savoie en 1882 puis d’en assumer le poste de secrétaire perpétuel, à partir de 1886. Son ouvrage le plus important et le plus célèbre est sans aucun doute Les Bauges. Histoire et documents rédigé entre 1889 et 1891 et publié en trois volumes.

Il décède à Chambéry en 1894 mais est enterré dans sa commune d’origine ; sa pierre tombale est appuyée contre le mur de l’église.

 

Léon Aymonier, le pharmacien photographe, Le Châtelard

 

Léon Aymonier est issu de la branche aînée de la famille Aymonier, « bourgeois du Châtelard », qui prend naissance en 1430. Son père, Jean IV, agriculteur, est le frère du commandant Etienne Aymonier et de Louis, banquier au Châtelard. Sa mère tenait un café et travaillait à la Poste.

Après ses études de pharmacie à Grenoble et un stage à Paris, il achète en 1892 la vieille officine du Châtelard. Il fait de sa passion pour la photographie un second métier et se consacre amplement à cette activité, laissant un jeune préparateur à la boutique.

Pour les habitant des Bauges il réalise photos d’identité, portraits de famille, se déplaçant pour les mariages et les cérémonies. Il travaille également pour l’éditeur de cartes postales chambérien Grimal.

Près de 3000 clichés pris entre 1892 et 1934 constituent ainsi le fonds Aymonier acquis en 1973 par le Musée savoisien de Chambéry.

« Nous ne pouvons que supposer les motivations du photographe-pharmacien, Aymonier, quand il insistait tellement systématiquement à prendre des photographies de tous ceux qu'il connaissait ou pouvait rencontrer, qu'ils soient vivants ou sur leur lit de mort. […] Il voulait probablement établir une sorte de typologie des habitants de la petite ville. De la même manière, il est possible de regarder chacune des photographies comme la biographie du photographié. » (John Berger Léon Aymonier autopsie du Châtelard)

 

La Maison du Parc naturel régional du Massif des Bauges, Le Châtelard

 

Créé le 19 décembre 1995, le Parc naturel régional du Massif des Bauges compte aujourd’hui 64 communes adhérentes, 48 en Savoie et 16 en Haute-Savoie. Il s’étend sur une surface de 90 000 ha et compte 60 000 habitants.

Ses missions principales sont développées dans la charte établie pour une durée de 12 ans : environnement et paysages, développement économique, agriculture, sylviculture-bois, patrimoine et culture, maîtrise de l’urbanisme, tourisme sports de nature. De plus, le Parc est co-gestionnaire de la Réserve nationale de Chasse et de Faune Sauvage depuis 2003, qui couvre 5 200 ha sur les deux départements savoyards.

 

La route et le col du Frêne, Saint-Pierre d'Albigny / Sainte-Reine

 

Le col du Frêne met en communication la Combe de Savoie et les vallées des Bauges-devant. Au Moyen Age, seul un sentier muletier reliait Saint-Pierre-d’Albigny au col du Frêne. Le minerai de fer en provenance des Hurtières et les marchandises quittant les Bauges transitaient par le col La Sciaz entretenu par les Chartreux. A la fin du XVIIIe siècle, le royaume sarde engage de grands travaux sur le chemin du col du Frêne pour en faire un axe principal. Achevé en 1836, il demeure tortueux, ce qu’atteste en 1860 un voyageur: “On ne peut descendre sans être pris de vertiges”. En 1861, les rampes sont adoucies ; la route, accessible aux attelages sert au transport du bois, du bétail, du vin et autres fromages vers la Combe de Savoie et la Maurienne.

L’essor du trafic automobile n’a eu guère d’incidence sur la physionomie du col. Aux deux granges présentes sur la mappe sarde, s’ajoute en 1902 un hôtel construit par Jacques Morat, avec une dizaine de chambres pour des voyageurs ou des touristes. Un dortoir accueillait les skieurs ; un petit téléski était installé à l’arrière. Il fut même question d’une station reliée aux Aillons par le Morbier… La famille Morat a tenu l’établissement jusque dans les années 1980, c’est aujourd’hui une résidence privée.

