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Infos pratiques

Le patrimoine

IR11 - De Peisey-Nancroix à Valloire, en passant par le col de La Madeleine

Résumé

Sites, monuments et personnages célèbres de Peisey-Nancroix à Valloire, en passant par le col de La Madeleine

Détail

 

Peisey-Nancroix

 

Le Palais de la mine

 

En 1802, le ministre français de l'Intérieur crée à Peisey une "école pratique pour l'exploitation et le traitement des substances minérales" après la suppression de l'école des mines de Paris, créée en 1783 sur ordre royal. Entre 1802 et 1815, J.-G. Schreiber dirige cette école qui se partage entre deux sites : les élèves suivaient les cours et logeaient à Moûtiers dans les locaux de l'ancien séminaire et la formation pratique était dispensée à Peisey. L'exploitation du plomb argentifère remonte à 1714. La guerre de 1814 provoque le repli de l'Ecole à Paris, et Victor-Emmanuel Ier ne peut maintenir l'Ecole de Peisey, même si l'exploitation minière continue jusqu'en 1866. Cette école a formé une soixantaine d'ingénieurs, dont 40 polytechniciens, pendant douze ans. Le circuit des Monts d'argent a été aménagé autour des vestiges du site minier et du palais de la mine, qui constituait le logement du directeur, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

 

Le sanctuaire Notre-Dame-des-Vernettes

 

Situé à 1805m d'altitude, au coeur d'un alpage, on y accède en 1 heure à pied depuis le parking de Plan-Peisey.

 

En 1703, Jean Baudin de Peisey est guéri grâce à l'eau de la source miraculeuse. Pour témoigner sa reconnaissance, il fait élever à proximité un oratoire dédié à Notre-Dame de Pitié, patronne des lépreux. Face à l'afflux de pèlerins, son fils, Claude, entreprend les démarches nécessaires à la construction d'une église et d'une maison d'accueil. Les travaux confiés à des maçons et sculpteurs valsesians, débutent en 1722. Bâti selon un plan centré, l'édifice est couvert d'un dôme coiffé d'un lanterneau circulaire. L'intérieur, très lumineux, met en valeur le riche décor polychrome. Joseph-Marie Martel se voit confier la sculpture des portes en mars 1732, puis du retable majeur dédié à notre-Dame de Pitié (1738-1743). L'ensemble est achevé en 1742. Les peintures murales, oeuvres de Lucas Valentin, ont été reprises en 1780 par les frères Dominici. L'église est classée Monument historique.

 

Le refuge de Rosuel

 

Porte du Parc national de la Vanoise, ce refuge est situé dans le vallon de Rosuel à 1550m d'altitude. Conçu par l'architecte-urbaniste de la station de Méribel, Christian Durupt, de 1968 à 1971, sa forme et ses matériaux résultent d'une prise en compte importante du milieu naturel. Au pied d'un versant exposé aux avalanches, le toit en forme de vague, recouvert de terre, se raccorde au terrain. Il fait office de tremplin pour les coulées de neige et peut supporter de fortes précipitations. Il a obtenu le label "Patrimoine du XXe siècle".

 

Les villages de l'Adret : Les Chapelles, Valezan, La Côte-d'Aime et Granier

 

Des rives de l'Isère aux cimes du Beaufortain avec lequel il communique par l'imposant cormet d'Arêches, l'adret de Tarentaise est plus souvent dénommé par ses habitants versant du soleil. En effet, son orientation plein sud a été favorable à l'implantation humaine et aux activités agropastorales, s'adaptant aux contraintes du milieu naturel. Autour de ces quatre communes, un dense réseau de villages d'habitat permanent et d'alpages se dessine, structuré par des chemins et des canaux d'irrigation. La maison traditionnelle offre une façade principale au sud, dont le pignon est ouvert sur le fenil. D'imposantes colonnes supportent le débord de toit et protègent des intempéries les galeries de circulation et de stockage. Les chaînages d'angles et les soubassements des ouvertures sont parfois rehaussés de désors peints en trompe-l'oeil. Une cour pavée et une basse-cour close complètent l'ensemble. Les exemples les plus caractéristiques se remarquent dans les chefs-lieux de Granier et Valezan et dans les hameaux de La Thuile, la Bergerie, Montméry, Piccolard, Couverclaz ou Villarivon.

Les églises baroques de La Côte-D'aime et de Valezan, aux riches décors, attestent aussi de la prospérité de ces communautés de montagne.

