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Infos pratiques

Le patrimoine

IR10 - De Bourg-Saint-Maurice Les Arcs à Modane par le col de l'Iseran

Résumé

Sites, monuments et personnages célèbres de Bourg-Saint-Maurice Les Arcs à Modane par le col de l'Iseran

Détail

 

Les Arcs

Bourg-Saint-Maurice

 

A 15 km de route ou en 7 mn de funiculaire de Bourg-Saint-Maurice, la station des Arcs est née de la rencontre vers 1964 entre le guide de haute-montagne Robert Blanc et le promoteur Robert Godino. Dans ce site remarquable, face au Mont-Blanc, ils décident d’implanter une station de ski faisant appel à l’esprit créatif et novateur d’architectes, d’urbanistes et d’ingénieurs comme G. Regairaz, G. Rey-Millet, B. Taillefer, A. Tavès ou encore P. Faucheux. Réunis autour de Charlotte Perriand, ils font le pari de réaliser un cadre de vie contemporain correspondant aux besoins des touristes et de rester fidèles aux valeurs de la montagne : respect de la nature, préférence pour les matériaux locaux et limitation des véhicules motorisés. Les bâtiments sont intégrés le plus possible au paysage afin d’offrir un maximum de vues et de soleil dans les logements : façades obliques de la Cascade et bâtiments pris dans la pente du Versant Sud. La structure de la Coupole dessinée par Pierre Faucheux sera choisie comme emblème de la station.

Les Arcs se composent de plusieurs villages établis à des altitudes différentes : Arc 1600 (1968), Arc 1800 (1974 et 1978) Arc 2000 (1979) et Arc 1950 (2003). Ce dernier ensemble fait appel à une conception radicalement différente, fruit d’une évolution des pratiques touristiques où le ski n’est plus une dominante. Les concepteurs ont ainsi cherché à recréer une ambiance de « village alpin ».

 

Charlotte Perriand (1903-1999)

 

Née à Paris d’une famille originaire de Yenne, Charlotte Perriand, porte dès son enfance un véritable amour de la montagne : « J’aime la montagne profondément, je l’aime parce qu’elle m’est nécessaire ». Elle la découvre d’abord chez ses grands-parents savoyards puis en parcourant, dans les années 1920-1930, les sommets de la Vanoise à pied ou à ski de randonnée. Cette relation privilégiée aux Alpes, tant personnelle que professionnelle, répond à l’intérêt qu’elle porte au corps, au bien-être et au sport. Ses propres activités accompagnent et anticipent l’évolution des loisirs et la transformation des modes de vie. Si les Arcs (1967-1989) restent son œuvre la plus complète la jeune architecte crée, dès les années 1930, des refuges innovants ou des intérieurs pour les grands hôtels de Méribel. Ses créations, influencées par ses séjours à l’étranger (Japon, Brésil) peuvent se définir comme fonctionnelles et intemporelles. Ce qui prime c’est l’hospitalité des lieux ; cette communion entre intérieur, extérieur, bâti, paysage, tradition et modernité, à l’exemple de son chalet à Méribel (1961) largement inspiré par le bâti local. Elle aime à répéter : « le patrimoine de la montagne, c’est un champ de violettes avant que le buldozer ne passe ».

Seez

Saint-Bernard

 

Cette vaste commune, au pied du col du Petit-Saint-Bernard, est marquée par les voies de passages vers le Val d’Aoste et la Maurienne.

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul

Elle repose sur des bases romanes. Sa richesse architecturale, annoncée dès le portail, provient de son important décor baroque. A l’intérieur, le retable du maître-autel, œuvre du sculpteur Etienne Fodéré (1686-1689), encadre une toile du peintre Basiani figurant l’Ascension du Christ avec les saints patrons. Saint Paul, non présent lors de cette scène, ne regarde pas le Christ s’élever dans les cieux. L’église conserve également le gisant en pierre sculptée (XVe siècle) de Bertrand de Duingt, seigneur de la Val d’Isère (mort en1469), et plusieurs antependiums (devant d’autel) en cuir dit de Cordoue.

Saint-Eloi

le patron des forgerons et des orfèvres, a donné son nom à l’Espace situé à quelques pas de l’église. Ce dernier accueille le centre d’interprétation de l’art baroque en Tarentaise, une forge et une collection de bijoux de Savoie.

La réputation de Séez est également liée au tissage de la laine et notamment au célèbre drap de Bonneval qui porte le nom de cette commune de Maurienne car commercialisé par des marchands mauriennais. L’explorateur Paul-Emile Victor disait d’ailleurs : « on use sa peau avant de le trouer ». Dès 1871, une usine de transformation de la laine s’installe au lieu-dit la « fabrique ». L’entreprise Arpin, ouverte à la visite, perpétue cette tradition textile avec ses machines classées Monuments historiques.

 

Le col du Petit-Saint-Bernard

A 2188 m d’altitude, le col du Petit-Saint-Bernard est un passage majeur entre le Val d’Aoste et la Tarentaise qui s’étire sur trois communes : Séez, Montvalezan (France) et La Thuile (Italie). Dès l’Antiquité, ce col reliait déjà les peuples alpins. Des vestiges archéologiques l’attestent : le cromlech, cercle de pierres préhistorique classé Monument historique, les bâtiments gallo-romains, mansio et temple, la voie romaine Rome-Vienne et la colonne Joux qui peut être un élément d’architecture réemployé. L’Hospice, fondé au XIe siècle par saint Bernard des Alpes, protégeait les pèlerins, les religieux, les marchands et les soldats contre les brigands et les aléas du climat, L’hospice aurait d'abord été érigé sur le versant valdôtain, puis reconstruit par l'évêque Pierre II de Tarentaise sur son territoire. Dès 1145, une bulle pontificale d'Eugène III mentionnait cet hospice. De 1466 à 1752, les hospices des Grand et Petit-Saint-Bernard ont été réunis sous la commende d’un prévôt unique. Les biens du Petit-Saint-Bernard ont été ensuite remis à l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare se chargeant de son fonctionnement jusqu'au début du XXe siècle et servant plus de 10 000 repas chaque année notamment aux maronniers, gens des hameaux voisins. En échange de l'exemption du service militaire, ils devaient guider les voyageurs désirant traverser le col. Un recteur remplaça le prieur, choisi parmi les prêtres séculiers du Val d'Aoste. L’abbé Chanoux redonna du prestige au col par son œuvre charitable et la réalisation du premier jardin botanique alpin regroupant près de 3000 espèces de fleurs en 1897. Une statue est érigée, près de sa chapelle mortuaire, dressée à côté du jardin de la Chanousia.