L’arrivée dans le massif des Bauges par le col du Frêne laisse découvrir une belle perspective, de la vallée cultivée jusqu’aux arrières-plans montagneux. Ce paysage est aujourd’hui agréable, mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’écrivain-voyageur Raverat au XVIIIe siècle notait au contraire son aspect souffreteux, ses maigres pâtures, ses montagnes décharnées : « un loup n’en aurait pas voulu pour y fixer sa demeure… ».

 

La Chapelle Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Reine, Epernay

 

Cette petite chapelle, rénovée en 1989, est dédiée à saint Jean-Baptiste. Elle a été fondée par Dom Pierre Girollet a une date inconnue, mais avant 1610, puisque saint François de Sales en fait mention dans le compte-rendu de sa visite pastorale.

Edifiée en pierre, couverte d’un toit à deux pans, elle est coiffée d’un petit clocheton. La façade est percée de trois baies dans l’axe médian : porte d’entrée, oculus* et baie haute dans le comble. Un bénitier en pierre est encastré à droite de la porte.

Cette chapelle est très importante dans la piété populaire locale. Selon les propos du curé au début du XIXesiècle les habitants « s’y rassemblent tous les soirs pour y faire la prière commune et tous les dimanches et fêtes pour y réciter le Rosaire, y faire une lecture ». L’entretient était d’ailleurs à leur charge. Interdite en 1846 pour des raisons de sécurité, son état de délabrement à la fin du XIXe siècle inquiète le prêtre qui parvient à obtenir de l’évêque le droit de la restaurer. Elle sera consacrée en 1869.

 

* Oculus (vient du lat. œil) : petite ouverture circulaire pratiquée dans une façade pour apporter de la lumière ou de l’air

 

L'Eglise Saint-Maurice, Ecole-en-Bauges

 

Cette église, attestée dès le Moyen Age par les visites pastorales, a été entièrement reconstruite dans les années 1780-1781, suite à l’incendie qui ravagea le village en 1778. De grande dimension, son plan a été dressé par Francesco Luigi Garella, en 1779, dans le style baroque savoyard.

Après les profanations révolutionnaires, des travaux sont entrepris en 1818 sous la direction de Bernard Trivelli dans le style néoclassique sarde alors en vigueur. Deux chapelles latérales sont créées de part et d’autre de la grande nef voûtée et le chœur est également modifié pour y placer le maître-autel. Elle reçoit en 1854 un premier décor peint, puis en 1929, les frères Mantilleri, actifs dans d’autres églises du massif, réalisent entre autres, la grande peinture de la voûte du chœur représentant la fondation de l’oratoire de la Sainte-Fontaine de Bellevaux où la Vierge serait apparue à un moine. Entre 1921 et 1928, les vitraux, œuvre de l’atelier Bessac à Grenoble ont été en partie financés par les paroissiens.

Quelques objets d’art sont conservés comme une Vierge à l'enfant du XIe siècle, une Pieta du XVIe siècle, une table de communion en fer forgé du XVIIIe siècle provenant des ateliers métallurgiques de Bellevaux. Un tableau de saint Maurice à cheval dans le défilé de Saint-Maurice-d’Agaune (Valais) portant le drapeau rouge à croix blanche est remarquable tant par ses dimension que par sa qualité picturale. Récemment restauré, il confirme la popularité du saint martyr choisi comme protecteur particulier de la Maison de Savoie en 1603.

 

Francesco-Luigi Garella (1727- ?)

 

 

Fils de l’architecte baroque d’origine piémontaise Franco-Antonio, il naît à Chambéry et fait son apprentissage auprès de son père. Reçu architecte civil de Turin le 22 avril 1756, il est nommé architecte des Ponts-et-Chaussées en mai 1761. A ce titre, il est chargé de la surveillance des travaux de la digue des capucins à Cognin, de la nouvelle route des Echelles ou encore des réparations de la digue de Chautagne. Après un nouvel examen où il doit présenter un projet d’église, il devient en 1764 architecte du roi. En 1775, il réalise l’arc de triomphe pour l’arrivée du roi Victor-Amédée III, et en 1787 on lui confie un projet, non suivi d’exécution, d’endiguement de l’Isère à hauteur de Montmélian.