 

Aime

 

La basilique Saint-Martin

 

Construit au XIe siècle, cet ancien prieuré bénédictin, dépendant de l'abbaye piémontaise Saint-Michel-de-la-Cluse, se rattache au premier art roman transalpin, dit "Lombard". Il s'élève à l'emplacement d'une basilique romaine et d'une église paléochrétienne (Ve siècle). Sa nef, éclairée par des baies hautes en plein cintre, était flanquée de deux collatéraux. Le choeur, surélevé, repose sur une crypte de plan similaire ; il se compose d'une abside et de deux absidioles voûtées en cul-de-four, précédées d'une travée voûtée d'arêtes. Chaque absidiole était surmontée d'une tour carrée, comme celle encore visible au nord, ajoutée au XIIe siècle. Les arcatures aveugles du chevet soulignent la toiture en ardoises sans charpente.

Le décor peint a été mis à jour dans l'abside (Le Massacre des Innocents), sous l'arc triomphal et sur les piédroits (scènes de la Genèse). La voûte était orné d'un Christ en Majesté dans une mandorle.

La basilique, premier Monument historique protégé de la Savoie, abrite aujourd'hui un musée lapidaire au sous-sol et accueille expositions temporaires et animations musicales dans la nef.

 

La tour Montmayeur

 

Au XIIIe siècle, il s'agit d'un donjon carré et d'une enceinte flanquée de 4 tours rondes servant de résidence occasionnelle et de refuge pour les populations.

Ce château des vicomtes de Tarentaise entre, au XIVe siècle, dans les biens des Montmayeur. A la fin du XVe siècle, le château est entièrement remanié par la famille de Miolans qui en hérite après extinction de la lignée des Montmayeur. Elle procède à plusieurs aménagements et transforment cet édifice en résidence. Après la Révolution, l'ensemble devient une annexe agricole. Les toitures sont modifiées tout comme les ouvertures. Suite à son classement en 1987, le donjon et le logis sont restaurés et ouverts au public : reconstitution d'une scène de justice médiévale au premier étage du logis et exposition permanente dédiée à l'architecture rurale au sommet de la tour.

 

Famille de Montmayeur

 

Cette famille issue des Briançon d'Aigueblanche est connue dès le XIe siècle mais va affirmer sa puissance aux XIIIe et XIVe siècles. En 1366, l'un d'eux, maréchal de Savoie, commande une expédition chargée de délivrer Jean Paléologue, empereur de Constantinople, prisonnier des bulgares. En 1383, Gaspard est ambassadeur de Savoie au Concile de Constance ; il effectue un pélerinage à Jérusalem. En 1432, Jacques succède à son père comme Maréchal de Savoie. Il est fait comte en 1439. Il meurt dans son château de Villard-Sallet en 1486.

 

L'église Saint-Sigismond

 

Agrandie en 1676-1681, elle remplace une église du XIVe siècle dont il ne reste qu'un arc en accolade au-dessus de la porte latérale. La façade principale reprend les principes énoncés par l'architecte ducal François Cuénot : des pilastres toscans soutiennent un fronton brisé. Dans la niche centrale, la statue de la Vierge à l'Enfant date du XIXe siècle. A l'intérieur, les peintures des voûtes sont l'oeuvre des frères Artari (XIXe siècle).

 

Moûtiers

 

La cathédrale Saint-Pierre et le groupe épiscopal

 

L'évangélisation de la Tarentaise semble se situer autour du IIIe siècle mais l'évêché de Tarentaise n'est attesté qu'en 450, losque le pape Léon Ier l'intègre à la province écclésiastique de Vienne. Le chantier de la cathédrale débute sous l'épiscopat de Sanctus (517-524) et elle est consacrée en 525. Les aménagements du XIXe siècle ont transformé la topographie urbaine de Moûtiers, gommant en grande partie les bâtiments canoniaux. Seul le palais épiscopal et l'église cathédrale ont été conservés. L'archevêché, reconstruit à partir de 1610 par Monseigneur Anastase de Germonio puis ses successeurs, agrémenté d'un jardin et d'un verger, se développe autour d'une cour en U accolée au mur ouest et au transept sud de l'église. Acquis par la commune en 1972, le palais episcopal abrite l'Office de tourisme et le Musée des traditions populaires au rez-de-chaussée, dans les anciens tribunaux. Au premier étage, le Musée d'histoire et d'archéologie de l'Académie de la Val d'Isère, occupe la salle synodale et les appartements du XVIIe siècle.

La cathédrale offre une architecture composite. Des éléments dégagés lors des études archéologiques semblent antérieurs au XIe siècle mais les nombreux remaniements ont masqué l'édifice roman : façade du XVe siècle, baies de l'abside du XVIIe siècle, chapelles latérales, toitures et coupoles baroques reprises après les destructions révolutionnaires. L'architecte Ernest Mélano, intervient, à partir de 1826, pour relever les nefs et le choeur dans les styles néoclassique, néogothique et néoroman. La façade, élargie au XIXe siècle, était encadrée par deux tours attestées encore au XVIIe siècle.

