DM 2026 Discours de Hervé Gaymard
DocumentsSESSION DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA SAVOIE
Vendredi 19 Juin 2026
DISCOURS de M. Hervé GAYMARD
Président du Conseil Départemental de la Savoie
Madame la Préfète,
Mes chers collègues,
Après ce moment solennel où nous avons rendu hommage à Louis Besson qui a siégé pendant 34 ans au sein de cette assemblée qu’il a présidé pendant 6 ans, nous voici réunis aujourd’hui pour l’approbation de notre compte administratif 2025 et l’examen de notre budget supplémentaire pour 2026.
Quelques mots tout d’abord sur la situation économique, dans un contexte international dangereux et incertain, même après l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran. En France le PIB commence à reculer et l’on peut redouter une nouvelle poussée de l’inflation. Face à la hausse du prix des intrants et à l'incertitude, le moral des chefs d’entreprise se dégrade.
Et pourtant, au milieu de ce paysage sombre, la Savoie résiste. Elle fait mieux que résister : elle se bat. Au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires de nos entreprises savoyardes a progressé de +2,1 %, dans le prolongement de 2025 avec la création nette de plus de 1 000 emplois.
Cette dynamique est due au moteur touristique qui continue de faire tourner le commerce et l’hôtellerie-restauration, au BTP, porté par une reprise de la construction neuve et des locaux professionnels et à ces chantiers d'envergure historique qui dessinent notre avenir : l’avancement du titanesque Lyon-Turin et, déjà, les premières perspectives des chantiers liés aux Jeux Olympiques d’hiver 2030.
Du côté de l’industrie de pointe, la Savoie confirme qu'elle est une terre de souveraineté. Qu'il s'agisse de la défense, de l'aéronautique, du nucléaire ou des infrastructures énergétiques, nos filières se développent. Je pense aux près de 90 millions d'euros d'investissements portés par Framatome, par RTE, ou par Général Electric Vernova à Aix-les-Bains, qui irriguent tout notre réseau de sous-traitants locaux.
Mais ce tableau encourageant a sa part d'ombre. Et c'est là que se situe notre cri d'alarme. La Savoie n’est pas une île. Le taux de chômage, bien qu’il reste bas à 5,7 %, repart à la hausse. Les défaillances d'entreprises augmentent. Surtout, notre tissu industriel traditionnel souffre. Il accuse un repli de son chiffre d’affaires et la perte nette de 130 emplois.
Pourquoi ? Parce que nos industries les plus exposées à la mondialisation font face à une concurrence asiatique agressive, déloyale, qui inonde les marchés avec des produits à des prix excessivement bas. Cette situation asphyxie les marges, brise la capacité d'investir, et menace la survie même de fleurons industriels historiques — nous pensons tous aujourd'hui à Ferroglobe et nous sommes toujours extrêmement présents sur le projet Ugi’Ring, indispensable pour la réindustrialisation du site fermé de Ferropem à Château-Feuillet.
Dans le contexte que je viens de décrire, aux côtés des dirigeants, nous nous mobilisons chaque fois que de besoin.
Pour couronner le tout, la crise modifie les comportements. Pris à la gorge, les clients imposent une recherche d'économies à court terme. Ils achètent au moins-disant, parfois au détriment de critères qui faisaient pourtant la fierté de notre économie : la qualité, la durabilité, le niveau de service.
Mes chers collègues, nous ne pouvons pas accepter que notre souveraineté industrielle soit sacrifiée sur l'autel du moins-disant mondial. Nos entreprises ont un besoin urgent de visibilité. Elles attendent de l'Europe des mesures claires, fermes, pour garantir enfin des conditions de concurrence équitables. Si nous nous battons tous en ce sens depuis des années, il faut aujourd'hui mesurer la gravité du moment : pour beaucoup d'entreprises savoyardes, nous entrons dans la zone de danger. Il y a urgence.