 

La maison des maîtres de forge, Ecole-en-Bauges

 

 

En I654, Louis Turinaz, natif de la vallée de Suze, obtient des moines de Bellevaux le droit d’exploiter le cours du Chéran et d’implanter une fabrique de fer. Cette industrie, composée d’un haut-fourneau, d’un martinet et d’une martinette, emploie pendant 22 ans près de 100 personnes réparties en divers corps de métier. Le minerai provenant de Saint-Georges-d'Hurtières est acheminé à dos de mulet par le col du Frêne. De cette activité prospère naissent les premières clouteries au Chatelard, à La Motte-en-Bauges et à Lescheraines.

A sa mort en 1676, sa veuve puis son neveu, Sébastien Turinaz, prennent la direction des fabriques. Ses enfants ne souhaitant pas lui succéder, et en raison d’un fort déboisement qui a conduit à une raréfaction du charbon, les usines sont vendues en 1692 à Jean Geny, bourgeois de Montmélian. Il les exploite pendant 15 ans et établit un second martinet. En I707, il revend toute l'exploitation à Jean Revil puis à Philibert Rosset de Conflans. A sa mort en 1729, les moines de Bellevaux tentent de racheter le domaine en conservant le personnel. Mais ils sont contraints de céder le martinet du bas pour acheter du bois puis de suspendre l’activité, la concurrence avec les établissements d’Aillon et du Châtelard étant forte.

Après la Révolution, l’usine est dirigée par Gaspard Ferroud-Plattet, qui possède cette belle maison à Ecole et connaît bien l'industrie du fer. Il meurt en 1819, son fils et sa femme lui succèdent, mais ils sont confrontés au vieillissement des équipements qu’ils laissent à l’abandon. Il faut attendre en I860 l’arrivée d’un forgeron originaire du Jura, Joseph Loye, qui sera le rénovateur du site en diversifiant l’activité vers l’outillage agricole et la ferronnerie d’art. Il rachète la maison des Ferroud-Plattet, fabrique le portail et la porte en fer forgé où figurent ses initiales, et fait peindre son portrait et celui de sa femme. Son fils Léon se lance dans le négoce du fer et de la clouterie. Cette bâtisse de caractère du XVIIe siècle a été acquise et remise en état par la famille Bellettre en 1963 (propriété privée non visitable).

 

La tome des Bauges

 

Jusqu’au XVIIIe siècle, la Tome est un élément essentiel du repas du soir et du casse-croûte « celui que consomme le paysan » et « dont on ne sauroit se passer à chaque repas » (questionnaire du Préfet Barante - 1807). Au XIXe siècle, elle est commercialisée localement, le plus souvent à l’état de « fromage frais », ou parfois aussi « fromage dit maigre et dénommé Tome », voire « Tome sèche ». Cette dernière est d’ailleurs la plus chère, peut-être parce qu’elle est affinée.

La fabrication se déroule une fois par jour à partir du lait de la veille reposé, écrémé et mélangé à du lait du matin. Après maturation, l’ajout de la présure provoque la gélification du lait en coupant la caséine. La phase de coagulation ou caillage marque le passage du lait à l’état semi-solide. Ce caillé est découpé pour éliminer une partie du petit lait sans casser le grain puis égoutté. Brassé et chauffé, le grain désiré se forme avant d’être soutiré, c’est à dire sorti de la cuve de fabrication pour être moulé, traditionnellement à la faisselle. Pressée et retournée de nombreuses fois, la tome est salée soit à sec, soit par saumurage dans les ateliers laitiers. Enfin, le fromage est stocké dans une cave pour être affiné au moins 5 semaines.

Aujourd’hui, 22 producteurs fabriquent de la Tome des Bauges fermière. A cela vient s’ajouter laTome des Bauges laitière issues des 5 fruitières du Parc : Aillon, Gruffy, La Compôte, Lescheraines et Trévignin. Depuis 1986, le Syndicat Interprofessionnel de la Tome des Bauges défend et valorise ce fromage, reconnu par une AOC depuis 2002.