Cet ensemble est classé monument historique. Un important mobilier est conservé dans la cathédrale : cathèdre du XVe siècle, statuaire des XIIe et XVe siècles et mise au tombeau remarquable du XVIe siècle en bois d'arolle polychrome de style bourguignon et champenois. Parmi les peintures, une oeuvre du mauriennais Jacques Guille (1814-1873) rappelle la coutume de l'aumône du pain de mai.

A proximité, le pont Saint-Pierre, classé Monument historique, semble être l'un des plus anciens points de franchissement de l'Isère. Emporté à deux reprises par les crues de 1732 et 1764, il date de 1785 dans son état actuel.

 

Les salines de Moûtiers

 

La plus vieille mention des salines de Moûtiers est de 1449. C'est le duc Emmanuel-Philibert en 1559 qui transforma l'exploitation en véritable industrie. Pour des raisons techniques, il établit les salines à Moûtiers et fit conduire l'eau de la fontaine de Salins, éloignée d'un kilomètre de Moûtiers. L'opération consistait à filtrer l'eau dans plusieurs galeries à travers des faisceaux de paille de seigle : l'eau y déposait une partie de sulfate de chaux. Elle passait ensuite dans des chaudières, où l'on obtenait par cristallisation du sel.

Les successeurs d'Emmanuel-Philibert améliorèrent le procédé. A partir de 1730, cinq bâtiments de graduation furent construits. L'eau passe dans le premier puis le second bâtiment et ainsi de suite. L'eau ainsi graduée est distribuée dans des chaudières où s'achève la cristallisation.

La production servait à approvisionner le département du Mont-Blanc et du Léman. En 1765, la production atteint 27554 quintaux, dont une partie fut exportée en Suisse.

En 1866, la fabrication est complètement arrêtée, ce qui provoque la ruine des bâtiments. Aujourd'hui, le quartier des salines est transformé en zone commerciale et il ne reste que trois piliers d'un bâtiment de graduation.

 

Une riche histoire industrielle

 

Le coeur de la Tarentaise, entre Aime et Aigueblanche, abrite depuis plus d'un siècle des industries qui ont fortement marqué son développement et son histoire. La grande industrie s'est installée dans des secteurs géographiques qui avaient connu une activité artisanale ou minière modeste. Les ressources géologiques ont été exploitées dès l'époque romaine (plomb argentifère de Macôt ou Peisey, anthracite à Peisey et Aime, marbre de Villette, etc.). Au Moyen-Âge, la force mécanique de l'eau est utilisée par les moulins, les scieries, les forges, mais les débuts de l'industrie commencent véritablement au XVIIIe siècle. C'est à partir de la fin du XIXè siècle que d'importants complexes hydroélectriques sont construits. Ces aménagements (barrages, réseaux de galeries souterraines et conduites forcées, centrales), encore en fonctionnement aujourd'hui, sont les témoins de cette aventure hydroélectrique.

L'implantation d'industries électrochimiques et électrométallurgiques dans les bassins de La Léchère, Moûtiers-Pomblière et au Villard-du-Planay entre 1898 et 1940 découle de cette révolution de la houille blanche. Les usines, consommatrices d'électricité, s'implantent à côté des centrales hydroélectriques et à proximité des ressources minérales. Ceci, faute de savoir transporter le courant électrique et profitant de l'arrivée du chemin de fer pour approvisionner des usines en matériaux et exporter des productions chimiques et métalliques fabriquées localement.

Des usines ont été fermées puis détruites comme les aciéries de Moûtiers (1938-1980) ou encore l'usine électrochimique du Villard-du-Planay (1898-1984). D'autres sont toujours en fonctionnement sur les communes de Notre-Dame-de-Briançon (1897), Pomblière (1898), Chateaufeuillet (1928).

 

Aigueblanche

 

Le Château des sires de Briançon

 

Il ne reste pratiquement aucun vestige des trois portes et du rempart médiéval qui entourait le bourg d'Aigueblanche.

Le château, implanté au centre, près de l'église, s'apparente à une maison-forte du XIVe siècle et est semblable aux résidences de Feissons-sur-Isère et de Sainte-Hélène-sur-Isère, toutes trois possessions du chancelier Pierre d'Aigueblanche. Les Briançon d'Aigueblanche recoivent ce fief au début du XIIIe siècle et le conservent jusqu'à la fin du XIVe siècle, lorsque la dernière descendante, Léonette, épouse Hugues de Montmayeur. En 1639, cette famille le transmet au seigneur Jean Carron de Saint-Thomas. En 1680, son petit-fils l'intègre au marquisat de Saint-Thomas-de-Coeur qui englobe Aigueblanche et Briançon (La Lechère).