L'Hospice saccagé, incendié, ruiné, doit subir le passage des troupes militaires de l'Europe entière avant d’être bombardé en 1944-1945 (vestige des lignes de défense et de la barrière antichars).

(accès de juin à l’automne, selon l’enneigement)

 

Saint Bernard des Alpes (début XIe s. – 1081)

Egalement connu sous le nom de Bernard d’Aoste, ou de Bernard de Mont Joux ou Montjou, sa parenté avec les seigneur de Menthon près d’Annecy a été inventée par un faussaire au XVe siècle. Né au début du XIe siècle, la légende raconte que refusant de se marier, son père l’enferma dans une tour d’où il parvint à s’échapper grâce à la protection de saint Nicolas. Ordonné archidiacre d’Aoste, il aurait abattu en l’enlaçant de son étole la statue de Jupiter (Jovis ou Joux). Connu comme le fondateur des hospices du Grand et du Petit-Saint-Bernard, il est canonisé longtemps après sa mort, en 1681.

Montvalezan

 

L’ensemble paroissial

A l’entrée du village, cet ensemble paroissial restauré se compose de l’église, d’une tour et de la cure.

La paroisse, attestée en 1184, passe, de 1466 à 1762, sous la juridiction de l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Une première église paroissiale était établie à l’emplacement d’une chapelle des Pénitents aujourd’hui disparue. L’église actuelle, dédiée à saint Jean-Baptiste, a été construite en 1688 grâce au mécénat d’une riche famille locale établie à Coni en Piémont. Le chœur, restauré en 1753, abrite un retable baroque.

La tour vicariale, aujourd’hui intégrée à la cure, date, quand à elle, de 1673. Elle a été bâtie, à ses frais, par le révérend Jean Ducloz, administrateur de l’hospice du Petit-Saint-Bernard. Une inscription sur le mur nord-est l’atteste. Elle s’élève sur plus de 14 m de haut, soit cinq étages.

 

Sainte-Foy-Tarentaise

 

Cette commune à l‘altitude contrastée s’étend sur plus de 11 000 hectares et culmine à 3747 m à la Grande Sassière. La pente dessine une mosaïque de prés cultivés en terrasse et est parsemée de noyaux d’habitat temporaire.

Parmi ces villages, la Mazure et le Miroir sont connus pour leurs maisons à colonnes ; non seulement esthétiques mais aussi fonctionnelles. En effet, ce type de bâti, sans doute originaire du Val d’Aoste voisin, supporte une avancée de toit en pignon et forme des espaces de circulation pour l’air afin de garantir le séchage des récoltes (foins, bois, etc) ainsi que pour les hommes, entre les différents étages de la maison. Les matériaux locaux (pierre, bois, lauze) et le soin apportés aux décors (palines ouvragées, pannes gravées de noms, de dates ou de symboles religieux, portes sculptées) ont souvent été préservées lors des restaurations. Au Miroir, l’étroit chemin principal traverse le porche de la chapelle baroque (1670).

 

Le site classé du Monal (1874 m)

Accès pédestre 30 mn de marche facile depuis le parking de « l’Echaillon » (3 km après la station de Bonconseil).

En balcon, face au massif du Mont Pourri, ce hameau d’habitation temporaire ou montagnette était occupé de la Saint-Jean à la Saint-Michel, sans doute depuis le XVIe siècle. Le relief singulier du site, fait de monticules et de mares, résulte d’éboulis survenus à l’Ere secondaire. Autour de la chapelle Saint-Clair (XVIe siècle), le premier hameau s’est étendu en direction du Clou avec trois groupes de chalets (fin XVIIIe et XIXe siècle). Les matériaux de construction employés (mélèze, pierre, lauze et gypse) sont tous locaux. L’habitation, orientée au sud, se compose d’un rez-de-chaussée consacrée aux animaux, d’un étage partagé entre logement et grange et d’un fenil sous le toit. Des caves à lait ou bouida en pierre, sont édifiées à sur les ruisseaux. La fraîcheur assurait la conservation estivale des produits. Au cours du XXe siècle, suite à l'abandon progressif des chalets du Monal, le classement du site au titre des Monuments historiques a favorisé une démarche cohérente de restauration architecturale et de préservation paysagère.

 

Tignes

 

Entre barrage et station

Dès 1920, le village des Brévières reçoit déjà des skieurs avec dix hôtels, puis, en 1934, une première école de ski et, en 1936, un premier téléski.

Après la Seconde guerre mondiale, l’Etat français lance le projet d’un barrage hydroélectrique (1947-1952). Il s’agit d’un barrage voûte de 180 m de haut, 430 m de long et 44 m d’épaisseur à sa base. Lors de la mise en eau en 1952, 450 habitants doivent laisser leurs biens. En hommage, le sculpteur Livio Benedetti crée, en 2003, une statue d’une Tignarde qui regarde la nouvelle station. Sur la voûte du barrage, le peintre Jean-Pierre Pierret réalise, en 1989, le plus grand trompe-l'œil du monde (12 000m²) figurant un Hercule soutenant de ses larges épaules la structure.