 

L'Eglise Saint-André, Jarsy

 

Couramment appelée « Cathédrale des Bauges » cette église paroissiale a été édifiée en 1867, grâce à une subvention accordée par Napoléon III pour répondre à une forte augmentation de la population. Bâtie sur un replat, haute de 13 m. elle s’aperçoit depuis le col du Frêne. Son plan basilical, dressé par l’architecte diocésain Revel, est unique dans le massif des Bauges. Au chevet, deux chapiteaux médiévaux proviendraient de l’ancienne église détruite.

A l’intérieur, le maître-autel en marbre blanc à colonnes de marbres rouge et vert est posé sur un sol en marbre noir. L’autel de la Vierge, également en marbre blanc, est orné d’un haut-relief figurant la Sainte Famille. Un retable monumental de style gothique encadre la niche accueillant la statue de la Vierge. La chaire en noyer sculpté est de belle facture avec sur la cuve les représentations des quatre évangélistes et sur le dossier du Bon Pasteur ; sous le baldaquin, la colombe de l’Esprit-saint est placée au centre de rayons d’or.

 

Eau, vergers et pierres levées, Jarsy

 

Trois éléments ont façonné et structuré le paysage communal et particulièrement l’espace habité. L’eau est omniprésente avec les fontaines situées aux intersections des voies et les ruisseaux. Les vergers de plein vent, hérités d’une activité de fabrication du cidre très développée dans cette commune, sont aujourd’hui préservés dans un souci de conservation des vérités anciennes. La pierre, et particulièrement l’usage des palets, dalles de pierre calcaire locale, alignées sur chant, matérialisent les limites de propriétés et le bord des chemins. Employées également comme dallage elles marquent les seuils d’entrée et servent au soubassement des fontaines. Ces pierres étaient extraites par les habitants, dans une carrière située sur le chemin de la chapelle de La Lézine. Elle fournissait un calcaire gris, veiné de calcite blanche et prenant le poli. De belle qualité, elle ont aussi été utilisées pour les chaînes d'angle et les encadrements, comme dans la construction des églises de Jarsy et de Sainte-Reine.

 

Architecture et savoir-faire, La Compôte-en-Bauges

 

Le village

Le territoire communal est scindé en deux parties inégales par le Chéran : sur sa rive droite se trouve le village et sur sa rive gauche il s’étend jusqu'au sommet du Mont Colombier (2045 m.).

Le chef-lieu, installé dans la pente, permet de réserver les zones de plaine à l'agriculture, de profiter d’une bonne exposition et, tout en se protégeant des caprices du Chéran, de bénéficier d’un approvisionnement en eau par ses affluents. L'habitat est regroupé en un seul lieu, les quelques maisons établies au Pont étant liées à l’essor de la « route de Bauges ».

La commune de La Compôte comptait jadis le plus de "montagnards". Ne possédant pas d’alpage, ses habitants les exploitaient dans les communes voisines. -forge, scierie ou atelier de mécanique, permettaient à la population de répondre à ses besoins. De nombreux jardins potagers sont liés aux habitations, bâties en pierre et bois et réparties le long de deux axes de communication.

Les tavalans, caractéristique architecturale de la Compôte, désignent les supports de balcons naturellement recourbés. Suspendues aux avants-toits, abrités par l’imposante dépassé de toiture, les galeries sont destinées au séchage du bois et des récoltes.

 

L’atelier de mécanique des frères Petit

Cet atelier de construction mécanique générale est connu localement sous le nom de “forge aux Garri”, en raison du surnom porté par ses anciens propriétaires. Deux générations de mécaniciens s’y sont succédé : celle de François Petit (1864-1941) et celle de ses fils Joseph (1896-1986) et Arthur (1897-1980). A la fois cultivateurs à La Compôte, viticulteurs à Saint-Pierre-d’Albigny, menuisiers et mécaniciens, la ferme était l'affaire des femmes, l'artisanat celle des hommes.