Modifié à la fin du XIXe siècle, ce château se composait d'une tour carrée, d'un corps de logis et d'une tour en fer à cheval contenant un escalier en tuf. L'ensemble dénote une construction particulièrement soignée avec ses chaînes d'angles et ses encadrements de baies en pierre de taille.

 

L'église Saint-Martin de Villargerel

 

A cinq kilomètres du chef-lieu, cette église, classée Monument historique, a été bâtie entre 1682 et 1685 par Nicolas Deschamps. Il a adopté le même plan centré cruciforme que celle de Notre-Dame-de-la-Vie à Saint-Martin-de-Belleville. La coupole sur pendentifs, divisée en huit voûtains ornés de médaillons qui devaient représenter les apôtres (XIXe siècle), est couronnée d'un lanternon ajouré qui baigne de lumière tout l'édifice. En 1707, le sculpteur Jacques Clerant, bourgeois de Moûtiers, connu pour les chaires des églises de Conflans et Beaufort ainsi que de nombreux retables tarins, sculpte le retable majeur. En 1712, il se consacre au retable du Rosaire réutilisant sans doute celui sculpté un siècle plus tôt par François Cuénot.

 

Le moulin à huile d'Aigueblanche

 

est l'un des derniers édifices conservé sur L'Eau Blanche. Figurant sur le cadastre sarde de 1729 au mas d'Aigueblanche, il abrite un mécanisme assez rare, en très bon état, et qui a fonctionné jusqu'en 1956. La commune rachète le bâtiment. Elle choisit de le rénover et d'en faire un espace dédié aux métiers liés à l'eau ; métiers qui ont marqué l'histoire locale.

 

Le site de La Coche

 

Situé à 900m au dessus d'Aigueblanche, le site de La Coche a accueilli la première station de transfert d'énergie par pompage pour utiliser les excès de Kwh d'origine nucléaire en heure creuse. Ces excès de Kwh servent à pomper et à refouler l'eau du bassin d'Aigueblanche vers la retenue de la Coche. L'eau pompée en heures creuses est turbinée en heures pleines.

 

Nicolas Deschamps

 

Actif de 1667 à 1688

 

Originaire de Bourgogne, et chassé de son pays comme Cuénot par la guerre de Trente ans, il s'installe à Chambéry. Avec son beau-frère Balland, maître-auditeur à la Chambre des Comptes, il oeuvre à la construction de la route des Echelles. Il est aussi sculpteur, mais sa notoriété n'atteindra jamais celle de Cuénot. Mis à part ses travaux routiers, il est connu pour l'ornementation de la chapelle du bienheureux Amédée de Savoie dans l'église des franciscains de Chambéry (1670 à1685), le retable de l'église de Queige (1676) avec Perraud, et en 1688 le tableau de la chapelle représentant le Bienheureux Amédée de Savoie et saint Victor au château de Miolans. Il est l'architecte, entre 1676 et 1680, de la reconstruction de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Vie, sanctuaire marial à Saint-Martin-de-Belleville, puis de la construction de l'église de Villargerel (fin XVIIe siècle).

 

La station de Valmorel

 

Dans cet écrin que forme la vallée du torrent du Morel, sous les crêtes du Mottet et du Cheval Noir, la commune des Avanchers se tourne vers le tourisme au début du XXe siècle. Le maire, Adrien Rey-Golliet, Inspecteur de l'Education Physique à Paris, joue de son influence pour la construction des premiers téléskis et de résidences de vacances. Le tourisme se développe en 1976 quand le district du bassin d'Aigueblanche et des sociétés privées néerlandaises s'unissent pour créer la station de Valmorel. Conçue par l'architecte Michel Bezançon dans un souci de préservation paysagère, les bâtiments se nichent aux pieds des pistes et forment un nouveau village avec des toits de lauze, du bois et de la pierre, dans le style de Montchavin. L'accent est mis sur une rue commerçante, richement décorée, dans le bas de la station, et qui renouvelle la tradition de la "grand-rue" avec des façades peintes en trompe-l'oeil.

Le domaine de Valmorel s'étend sur 3 600 hectares de 1 400 m à 2 832 m d'altitude. La station compte 160 km de pistes, reliées à Saint-François-Longchamp en Maurienne (Grand Domaine). Elle offre 10 000 lits touristiques répartis dans de petites résidences groupées en hameaux autour du centre, le Bourg-Morel.

