Observatoire de l'environnement

Etat des ressources souterraines au 5 janvier 2026

Peut de précipitation au mois de janvier

Carte de l'état des ressources du Réseau TESS ©Département de la Savoie

 

 

Les précipitations du mois de décembre ont été anormalement faibles sur l’ensemble du territoire, avec des valeurs en moyenne cinq fois inférieures aux normales de saison.

Les eaux souterraines réagissent différemment à ce déficit de précipitation en fonction de l’altitude et des types d’aquifère (voir focus ci-dessous sur la relation entre les précipitations hivernales et les eaux souterraines) mais des effets sont déjà visibles sur certaines d’entre elles dès ce mois de janvier.

Ainsi certains débits des sources se trouvent en dessous des normales de saison. C’est le cas des sources du Rigolet, du Bonté et du Ruisseau (secteur pré-alpe et Combe de Savoie) qui affichent des niveaux de débit allant de modérément bas à bas, et dans une moindre mesure sur les sources de Planchamp et de la Plagne (mêmes secteurs), encore classées en « état normal », mais qui montrent toutefois des débits nettement réduits.

Si le manque de précipitations se prolonge, l’ensemble des débits de ces sources pourrait atteindre des niveaux plus « préoccupants ».

À ce stade, de nouvelles précipitations permettraient de rétablir rapidement une situation plus proche des normales de janvier. En leur absence, l’évolution de la ressource en eau souterraine devra être suivie avec attention.

NB : Les secteurs, ne sont pas délimités par des entités hydrogéologues mais par des notions géographiques. Le fonctionnement d’un aquifère du réseau TESS n’est donc pas forcément représentatif de l’ensemble des eaux souterraine d’un secteur.

 

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« Focus » sur la relation entre les précipitations hivernales et les eaux souterraines

Des précipitations insuffisantes sur l’ensemble de la période hivernale peuvent affecter la ressource en eau souterraine de deux façons :

  1. Recharge directe des aquifères par la pluie

En hiver, il y a peu d’évapotranspiration, les précipitations alimentent plus facilement le ruissellement et l’infiltration de l’eau dans les sols, ce qui recharge les aquifères. Une recharge trop faible en hiver peut entraîner une diminution de la ressource avant même le début de la saison estivale.

  1. Recharge différé par la neige

Une baisse des précipitations hivernales signifie aussi moins de neige en altitude. Or, le manteau neigeux constitue une réserve essentielle : sa fonte alimente également le ruissellement et l’infiltration dans le sol ce qui contribue à une recharge différée des aquifères.

La neige est-elle toujours bénéfique à la recharge des nappes ?

Pas forcément, cela se produit lorsque l’eau issue de la neige fondue ne peut pas s’infiltrer dans le sol et s’écoule simplement en surface.

Plusieurs situations peuvent empêcher cette infiltration en local :

  • Présence d’une couche de glace entre la neige et le sol, qui agit comme une barrière imperméable.
  • Neige très compacte formant une croûte qui limite la pénétration de l’eau.
  • Sol gelé, incapable d’absorber l’eau, ce qui favorise le ruissellement plutôt que l’infiltration

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Retrouvez le bilan détaillé en date du 5 janvier 2026 (PDF)

Retrouvez l'ensemble des bilans sur la ressource en eau

 

CD73 blanc     

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