Un peu plus haut, le village des Boisses est également lié à l’histoire du barrage puisqu’en 1952 débute la construction de l’église Saint-Jacques-de-Tarentaise. Ce nouvel édifice, reproduisant l’ancienne église XVIe siècle du vieux Tignes, accueille son mobilier baroque. Sur le parvis, la statue du Christ est une œuvre contemporaine de Jean Touret.

La station de Tignes le Lac

située à 2113 m d’altitude, est lancée par quelques habitants à partir de 1956 avant de devenir une référence internationale. Dès 1967, le glacier de la Grande Motte est équipé de remontées mécaniques autorisant le ski d’été. La majorité des travaux est alors dirigée par l’architecte Raymond Pantz qui a conçu des logements, en arc de cercle, épousant la montagne. En 1970, l’ensemble immobilier du Val Claret est édifié sous la conduite du promoteur P. Schnebelen selon le concept « ski aux pieds ». L’église de la Transfiguration du Christ sur la Montagne (1959-1973), au cœur de la station, est due aux architectes Raymond Pantz et Claude Fay, rejoints, à partir de 1966, par Bernard Pantz. Ses formes courbes, en coques de béton brut à l’extérieur, sont inspirées par les plans de Le Corbusier pour la chapelle de Ronchamp. Bâtis sur un sous-sol semi-enterré (presbytère), la vaste nef et le chœur surélevé sur un podium, sont prolongés par une tribune. L’éclairage naturel a été privilégié, le plafond lambrissé étant percé d’un oculus au-dessus de l’autel. Le mobilier a été conçu par Jean Touvet et Nicole Pantz. Elle correspond aux recherches architecturales encouragées par l’Eglise après le concile Vatican II.

 

Val d'Isère

 

Implantée entre 1850 m et 3300 m dans le vallon de l’Isère qui prend sa source un peu plus haut, le village était attaché à la paroisse de Tignes, jusqu’en 1645.

Dès le milieu du XIXe siècle, les sommets environnants comme la Tsanteleina (3605 m) ou la Grande Sassière (3747 m) attirent des alpinistes comme Wiliam Matthews, apportant l’été un complément de revenu aux habitants. Les premiers skieurs arrivent à la fin du siècle.

C’est véritablement, dans les années 1930, que s’opère une mutation du village en station, sous l’impulsion de Jacques Mouflier et Charles Diebold, soutenu par le maire, Nicolas Bazile. En 1932, des magasins et des services sont ouverts. En 1936, un premier téléski est installé. En 1937-1938, le Chalet Hôtel de la Grande Ourse, dont le décor peint de la salle à manger est l’œuvre de l’artiste parisien Jean Fautrier, est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Le téléphérique de la Solaise ouvre en 1942. Après-guerre, des constructions nouvelles apparaissent, plus géométriques (toits plats ou inversés, baies vitrées) et fonctionnelles. Ceci est l’œuvre des architectes Jean-Louis Chanéac (Le Portillo) et Jean-Claude Bernard (La Daille). L’essor de la station se concrétise et sa renommée internationale n’est plus à faire. Le 17 décembre 1955, c’est le départ du « critérium de la Première neige » qui devient, en 1968, la Coupe du Monde de ski alpin. La liaison par câble avec Tignes est également créée, à partir de 1971, avec un premier forfait commun possible. Confortant son image de station intégrée, Val d’Isère se lance, dès 1984, dans la préparation des Jeux Olympiques d’hiver de 1992. Le cœur de la station est complètement repensé par l’architecte Chanéac dans un style néo-régional laissant une large place à la pierre et au bois. En 2009, la station organise et accueille les Championnats du Monde de ski alpin.

Quelques grands noms de l’histoire du ski sont attachés à la station : Henri Oreiller (champion olympique de descente et de combiné à Saint-Moritz en 1948), les sœurs Goitschel (championnes olympiques de descente à Innsbruck en 1964 et Grenoble en 1968) et Jean-Claude Killy (triple médaillé à Grenoble en 1968). La commune lui a rendu hommage en créant L’Espace Killy, domaine skiable de Tignes-Val d’Isère.

 

Le col de l’Iseran

Val d’Isère / Bonneval-sur-Arc

 

Au milieu de paysages austères et grandioses, la route et le col de l’Iseran sont restés longtemps un chemin muletier, servant aux échanges locaux. En 1689, le col a vu passer la « Glorieuse rentrée » ayant marqué le retour d’exil des Vaudois depuis Genève jusqu’aux vallées vaudoises en Piémont.

A la fin du XIXe siècle, une délibération du Conseil général de la Savoie évoque pour la première fois un projet de route touristique auquel l’Armée des Alpes est favorable. Parallèlement, le Touring Club de France, créé à l'origine pour développer le cyclotourisme, se met à encourager le tourisme automobile et porte, dès 1909, le projet de la Route des Grandes Alpes. La Première guerre mondiale puis la période de reconstruction retarde sa finalisation pour la partie savoyarde mais le chantier débute en 1929 sur exhortation du député Antoine Borrel. La route est achevée en 1937 avec l'inauguration du col de l'Iseran, le plus haut passage routier d'Europe, par le Président de la République, Albert Lebrun. Etape mythique du tour de France, l’ascension de l'Iseran est un défi que se lancent chaque été les cyclistes, avec ses 30 km de lacets et 900 m de dénivelé.

 

La chapelle Notre-Dame-de-Toute-Prudence

Edifiée en 1939 à l’initiative de Monseigneur Grumel, évêque de Maurienne, sa conception et sa réalisation sont l’œuvre de l’architecte Maurice Novarina. Le projet de type « néo régionaliste » s’apparente à une architecture rustique en pierre. La façade est formée par un clocher-porche haut de 10 m orné d’une statue monumentale de la Vierge réalisée par Edgar Delvaux. A l’intérieur, sous une épaisse charpente basse et un plafond lambrissé, la nef unique est séparée du chœur à chevet plat par un arc triomphal en pierre.