 

Le col de la Madeleine et Saint-François-Longchamp

 

La route du col de la Madeleine (1 993 m), commencée, côté Maurienne en 1932, atteint le col en 1958. Le col de la Madeleine reliant la vallée de l'Isère à la vallée de l'Arc, est un grand classique du Tour de France cycliste professionnel. Son belvédère offre un admirable panorama sur le mont-Blanc et les Ecrins. Le col est également le théâtre d'une ascension de vaches tarines ainsi que, tous les 15 août, un lieu de fête pour Tarins et Mauriennais.

La commune de Montgellafrey possède une partie de son territoire mitoyenne avec la station de sports d'hiver de Saint-François-Longchamp qui lui fait face, sur la rive gauche du Bugeon. En 1848, ses hameaux furent séparés de Montgellafrey pour former une paroisse propre puis une commune, appelée Saint-François, en 1904. A la création de la station dans les années 1960, on lui accole l'appellation de "Longchamp" qui témoigne bien de sa vocation agropastorale première. Celle-ci perdure avec des alpages où paissent des troupeaux (tarines, abondances) dont le lait sert à la fabrication du Beaufort.

La station, née en 1936, à 1 450 m d'altitude, s'est étendue sur le plateau de Longchamp à 1 650 m entre le massif de la Lauzière et le Cheval Noir. En 1983, le domaine skiable est étendu avec la première liaison Maurienne-Tarentaise (connexion à Valmorel).

 

Hameau de La Perrière

 

Montaimont

 

La commune de Montaimont est située entre 660 m et 2 824 m d'altitude, en rive droite de l'Arc, dans un cirque naturel. Le village est constitué de 15 hameaux dont les plus reculés sont habités uniquement en été.

A 3 km de Montaimont, le hameau de La Perrière, à 1 300 m d'altitude, rassemble de nombreuses maisons "à jambes" ou "à colonnes". Cette architecture originale, également présente à Jarrier, Saint-Martin-sur-la-Chambre ou Mongellafrey, répond à l'instabilité des sols, fragilisés par des infiltrations : 4 ou 8 colonnes en bois étaient d'abord dressées, sur lesquelles la charpente et le toit étaient posés. Les murs construits dans un second temps, étaient donc indépendants du toit. Si les poutres venaient à bouger, on les calait avec des pierres plates.

Montaimont dispose d'un patrimoine religieux notable : l'église paroissiale, la chapelle de Beaurevers (1768) ou encore diverses chapelles rurales dont la chapelle Saint-Antoine à La Perrière.

 

La chapelle Saint-Antoine abbé est très ancienne. Son retable, datant du XVIIIe siècle, comprend six colonnes torses dorées de pampres ( feuilles de vignes et grappes de raisins) aux coloris or et vert. Ce dernier porte la signature de Luc-Antoine Gilard(i) qui l'a certainement restauré et redoré. Le tableau d'autel, dont le personnage principal est Saint-Antoine avec au bas les saints Innocents est l'oeuvre de Restini, en 1834. Sur la voûte du choeur trois personnes de la Sainte-Trinité sont représentées. Des animaux entourant saint Antoine dans sa grotte, animent la sculpture du devant d'autel. A l'extérieur, sur la façade figurent saint Antoine et saint Paul, ermites. En 1844, les murs et la voûte sont consolidés. Le clocher a été réparé, exhaussé et la flèche embellie en 1882-1884.

En janvier, après la messe dédiée à son saint patron, a lieu une vente aux enchères de produits du terroir au profit de l'entretien du bâtiment.

 

Montvernier

 

Le village est situé sur un plateau, à 300 m de dénivelé au-dessus de Pontamafrey. L'accès, longtemps délicat, fut facilité par la construction d'une route entre 1928 et 1933. Connue sous le nom de "lacets de Montvernier", cette route compte 18 virages accrochés à la paroi rocheuse. Classée Monument historique, elle demeure l'une des routes les plus pittoresques de Maurienne.

L'église de Montvernier est la seule église de Maurienne dont le clocher est surmonté d'un toit. Elle accueille également deux tableaux des célèbres frères Dufour, datant de 1646 et 1684, et restaurés en 2003.

Au sommet, surplombant la vallée de l'Arc, la chapelle Notre-Dame-de-la-Balme, de forme hexagonale et édifiée en 1863 à l'emplacement du fort de Pierre Allamand assurant alors la défense de Pontamafrey, a été remise à neuf en 1981.