C’est pourquoi je veux vous dire, avec force et au nom de notre assemblée et comme le font au parlement Martine Berthet et Vincent Rolland que nous ne baisserons pas les bras. Nous continuerons à monter au créneau, à interpeller l'État et l'Europe, et à soutenir nos entreprises sur le terrain. Nous défendrons sans relâche nos industries et ce savoir-faire savoyard si précieux et finalement si indispensable à la France.
*
Le compte administratif 2025 confirme la maîtrise et le sérieux de nos trajectoires budgétaires. Nos dépenses réelles de fonctionnement ont progressé de +4 % (contre +7 % en 2024), soit une augmentation de 20 millions d'euros par rapport à l'exercice précédent portée par des choix clairs et des solidarités indispensables. Tout d'abord, la politique Enfance Jeunesse Famille a progressé de 7 %, sous le double effet de l'inflation sur les coûts des établissements, d'une hausse du nombre d'enfants pris en charge et des créations de places nécessaires. De leur côté, nos dépenses de cohésion sociale ont augmenté de 6 %, marquées par la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA amorcée depuis 2024. La politique des ressources humaines a, quant à elle, enregistré une stabilisation à +1 %, après la dynamique soutenue des exercices passés.
Du côté des recettes de fonctionnement, la progression a été de 1 % (+10 M€ par rapport à 2024), et l'année 2025 a surtout été marquée par le retour d'une dynamique positive pour les Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) qui, avec 177 millions d'euros perçus, ont retrouvé un niveau proche du record historique de 2022.
Cette bouffée d'oxygène nous a permis de maintenir un niveau d'investissement très élevé à 144 millions d'euros, avec un excellent taux de réalisation de 65 %. Le volume de nos reports régresse à 59 millions d'euros, et nous bénéficions d’un disponible de 46 millions d'euros. Cette gestion saine et durable nous a permis d'accompagner les Savoyards les plus fragiles, de financer la transition écologique, d'entretenir nos routes et nos collèges, tout en poursuivant notre désendettement grâce à la mobilisation, pour la deuxième fois, de 15 millions d'euros issus de notre réserve DMTO.
Le budget supplémentaire 2026 que vous présenteront Renaud Beretti et Vincent Rolland s'inscrit dans cette continuité. Il s'établit à 2,1 millions d'euros, contre 33 millions l'an dernier. Il traduit notre sérieux face à un contexte national incertain, marqué par une inflation persistante, des risques de remontée des taux d'intérêt pesant sur l'immobilier, et les dégradations globales des finances publiques de l'État. Heureusement, la loi de finances 2026 s'est révélée moins restrictive que redouté, nous permettant notamment de récupérer 1,9 million d'euros via le dispositif de lissage de la contribution des collectivités (DILICO), tandis que nos recettes affichent une évolution favorable de +9 millions d'euros malgré la stagnation économique.
En ajustant nos dépenses d'investissement de 2,3 millions d'euros (grâce à des coûts de chantiers revus à la baisse et des calendriers rééchelonnés), et en intégrant notre disponible de 46 millions d'euros issu du compte administratif 2025, nous parvenons à un disponible global de 53 millions d'euros. Cela nous donne la possibilité de réduire massivement l'emprunt initialement inscrit au budget primitif.
Pour autant, les dépenses de fonctionnement progressent de 4,5 millions d'euros au cours de ce premier semestre 2026. Ce sont les dépenses sociales qui l'expliquent, avec la revalorisation du RSA, l'accueil de 109 foyers allocataires supplémentaires en six mois, et l'accompagnement de 50 enfants de plus confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance.
Ces chiffres renvoient directement à des réalités humaines concrètes, car le mois de juin est traditionnellement la période des assemblées générales des associations. C'est l'occasion de remercier chaleureusement les agents et les bénévoles qui prennent soin des plus vulnérables. C'est là que notre action prend tout son sens : dans le sourire des élèves de notre centre technique hôtelier, dans la fierté des travailleurs d'ESAT et dans la reconnaissance des bénéficiaires.