 

Bonneval-sur-Arc

 

Les Blancs : une dynastie de guides

Vers 1860, les premiers alpinistes trouvent à Bonneval des hommes, chasseurs de chamois et contrebandiers, dont la réputation de guides devient vite remarquable. Le premier répertorié est Jean-Baptiste Culet.

Son neveu Joseph Blanc dit le Greffier (1842-1914) l’accompagne comme porteur, avant de devenir guide. Il doit son surnom à sa belle écriture, remarquée par son maître d’école. Culet disait de lui : “Jean-Joseph a l’air modeste, presque timide, mais sur le glacier il est transfiguré, il rayonne, il éblouit ses compagnons”. Sa réputation gagne bientôt tous les centres alpins. Au cours de ses nombreuses ascensions, il initie ses quatre fils, qui l’accompagnent comme porteurs. Auguste (1879-1911) sera guide de première classe, Jean-Marie et Justin, guides de deuxième classe. Il compte quelques premières en Vanoise : arête ouest de la Ciamarella, arête sud et face sud-est du Mont Pourri, arête sud de la Grande casse et sud-est de la Levana centrale. Il participe à des ouvertures de voies dans le Massif du Mont-Blanc en 1906, avec son frère Pierre-Joseph (1881-1966) surnommé le Pape.

Celui-ci tiendrait ce surnom de la réponse qu’il formulait à qui lui demandait où il se rendait en répondant chez le pape. Cet alpiniste de renom sert rapidement de guide au britannique Charles Francis Meade. Ensemble, ils réalisent plus de 200 courses dans les Alpes pendant 30 ans et les trois premières expéditions himalayennes (1910-1912-1913). En 1932, il obtient la médaille d’or de l’Education Physique. « Avec le guide Blanc, dit « le Pape », je m’initiais à la haute montagne au-dessus de Bonneval-sur-Arc, au refuge des Evettes, aux pieds des glaciers, objet de mes rêves. Je venais de goûter à ces grands espaces de solitude et de blancheur, au dépassement de soi pour parvenir au sommet, face au ciel, à l’infini, ivresse dont je ne me suis jamais départie – une Re-création » Charlotte PERRIAND

L’Espace neige et montagne fait revivre leur mémoire.

 

Le village de l’Ecot

En amont de Bonneval-sur-Arc, à un peu plus de 2000 m d’altitude, est bâti le hameau de l’Ecot qui était habité, durant des siècles, tout au long de l’année. En 1734, l’Ecot comportait 112 habitants, en 1876 seulement 62. Dans les années 1960, quelques familles y passaient une partie de l’année, de mai à novembre.

Il se compose de deux parties : au-dessus de la chapelle Sainte-Marguerite, le “Mollard” aux constructions trapues faites de blocs imposants, parfois non liés à la chaux et plus bas, un habitat semblable à celui de Bessans et Bonneval. Après un temps d’abandon les restaurations ont commencé, et l’Ecot, comme Bonneval et l’Iseran, est devenu un site protégé en 1971.

 

Un habitat de pierre et de bois

 

Dans les hautes vallées de Savoie, de part et d’autre du col de l’Iseran, l’habitat a toujours privilégié des matériaux locaux, naturellement présents : pierre pour la construction des murs et pour la couverture constituée de dalles de schistes appelées lauzes ; bois, (mélèze, épicéa, pin cembro) pour la charpente, la menuiserie et pour le mobilier.

Dans les hameaux d’altitude, l’enduit est moins présent que sur les façades des maisons du fond de vallée et la pierre apparente donne une aspect plus austère, l’édifice se confondant avec les rochers.

Cet habitat porte l’empreinte des hommes qui l’ont construit, remanié et occupé. Sur les linteaux de portes, de fenêtres, sur les pierres des façades, à l’extrémité des poutres faîtières sont souvent gravés les initiales des propriétaires, la date de construction ou de travaux ultérieurs, fréquemment accompagnées de symboles religieux.

Autrefois, notamment à Val d’Isère, Bessans et Bonneval-sur-Arc, les hivers rigoureux et la rareté du bois de chauffage ont amené les populations locales à cohabiter avec les animaux domestiques dans une habitation-écurie : l’erablo. Des briques de fumier de mouton séché appelées grebons servaient alors de combustible.

 

Bessans

 

L’occupation du site est ancienne, comme l’atteste le Rocher du château, près du hameau du Villaron. Sur cette paroi de serpentine dominant l’Arc, des cervidés ont été peints à l’ocre rouge au Néolithique. Des panneaux d’interprétation révèlent la richesse de ces peintures et des vestiges archéologiques mis au jour récemment.

En dépit de l’incendie du village en 1944 par les troupes allemandes et malgré la crue de l’Arc en 1957, le tourisme a pris son essor à la fin du XIXe siècle. Il s’est affirmé et a participé à la reconstruction, notamment avec la création du Parc de la Vanoise et le développement du ski nordique puis du biathlon.

 

La chapelle Saint-Antoine

Recouverte d’un plafond à caissons peints daté de 1546, cette chapelle, classée Monument historique, comporte deux programmes iconographiques. Une frise extérieure figure un cortège des Vices et des Vertus, saint Antoine abbé, le miracle de saint Voult et des armoiries et peut-être celles d’Urbain de Miolans, seigneur temporel de Bessans au début du XVIe siècle. A l’intérieur, quarante épisodes de la Vie du Christ se déclinent en deux registres séparés par un listel blanc, œuvre probable d’artistes valsesians.