 

Le Châtel

 

Selon de récentes études archéologiques, la tour du Châtel ou "tour de Bérold de Saxe" ou "tour Sarrazine" a été édifiée au plus tard à la fin du XIe siècle. Elle fait partie des plus anciens sites castraux des Alpes occidentales. Son histoire est fortement liée à l'essor de la route du Mont-Cenis et aux rivalités de pouvoir qui existaient entre l'évêque de Maurienne, le chapitre de Maurienne et le comte de Savoie.

La tradition en fait la propriété de Humbert aux blanches mains, premier comte de Maurienne et fondateur de la dynastie de Savoie. C'est là qu'il serait mort en 1048. Humbert est le descendant d'un légendaire Bérold de Saxe auquel est attribué la construction de la tour. Elle reste propriété de la Maison de Savoie jusqu'en 1778, mais dès le XVIIe siècle elle est à l'abandon. En 1828, le roi Charles-Félix entame des travaux partiels de réparation des murs. Lors de la Libération le 30 août 1944, le site est le siège de combats.

L'architecture remarquable est édifiée sur la base d'un plan carré de plus de 14 mètres de côté dont les angles sont orientés précisément aux quatre points cardinaux. Le parement extérieur est rythmé par des assises horizontales de lauses en débord. Ses élévations sont percées d'ouvertures étroites et deux portes sont situées à l'étage. La tour est classée Monument historique depuis 1900.

 

De Saint-Jean-de-Maurienne à Saint Michel-de-Maurienne

 

La vallée de l'aluminium

 

La vallée de la Maurienne a été un haut lieu de production de l'aluminium. Les usines d'électrométallurgie et d'électrochimie, grandes consommatrices d'électricité, s'implantaient à côté des centrales hydroélectriques et des chutes d'eau. Dès la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, six usines d'aluminium furent créées entre Modane et Saint-Jean-de-Maurienne. L'électrolyse de l'aluminium a été développée précocement à l'initiative de l'inventeur du procédé Paul Héroult. Les frères Bernard exploitèrent ce procédé à Saint-Michel-de-Maurienne dans l'usine de Calypso dès 1890. Puis la société Alais et Camargue, qui deviendra Péchiney en 1986, rachète l'usine de Calypso et fonde en 1907 l'usine des Plans à Saint-Jean-de-Maurienne, seule usine d'aluminium qui fonctionne encore aujourd'hui.

 

Saint-Jean-de-Maurienne

 

L'ensemble cathédral

 

Le groupe épiscopal est formé par la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, l'ancienne église paroissiale Notre-Dame et le palais épiscopal qui leur fait face (XVIIIe siècle). Au nord de la cathédrale, le cloître du XVe siècle ouvre sur un jardin. Il desservait, par ses galeries, les bâtiments conventuels des chanoines (dortoir, réfectoire et chapitre).

La construction de la cathédrale romane (1030-1070) se prolonge au XVe siècle par le voûtement de la nef. Le choeur couvre une crypte à deux salles, bâtie pour accueillir la relique de la main de saint Jean-Baptiste rapportée d'Alexandrie au VIe siècle par sainte Thècle, une jeune mauriennaise. La crypte et l'église conservent des éléments de décor peints et sculptés : placage de stucs figurant de grands personnages colorés dans la crypte et la nef romane ; ciborium en dentelle d'albâtre (1497) et stalles décorées du Credo des Apôtres et des Prophètes (1498) dans le choeur.

 

L'église Notre-Dame et son clocher

La tour constitue l'ancien clocher proche de cette église. Abattu à la Révolution, il s'écroule sur la première travée de la nef qui ne sera pas restaurée. Cette destruction explique la séparation de l'église et de son clocher. Le portail, replacé sur la nouvelle façade, a été entièrement restauré en 1993. Il est remarquable par son décor en albâtre, particulièrement les chapiteaux du XIIe siècle, proches par leur style de ceux encore visibles à Cléry, Marthod ou La Chambre.

 

Le palais épiscopal

 

Entièrement rénové au XVIIIe siècle par Monseigneur de Martiniana ce vaste édifice est un des rares exemples mauriennais conservé d'architecture baroque autre qu'une église. Il abrite depuis 1906, l'office de tourisme au rez-de-chaussée et le musée des costumes et des traditions populaires dans l'ancienne chapelle et les salons. Le patrimoine urbain révèle également de beaux exemples d'architecture civile (monument aux morts et théâtre de style 1930). La maison Babylone, située dans la rue Saint-Antoine, conserve son portail gothique surmonté des armoiries de la famille des Côtes. A proximité , l'ancien couvent des Bernardines (1623) abrite aujourd'hui le collège Saint-Joseph. La maison diocésaine est installée dans l'ancien grand séminaire (portail provenant du collège fondé par Mgr Pierre de Lambert en 1572).