L’atelier de mécanique est implanté dans un édifice indépendant en pierre, complété avant 1930 par une extension en bois qui abrite un pressoir à pommes, utilisé par tous les villageois. Les machines fonctionnaient grâce à l’énergie hydraulique ; les plus anciennes, tel le tour de mécanique, datent de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Les frères Petit, polyvalents, ont réparé des vélos, transformé des automobiles et des camions en tracteurs, installé des moteurs et des turbines. Dans les années 1930, ils ont modernisé la majorité des scieries des Bauges et installé de nombreux monte-foins de leur fabrication. Après la seconde guerre mondiale, ils vendaient et réparaient du matériel hippomobile, puis des motofaucheuses. A partir des années 1950, serrurerie et ferronnerie constituaient la plus grande part de leur activité : garde-corps pour les balcons, volets à persiennes, grilles ouvragées pour les cimetières et les porte d’entrées, coupe-neige...

La Communauté de communes du Pays des Bauges a acquis en juin 1997 cet atelier, la fruitière voisine et le verger traversé par le bief alimentant la roue commune aux deux bâtiments. Ce site est un élément remarquable du patrimoine culturel rural, auquel sont particulièrement attachés les habitants.

 

Les grangettes

Ces petits fenils disposés de manière régulière dans un vallon aujourd’hui encore en partie fauché composent un paysage devenu emblématique. Contrairement aux granges, on n’y trouve pas d’espace pour les bêtes ou de remise pour des outils.

A La Compôte, un lien étroit semble exister entre la multiplication de ces grangettes et un système d’exploitation du sol entièrement voué au fourrage. Hormis les terrains en bordure du Chéran, réservés aux labours et aux cultures vivrières, les pentes étaient entièrement utilisées en prés de fauche. A chaque parcelle de pré correspondait donc une grangette pour le stockage du foin en vrac, sur place.

Aujourd’hui, le paysage des grangettes a perdu ses bosquets et haies coupe-vent, suite au remembrement et à la mécanisation de la fauche. Cette disparition a accentué la dégradation des bâtiments. Devenus pour la plupart inutiles, certains ont été démontés, d’autres tombent en ruine. Quelques un sont entretenus et trouvent une nouvelle affectation, d’autres font l’objet d’un réel attachement de la part de leurs possesseurs, malgré l’encombrement produit sur les parcelles. Elles revêtent aujourd’hui le statut d’objet patrimonial, tant pour le regard extérieur que pour celui des habitants.

 

Nicolas Dubois (1746-1826)

 

Né à Doucy-en-Bauges le 22 juillet 1746, il est remarqué pour ses capacités artistiques par le curé du village qui l'incite à développer ses talents en enluminure et miniature. Grâce à la protection de M. de Rousselle, il suit à Paris les cours de peinture de M. Bachellier puis de miniature chez Maître Briard, membres de l'Académie royale de peinture. Agé de 27 ans, il est recruté par le ministre de la marine de Louis XV pour une expédition dans les mers du sud dirigée par Yves de Kerguelen. Cette exploration scientifique australe est illustrée par ses croquis qui révèlent également les paysages rencontrés lors du voyage : îles de Tenerife, de Madère, Côtes du Sénégal, Cap de Bonne Espérance, Madagascar…

De retour en France, il s’installe à Brest et réalise surtout des miniatures. Durant la Révolution française, il est sollicité par le couple Royal espagnol et s’établit donc à Madrid pendant seize ans. Il passe les dernières années de sa vie à Paris où il meurt le 9 novembre 1824.


Contact

Pour toute information supplémentaire :

 

Parc naturel régional du Massif des Bauges

04 79 54 86 40

www.parcdesbauges.com

 

OT des Aillons-Margériaz

04 79 54 63 65

www.lesaillons.com

 

OT du Cœur des Bauges

04 79 54 84 28

www.lesbauges.com

 

La Chartreuse – maison du patrimoine

04 79 54 97 77

www.parcdesbauges.com

 

Moulin du pont d’Arith

06 11 04 66 53

www.moulinmorand.free.fr

 

Mairie d’Ecole-en-Bauges

04 79 54 84 76

 

Mairie de Jarsy

04 79 54 88 18

 

Mairie de La Compôte-en-Bauges

04 79 54 84 43

 

Mairie de Saint-François-de-Sales

04 79 63 30 85

 

Fondation FACIM

04 79 60 59 00

www.fondation-facim.fr

 

Maison des Parcs et de la Montagne de Chambéry

04 79  60 04 46

www.maisondesparcsetdelamontagne.fr

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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