 

L’église Saint-Jean-Baptiste

Située à proximité de la chapelle Saint-Antoine, cette église paroissiale a été agrandie au XVIIe siècle puis en partie reconstruite au XIXe siècle. Le plafond du vestibule est orné de gypseries représentant le miracle de la sainte Hostie de Turin. L’important décor sculpté, daté de la seconde moitié du XVIIe siècle, est essentiellement l’œuvre des artistes bessanais, Antoine Clapier et de ses fils. Le décor peint date, quant à lui, de la reconstruction de l’église (1857).

 

La vallée d’Avérole

Autrefois, les villages de la Goulaz, des Vincendières et d’Avérole, faisant partie de la “consortie du Travers”, ont eu une vie intense.

Les habitants, vivant de l’élevage et du commerce par les cols, ont très tôt noué des liens étroits avec ceux de Balme dans le Val di Ala, et ceux d’Usseglio dans le Val di Viù. Pour s’y rendre, trois passages étaient accessibles au XVIIIe siècle : le col du Collerin, le col d’Arnès et le col de l’Autaret (surnommé “les Cruiss” en raison des croix qui y étaient érigées).

Le Saint-Suaire, conservé à l’époque à Chambéry, a parfois été déplacé de Savoie en Piémont par les Ducs de Savoie par le col du Mont-Cenis ou par celui d’Avérole. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les sommets de la vallée d’Avérole ont attiré de nombreux alpinistes étrangers. Des refuges ont été construits : Gastaldi au-dessus de Balme en 1880 et Avérole en 1920.

 

Lanslevillard

 

L’occupation de la commune est attestée depuis le VIIIe siècle avant J.-C. par les sites archéologiques. Plus de 200 roches gravées ont été découvertes jusqu’à 2800 m d’altitude dont la célèbre Pierre aux pieds qui présente 50 cupules et 82 empreintes de pieds.

Le village est surtout célèbre pour ses monuments du XVe siècle à l’architecture simple mais de grande qualité artistique. Outre l’église Saint-Michel, classée Monument historique avec son clocher de style roman lombard modifié au XVIIe et son mobilier baroque des XVIIe-XIXe siècles, 12 chapelles et 2 oratoires sont valorisés dans le cadre des Chemins de l’histoire.

 

La Chapelle Saint-Sébastien

Située sur un promontoire rocheux à l’entrée du village, cette chapelle est classée Monument historique.

Les peintures murales du XVe siècle sont probablement l’œuvre d’un atelier piémontais. Elles composent un ensemble exceptionnel de scènes de la Vie du Christ et d’un cycle de saint Sébastien. Ce programme iconographique, bien qu’attaché encore au gothique international, est déjà révélateur de l’humanisme du début de la Renaissance.

 

Val-Cenis Lanslebourg

 

Le col du Mont-Cenis

Comme de nombreuses communes de Haute-Maurienne, le site de Lanslebourg a certainement été occupé très tôt du fait d’une exposition favorable et de la présence des cols alpins. Diverses découvertes archéologiques l’attestent.

Le col du Mont-Cenis devient le plus fréquenté des Alpes occidentales, à partir du XIe siècle, lorsque les comtes de Savoie font entrer le Val de Suse dans leur domaine. Auparavant, les cols du Grand et Petit-Saint-Bernard, du Montgenèvre ou du Petit Mont-Cenis étaient privilégiés. Si un premier hospice est bâti en rive sud du lac en 825 sur ordre de Louis le Pieux, fils de Charlemagne, un nouvel établissement est édifié en rive nord, suite au changement d’itinéraire.

Le plateau et les alpages du Mont-Cenis ont été exploités depuis le Moyen Age par les communautés de Lanslebourg et de Bramans. L’activité routière assure une nouvelle prospérité aux habitants qui deviennent guides, les fameux marrons, muletiers, porteurs, aubergistes, artisans, etc.

Napoléon, qui a eu l’occasion de franchir le Mont-Cenis pour ses campagnes d’Italie, confie les travaux d’aménagement d’une route carrossable à l’ingénieur Dausse (1808) et un corps de 75 cantonniers est créé (maisons cantonnières). Il faut également souligner l’existence d’un ancien chemin de fer Fell (1868-1871) qui reliait Saint-Michel-de-Maurienne à Suse par le col en 6 heures, soit moitié moins qu’en diligence. Son usage a pris fin en 1871 avec l’ouverture du tunnel ferroviaire du Fréjus.

 

Les fortifications

Lors du rattachement de la Savoie à la France, puis de l’unité italienne, le col devient italien (1861-1947). Un vaste dispositif défensif est érigé de 1877 à 1908 par l'Italie. Commandé par le fort de Variselle, il regroupe plusieurs ouvrages, dont le fort de Ronce. Ce dernier, construit sur un plan circulaire à deux étages de casemates, est entouré d'un fossé. Destiné au contrôle des accès au Mont-Cenis, il est désarmé en 1915 puis réaménagé par Mussolini, entre 1932 et 1935, dans le cadre du système défensif "Vallo Alpino". En territoire français depuis 1947, aujourd'hui restauré, il offre un parcours d'interprétation consacré à l'histoire militaire du Mont-Cenis.

 

La pyramide

A 2083 m d’altitude, cette construction en forme de pyramide est l’œuvre de P. Quinquet de l’Atelier d’Architecture en Montagne. La pyramide a été commandée par EDF en 1968, en remplacement de l’ancien prieuré-hospice médiéval, puis napoléonien, noyé sous les eaux du barrage. En 1813, un concours d’architecte à la gloire de Napoléon proposait déjà une pyramide pour ce site historique, aujourd’hui labélisé « Patrimoine du XXe siècle » par le Ministère de la culture et de la communnication. L’espace muséographique a été entièrement réhabilité en 2008-2009 et présente l’histoire du col au travers des thèmes du passage, de la frontière, du paysage de montagne, de la vie locale et agropastorale, etc.