Sur la place Fodéré se dresse la statue édifiée en 1830 du fondateur de la médecine légale, originaire de la ville. En quittant St-Jean pour St-Michel, on longe l'ancienne usine d'aluminium Alais et Camargue (1907) devenue Péchiney-Alcan après 1986, l'une des plus modernes du groupe au monde.

 

Pierre Balmain (1914-1982)

Né à Saint-Jean-de-Maurienne, il est le petit-fils d'Hugues Alexandre Balmain, qui avait fait fortune dans le colportage. En effet, chargé de balles aux multiples casiers remplis de colifichets, il va jusqu'à Stuttgart ou Düsseldorf et c'est ainsi qu'il amasse de quoi faire construire, en 1881, un vaste bâtiment à Saint-Jean-de-Maurienne. Son fils, Maurice, épouse en 1913 Françoise Ballinari, qui dirige avec ses deux soeurs une boutique de mode : les Galeries parisiennes. Il décède à Lyon en 1921 et le jeune Pierre est élevé par sa mère et ses tantes. Il passe de longs moments au magasin, jouant avec les tissus. A 11 ans, le voilà pensionnaire à Chambéry. Il a l'occasion, à Saint-Jean et surtout chez un oncle à Aix-les-Bains, de rencontrer des personnalités de la couture, ce qui le conforte dans son désir de se lancer dans la mode. En 1934, il entre chez Molyneux pour un essai à mi-temps qui devient rapidement un engagement ferme. En 1939, il entre chez Lelong. Après la guerre, il s'installe rue François Ier. Dès sa première collection, c'est le succès. Un succès qui ne le lâchera plus, jusqu'à son décès en 1982. Selon sa volonté, ses cendres sont répandues dans la vallée des Arves. En 1986, sa ville natale organise une exposition à sa mémoire, et donne son nom à une de ses rues.

 

Saint-Michel-de-Maurienne

 

La ville doit son essor d'une part, à sa situation d'étape et de passage vers le Mont-Cenis et d'autre part, à sa position de carrefour avec la route de Valloire et du Galibier.

Déjà existante au temps des seigneurs, cette ville compte de nombreux vestiges médiévaux. C'est le cas de la Tour Carrée, seul élément conservé d'une maison forte qui comprenait deux tours, ou encore de la Tour Ronde ou Tour de Chambarlet qui subsiste à une quinzaine de mètres de hauteur et qui date sans doute de la fin du XIIIe siècle.

Dès l'époque médiévale, la situation géographique de Saint-Michel-de-Maurienne conforte donc son rôle de ville ouverte aux échanges. Le coeur de la ville a été et demeure animé par un important trafic ainsi que par les diverses activités artisanales et industrielles.

Le chemin de fer arrive à Saint-Michel en 1861. En attendant la fin de la construction du tunnel du Mont-Cenis entre Modane et Bardonneche, Napoléon III fait construire le chemin de fer Fell qui reliait Saint-Michel-de-Maurienne à la ville de Suse en Italie. L'ingénieur Fell avait mis au point une locomotive qui peut, grâce à un rail central, gravir les fortes pentes. La compagnie Brassey obtient en 1865 l'autorisation de construire une voie longeant la route du col.

Saint-Michel-de-Maurienne compte quelques grands noms. Pierre Dufour et ses trois fils, célèbre famille de peintres baroques, illustrent le talent artistique en Maurienne. Plusieurs de leurs toiles ornent les édifices religieux de la vallée. Dans l'église Saint-Michel Archange, reconstruite en 1830, le tableau central du maître-autel (l'Assomption) ainsi que celui du Rosaire sont l'oeuvre des Dufour. Le tombeau familial est d'ailleurs toujours existant au cimetière de Saint-Michel. Marcellin Bertrand, syndic de 1825 à 1827 et de 1829 à 1833, a été le principal modernisateur de la ville et du pavage des rues par exemple. Quant au docteur François Rostaing, syndic et maire de 1857 à 1887, il a poursuivi l'oeuvre de rénovation urbaine en créant des lavoirs, des fontaines mais aussi la place de la mairie. Le Général Ferrié tient également une place centrale dans l'histoire de cette ville.