 

Termignon

 

Porte du Parc national de la Vanoise, Termignon conserve un riche patrimoine architectural, témoin de son statut de bourg-étape sur la route des cols. Les savoir-faire artisanaux et artistiques liés à la sculpture du bois s’y sont développés, donnant naissance à de véritables dynasties. Cette tradition a perduré, au-delà de la période baroque, avec le monument aux morts dit « la Pleureuse » figurant une femme en costume traditionnel pleurant les siens. C’est l’œuvre de Luc Jaggi Couvert (1887-1976).

 

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption

est attestée au XIVe siècle. Agrandie au XVe siècle, puis en 1570 par l’ajout de chapelles, les importants remaniements des XVIIe et XVIIIe siècles profitent de la diffusion de l’art baroque en Maurienne : ouverture de bas-côté par la réunion des chapelles, construction d’un chevet plat et d’une coupole, percement d’une porte en pignon. Consacrée en 1677, elle renferme cinq retables en pin cembro, dont le retable majeur (1672-1677). Le tableau central de l’Assomption de la Vierge et les apôtres par Gabriel Dufour (1675) encadre les statues de saint Jean-Baptiste et saint Joseph. Entre 1715 et 1717, un vestibule est construit et la nef est voûtée. A partir de 1826, des travaux sont entrepris : nouvelle table de communion en noyer, restauration des tableaux et des retables par Etienne Tabeur de Villarodin et installation de nouveaux fonts baptismaux, chaire et confessionnaux sculptés par Gilardi.

 

La chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation

Elle est fondée par Gabriel Perrin de Termignon en 1536 au lieu-dit le Poivre a servi de sanctuaire à répit au XVIIe siècle. D’abord sous le vocable de l’Annonciation, c’est au XIXe siècle qu’elle est dédiée à la Visitation. Le retable (1710) est l’œuvre de Sébastien Rosaz. La voûte et les murs latéraux ont été entièrement peints en 1841.

Quatre chapelles d’altitude ont été restaurées dans le cadre d’un programme pilote mené par le Parc national de la Vanoise

 

Une famille de sculpteurs baroques : Les Rosaz

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, des sculpteurs locaux réalisèrent de splendides retables de style baroque, en pin cembro polychrome et dorés à la feuille. Parmi eux s’illustra Sébastien Rosaz (1662-1730).

Il doit son savoir à Jean Rey maître sculpteur à Termignon qui forma trois “valets” : Bernard Flandin et Sébastien Rosaz du village et Jean Simond de Bramans. En 1686-1688, ils sculptèrent le retable du Rosaire de l’église de Lanslebourg puis en 1701, Jean Rey légua tous ses biens, atelier compris, à Sébastien Rosaz qui devint alors maître sculpteur.

La même année, Sébastien Rosaz et Jean Simond réalisèrent le retable du maître-autel de l’église de Saint-Sorlin-d’Arves. De 1705 à 1710, ils sculptèrent pour l’église de Termignon le retable du Rosaire et celui de Saint-Antoine ainsi que celui de la chapelle de la Visitation. Sébastien Rosaz signa statues et statuettes du retable du maître-autel de l’église. En 1711, avec son fils Claude et Jean Simond, il travailla à Sollières. En 1712, il intervint au Châtel, puis en 1714, à Hermillon. A la même époque, il continua, avec ses associés, à sculpter à Sollières (retables de Sainte-Anne et de Saint-Antoine). En 1713, les sculpteurs furent sollicités par les syndics de Sainte-Marie-de-Cuines et signèrent le retable du maître-autel. En 1714, ils réalisèrent celui de l’église de Montaimont. Ce retable fut la dernière œuvre importante à laquelle travailla Sébastien Rosaz avant de devenir syndic de Termignon (représentant élu par les chefs de famille appelés “communiers”).

 

Sollières-Sardières

 

La présence humaine en Haute-Maurienne est attestée à partir du Néolithique (Ve millénaire avant J.-C.). Des vestiges domestiques, agricoles ou artisanaux ont été mis au jour dans l’abri du Châtel et dans la grotte des Balmes, classée Monument historique et qui domine la vallée de l’Arc, à proximité des grandes voies de passages historiques. Fouillée de 1973 à 1983, elle a été occupée pendant près de 3000 ans. Parures, poteries, outils, présentés au musée archéologique de Sollières-Envers, révèlent la vie de ces premiers montagnards et les relations entretenues avec d’autres civilisations alpines.

Essences de pin sylvestre, pin cembro et mélèze composent l’environnement naturel de Sardières, situé sur un large replat en balcon, propice au ski de fond, offrant un panorama grandiose des cimes de la Vanoise aux aiguilles d’Arves.

Dans cette forêt, le Monolithe, fine aiguille de cargneule* de 93 m de haut, appelé « l'ouille » en patois, est escaladé pour la première fois en 1957 par deux mauriennais, Pasquier et Cognet. On y accède par deux routes carrossables l’une au départ de Sardières et l’autre de la Croix d’Aussois.

C’est au pied du monolithe, en son point le plus bas, qu’est inauguré, le 26 juin 1965, le Parc national de la Vanoise. Dès 1943, la France lance une réflexion pour la création d'une réserve naturelle dans le massif de la Vanoise qui aboutit à la création du premier parc national français. Jumelés depuis 1972 avec le Parc national italien du Grand Paradis, ils couvrent ensemble 1250 km2, soit l’espace protégé le plus étendu d’Europe occidentale. Trois grands objectifs répondent à cette mission : protéger les espèces et le milieu, accueillir de nombreux visiteurs et participer au développement local.

Entre les hautes vallées de Maurienne et de Tarentaise, le Parc compte de nombreux sommets et glaciers culminant à plus de 3000 m d’altitude. Son territoire recèle 1200 espèces végétales et plus de 5000 chamois.

 

* Cargneule : roche composite d’origine sédimentaire progressivement dégagée par l’érosion. Très répandues en Haute-Maurienne, les cargneules se disposent dans ce secteur en une large bande au pied de la Dent Parrachée, d'Aussois jusqu'à Termignon.

 

Bramans

 

Le village de Bramans est composé de trois groupes d’habitat : Le Verney, traversé par la route nationale, le “chef-lieu”, sur l’ancienne voie romaine et le Planay, situé au carrefour des vallées d’Ambin, d’Etache et de Savine.

Les habitations sont en pierre, crépies à la chaux et couvertes de toits de lauzes. Les ruelles étroites entre les maisons forment parfois de véritables passages couverts.

Bramans a toujours été en relation avec la vallée de Suse : probable passage d’Hannibal en 218 avant J.-C., de prélats et pèlerins se rendant à Rome, de Charlemagne en 773 ou encore de Napoléon Bonaparte en 1800. Les habitants ont également profité des cols frontaliers pour la contrebande du sel, du tabac, des allumettes, etc.

C’est au lieu-dit Extravache qu‘a été fondée l’église sous le vocable de Saint-Pierre au XIe siècle, à l’emplacement vraisemblable d’une chapelle plus ancienne. Il en reste le chevet roman, le clocher et quelques vestiges de peintures murales du XVIe siècle. Cette paroisse, importante pendant de nombreux siècles, a été abonnée au XIXe siècle.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption a été largement reconstruite (1935-1938) en raison de l’instabilité du sous-sol. Elle conserve le mobilier baroque de l’ancienne église, dont le retable du maître-autel, oeuvre de Claude Simond et Joseph Amabert de Bramans (1677-1680).

 

Avrieux

 

L’église Saint-Thomas-Becket

L’église est mentionnée depuis 1214 et a été agrandie au cours du XVIIe siècle. Son mur extérieur nord conserve des peintures, œuvre de l’abbé Damé, curé d'Avrieux de 1680 à 1722, représentant les Vertus, les Vices et les Châtiments. Dans le vestibule, la porte sculptée en pin cembro (XVIIe siècle) figure un Christ en gloire portant le monde, entouré des apôtres Pierre et Paul. Le tympan est dédié à l’Annonciation. Le revers de la porte est entouré d’un diptyque en bois sculpté peint en 1626. Ce dernier retrace des épisodes de la vie de Thomas Becket, évêque de Canterbury et protecteur de la paroisse. Le chœur, construit vers 1649 sous un dôme orné de gypseries et de trompe-l’œil, est occupé par le retable du maître-autel dont le tableau central évoque l’accueil au Ciel de Thomas Becket par la Vierge. Dans la crypte, la chapelle et la salle, construites et ornées en 1685 par l’abbé Damé, servaient à déposer les défunts durant l’hiver.

 

La chapelle Notre-Dame-des-Neiges

Située face à la mairie, elle a été fondée en 1606 par Pierre Bertrand notaire d’Avrieux puis reconstruite en 1627. Au XVIIIe siècle, l’abbé Damé développe ici un important programme iconographique qui illustre le catéchisme qu’il vient d’éditer. La sacristie, également peinte par l’abbé, conserve entre autres les représentations d’une danse macabre et du Christ à Gethsémani.

La chapelle Saint-Benoît

Située à côté de la cascade Saint-Benoît, elle a été agrandie et ornée en 1713 par l’abbé Damé. Dotée d’un ermitage, elle a été entièrement restaurée au XIXe siècle pour l’accueil des pèlerins.

La soufflerie de l’ONERA

Ce vaste équipement, importé d’Autriche en 1946 au titre des dommages de guerre, est alimenté en électricité par les barrages d’Aussois (Plan d’Amont et Plan d’Aval).

Les équipes de chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens et d'ouvriers, dispersées pendant la guerre, ont été ainsi rassemblées pour construire l'Office National d'Etudes et de Recherches Aéronautiques. De 1946 à 1962, l'ONERA a développé plus particulièrement des techniques nouvelles pour la propulsion en mode supersonique et hypersonique. L’ONERA a également contribué aux premiers lanceurs de satellites et aux programmes de missiles stratégiques et tactiques. En 1963, la mission spatiale de l'ONERA fut confirmée. Aujourd’hui, l'ONERA représente la France dans la plupart des coopérations scientifiques internationales auprès de la NASA, US Air-Force, et surtout au sein des Etablissements de Recherche Européens de l'Aéronautique.

 

La Barrière des forts sardes de l'Esseillon (Aussois et Avrieux)

La place militaire de l'Esseillon a été construite, de 1817 à 1834, à l’initiative des rois de Sardaigne et du Comité austro-sarde de fortification grâce aux indemnités de guerre dues par la France. C’est l'ingénieur piémontais Francesco Olivero qui a réalisé cette place selon les théories défensives du Général d’artillerie français Marc-René de Montalembert (1714-1800). Elle défendait la route internationale du Mont-Cenis.

· Le Fort Victor-Emmanuel Ier, achevé en 1828, regroupe le commandement de la place et d'importants casernements étagés dans la pente. Ses « Batteries basses » protègeaient la Redoute Marie-Thérèse. Ses "royales prisons" (la "Galère" et le "Pénitencier") ont été édifiées en 1833-1834. Un parcours historique et ludique, accessible à tous, permet d’en découvrir les secrets.

· La Redoute Marie-Thérèse, en forme de fer à cheval, équipée d'un pont-levis et d'un poste de garde relié par un souterrain, a été mise en service dès 1825. Elle contrôlait la route du Mont-Cenis. Aujourd’hui, elle accueille un centre d’interprétation dédié au patrimoine fortifié.

· Le Fort Charles-Félix, domine le Fort Victor-Emmanuel. Il a été démantelé en 1860 et défendait la Porte de l’Esseillon.