 

Gustave Ferrié

 

Gustave Ferrié naît à Saint-Michel-de-Maurienne d'un père ingénieur à la compagnie de chemin de fer Fell. En 1899, il assiste à un exposé de Marconi sur la télégraphie sans fil et est conquis par ces nouvelles techniques de transmission. Admis à l'Ecole polytechnique, il devient ingénieur des transmissions radiophoniques. Ses travaux lui permettent, en 1897, d'établir au sommet de la tour Eiffel, un émetteur-récepteur, dont la portée passe de 400 km à 6 000 km. Puis il se voit confier par M. de Freycinet, ministre de la guerre, une étude sur les applications militaires. En 1907, il projette l'installation d'une station TSF à la Tour Eiffel. Durant la première guerre mondiale, son rôle devient prépondérant en tant que conseiller technique de toutes les armées alliées (1915). L'équipement qu'il a placé sur la Tour Eiffel sauvera cette dernière d'une démolition projetée à la fin de la guerre. La station de la Tour Eiffel communique l'heure de l'observatoire de Paris aux navires et assure la détermination exacte de leur position. Ces nouvelles liaisons lui permettent, en 1926, de calculer précisément les dimensions du globe terrestre, après avoir apporté la mesure exacte des longitudes. Ce scientifique de renommée internationale entre à l'Académie des Sciences en 1922. Quelques heures après avoir été élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur, le Général Ferrié meurt à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. Un buste en bronze est érigé en son honneur au pied de la Tour Eiffel.

 

Le fort du Télégraphe

 

Valloire

 

Le fort du Télégraphe, perché sur une crête à quelques pas du col, intrigue, par son aspect imposant et par son nom lié à la présence, de 1808 à 1814, d'une tour à signaux du télégraphe Chappe (ligne Paris-Milan). Edifié entre 1886 et 1890, il constitue l'élément central de la place militaire française de Saint-Michel-de-Maurienne. Les principes de l'ingénieur militaire Séré de Rivières ont ici été adaptés à la montagne. A partir de 1905, il est complété par des batteries basses et a pour mission le contrôle des cols : Galibier, Rochilles, Encombres et tout le secteur de Valmeinier et du Thabor. Très compact, son plan pentagonal irrégulier présente des petits bastions d'angles qui défendent une courtine et un châtelet d'entrée. Les pièces, voûtées à l'épreuve des bombes, sont recouvertes d'un épais terrassement. En 1940, le fort est utilisé comme PC de Basse Maurienne. Il permettra de stopper l'offensive italienne des 22-23 juin 1940, grâce aux ouvrages de la ligne Maginot des Alpes construits dans le secteur du Thabor. Mis en vente par le ministère de la Défense, il est acquis par la commue de Valloire. Depuis 1999, il est intégré au programme Pierres fortes de Savoie et fait l'objet d'une réhabilitation.

Jusqu'à la seconde guerre mondiale, la route qui conduit au fort n'était que militaire. avant le col, un tunnel donnait accès au village de Valloire. L'orientation touristique débute dès le milieu du XIXe siècle, avec la venue de l'alpiniste anglais Whimper ou du baron Raverat qui sont enchantés de l'accueil reçu. La route et la voie ferrée jusqu'à Saint-Michel attirent aussi une clientèle en recherche de bon air et de soleil. Le ski apparaît avec les militaires (le capitaine Clair vient en ski de randonnée depuis Briançon en 1902) puis la station, première de Maurienne, est créée à la fin des années 1930 par Gabriel Julliard. L'essor et l'extension du domaine vont croissant, entraînant la création d'une station-village et la connexion avec le domaine skiable de Valmeinier.

Le col du Galibier, reliant la Savoie et les Hautes-Alpes, est une étape renommée du Tour de France de cyclisme, depuis 1911.


Contact

 

Fondation FACIM

04 79 60 59 00 www.fondation-facim.fr

 

Maison du tourisme d'Aime

04 79 55 67 00 www.aime-savoie.com

 

Office de tourisme du canton de La Chambre

04 79 56 33 58 www.tourisme-la-chambre.com

 

Office de tourisme de Moûtiers

04 79 24 04 23 www.ot-moutiers.com

 

Office de tourisme de Peisey Vallandry

04 79 07 94 28 www.peisey-vallandry.com

 

Office de tourisme de Saint-François-Longchamp

04 79 59 10 56 www.saintfrancoislongchamp.com

 

Office de tourisme de Saint-Jean-de-Maurienne

04 79 83 51 51 www.saintjeandemaurienne.com

 

Point info de Saint-Michel-de-Maurienne

04 79 56 52 54 www.maurienne-tourisme.com

 

Office de tourisme de Valloire

04 79 59 03 96 www.valloire.net

 

Office de tourisme de Valmorel

04 79 09 85 55 www.valmorel.com

 

Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées

Conservation départementale du patrimoine
Hôtel du Département - BP 1802
73018 Chambéry Cedex
Tél. 04 79 70 63 60
Fax. 04 79 70 63 01

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