· Le Fort Marie-Christine, de plan hexagonal avec trois étages de feu et casernement, est caractéristique du système Montalembert. Il défendait le plateau d'Aussois.

· Le Fort Charles-Albert, inachevé en 1834, ferme le camp de l'Esseillon par d'importants retranchements.

C’est en 1860 qu’a été négociée la cession des forts de l'Esseillon à la France.

Ces forts, classés Monuments historiques et largement restaurés, constituent un témoin exceptionnel de l'architecture militaire adaptée à la montagne.

 

Aussois

 

Le Parc archéologique des Lozes

Ce site, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, propose une découverte de l'art rupestre par un cheminement entre des affleurements de marbre gravés. Ceux-ci portent des centaines de motifs abstraits ou figuratifs datant de l’Age du Fer (VIIe siècle - IIe siècle avant J.-C.). On découvre des personnages armés, des scènes de chasse ou de bataille ainsi que des animaux, chiens et bouquetins. L’observation de ces gravures dépend de la position du soleil : il est préférable de s’y rendre en fin d’après-midi. A diverses époques, les habitants d’Aussois ont apposé sur les roches un nom, un dessin ou une date.

 

Modane Valfréjus

 

La vocation de passage de Modane est historique.

 

Le sanctuaire Notre-Dame du Charmaix

édifié en 1401, protégeait pèlerins et voyageurs franchissant le col du Fréjus vers le Piémont et le Dauphiné. Ce sanctuaire abrite une statue de la Vierge noire, placée dans une niche rocheuse, qui selon la légende, revenait à son emplacement initial chaque fois qu’on voulait la déplacer dans l'église paroissiale.

 

Le tunnel ferroviaire

Dès 1857, le percement du tunnel ferroviaire du Mont-Cenis, aujourd’hui appelé tunnel ferroviaire du Fréjus, est engagé. Bénéficiant des inventions de Germain Sommeiller, le tunnel est ouvert en 1871.

Le trafic voyageur puis le trafic marchand vont faire de Modane un centre industriel, commercial et militaire stratégique. Autour de la gare internationale, un nouveau quartier se crée, modifiant complètement la physionomie de la ville. La première gare est un long bâtiment encadré par des dépôts des machines françaises et italiennes. L’électrification des lignes s’opère, dès 1915, sur le versant italien puis, en 1930, entre Modane et Chambéry. Pendant les deux guerres mondiales, le passage des troupes militaires est récurrent et est accentué par la présence des fortifications frontalières. En 1943, la gare est bombardée par les anglo-américains. Elle est reconstruite à partir de 1944. Ce long bâtiment en pierre de taille, plus bas que l’édifice initial, sera en service dès 1948.

 

La rizerie

inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, est un bel exemple d’architecture industrielle (1929-1930). Dans ce bâtiment à l'allure de temple grec, on stockait et conditionnait le riz venant d’Italie. Aujourd’hui, c’est un espace d’interprétation dédié à la traversée des Alpes jusqu’à nos jours (projet Lyon Turin ferroviaire).

 

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption

En 1943, seul le clocher échappe au bombardement anglo-américain. Une nouvelle église est rebâtie, à partir de 1944, sur les plans des architectes Henri-Jacques Le Même et Henri Dénarié. Ce vaste édifice en pierre de La Praz s’appuie sur l’ancien clocher. Un porche monumental, surélevé par rapport au niveau de la rue, fait office de parvis. A l’intérieur, la nef unique, surmontée d’une tribune, est séparée de la chapelle d’hiver par une cloison mobile en bois. Le presbytère lui est accoté. Dans le chœur, la grande fresque de F.Ganeau, réalisée en 1956, reprend des scènes de vie locale. Ce projet architectural, qui réinterprète de façon contemporaine les constructions minérales dominantes de Haute-Maurienne, a été présenté en 1956 au Salon d’Art Sacré de Paris.

 

Germain Sommeiller (1815-1871)

Né à Saint-Jeoire-en-Faucigny en 1815, il obtient, après ses études au collège d’Annecy, son brevet d’ingénieur de l’université de Turin qu’il enrichit par des voyages en Belgique et en Angleterre. Son intérêt pour les techniques de compression de l’air lui permet de déposer, en 1853, un brevet avec ses collègues Grattoni et Grandis. Il développe ainsi une perforatrice pneumatique qui rend possible le percement du tunnel du Fréjus. Il dirige tout le chantier de 1853 à 1870 et meurt quelques mois avant l’inauguration officielle du tunnel, en 1871.


Contact

 

Office de tourisme de Bourg-Saint-Maurice / les Arcs

04.79.07.12.57 www.lesarcs.com

 

Office de tourisme de Séez

04 79 41 00 15 www.otseez.com

 

Office de tourisme de La Rosière Montvalezan

04.79.06.80.51 www.larosiere.net

 

Office de tourisme de Sainte-Foy

04.79.06.95.19 www.saintefoy.net

 

Office de tourisme de Tignes

04 79 40 04 40 www.tignes.net

 

Office de tourisme de Val d’Isère

04 79 06 06 60 www.valdisere.com

 

Office de tourisme de Bonneval-sur-Arc

04 79 05 95 95 www.bonneval-sur-arc.com

 

Office de tourisme de Bessans

04.79.05.96.52 www.bessans.com

 

Office de tourisme de Lanslebourg Val-Cenis

04.79.05.23.66 www.valcenis.com

 

Office de tourisme de Termignon, Sollières, Bramans

04.79.20.51.67 www.3petitsvillages.com

 

Office de tourisme d'Aussois

04 79 20 30 80 www.aussois.com

 

Office de tourisme de Modane

04.79.05.33.83 www.valfrejus.com

 

Pays d'Art et d'Histoire des Hautes-Vallées de Savoie / Fondation FACIM

04 79 60 59 00 www.fondation-facim.fr

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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