L'actualité récente nous a douloureusement rappelé que les enfants ne sont jamais assez protégés. Nos services sociaux sont en première ligne face à des dérives sociétales et à une criminalité organisée qui nous dépassent parfois. Et malheureusement le temps de la réparation est structurellement toujours plus long que celui des dommages. Je tiens à saluer la réactivité et le soutien constants du tribunal pour enfants, du parquet des mineurs et des forces de l'ordre, ainsi que l'engagement remarquable des structures d'accueil qui, malgré un environnement difficile, font progresser pas à pas chaque jeune qui leur est confié.
Sur le plan de l'insertion et de la mise en oeuvre de la Loi pour le Plein Emploi, la Savoie se distingue par l'excellence de son travail collaboratif avec les services de l'État et France Travail. Nos équipes se mobilisent chaque jour pour lever l'ensemble des freins à l'emploi.
Cependant, je ne peux taire le désengagement financier de l'État, qui a unilatéralement supprimé 75 000 euros de nos crédits d'insertion et mis fin au financement des contrats aidés. Pour pallier cette défaillance et garantir l'efficience des accompagnements, le Département a dû voter une subvention exceptionnelle d'équilibre de près de 300 000 euros à nos Ateliers et Chantiers d'Insertion.
Pour soutenir nos agents de terrain, nous investissons en parallèle dans la modernisation numérique. D'ici la fin du mois de juin, les nouvelles procédures informatiques concernant les aides financières seront totalement déployées au sein de l'outil IODAS, grâce au travail conjoint de la DSI, du service informatique de l'action sociale et de la Direction du Développement et de l'Inclusion sociale. Dès la rentrée de septembre, sous l'impulsion de notre Vice-président Alexandre Gennaro, nous engagerons l'informatisation des aides au logement, parallèlement à la mise à jour collaborative de notre règlement départemental d'aide sociale.
Enfin, nous poursuivons notre travail d'anticipation face au vieillissement de la population, qui sera au coeur de nos échanges avec l’État et les élus locaux dans les prochains mois et années. Nous prendrons conjointement, Madame la Préfète, une initiative dès la rentrée. Pour nourrir cette coopération, nous diffuserons dans les tous prochains jours une nouvelle lettre d'information intitulée « Le social en action », dont le premier numéro sera entièrement dédié aux politiques en faveur de nos aînés.
S’agissant de l’impact de la démographie sur les collèges, je voudrais faire deux remarques.
La première, est que la baisse annoncée des effectifs par l’Éducation nationale, doit nous conduire à un débat serein et responsable, afin de prendre les meilleures décisions. Nous avons été amenés à suspendre des travaux de reconstruction ou de restructuration. Je voudrais répéter clairement ce que j’ai déjà dit : suspension ne veut pas dire remise en cause ou abandon. Et il ne s’agit pas, non plus, de profiter d’un effet d’aubaine budgétaire, car ces crédits sont inscrits au Programme Pluriannuel d’Investissement. C’est tout simplement que nous avons besoin d’y voir plus clair quant au dimensionnement des collèges, compte tenu, d’une part de la baisse des effectifs, et d’autre part des évolutions inévitables de la carte scolaire. Il ne faut pas non plus obscurcir le débat par la confusion des responsabilités : sur ce dossier, le Conseil départemental est en deuxième ligne derrière l’État. Nous avons donc besoin de connaître les intentions de l’Éducation nationale sur cette importante question. C’est pourquoi je vous proposerai un voeu à l’attention du ministre de l’Éducation nationale pour que, d’une part, il éclaire avec des données, dont nous ne disposons pas, les évolutions de la démographie scolaire en Savoie à l’horizon des prochaines décennies et que, d’autre part, il nous indique les orientations données à ses services pour faire face, et je le cite, à cette « vague sismique ». Nous inviterons le directeur académique à une réunion de travail pour qu’il nous les présente après la rentrée de septembre.
Ma deuxième remarque s’agissant des collèges, concerne leur santé financière globale qui est très satisfaisante. L'examen des comptes financiers 2025 montre qu'aucun établissement ne se situe en dessous du seuil critique de 30 jours de fonds de roulement. Mieux, 95 % d'entre eux présentent une situation confortable, dégageant un résultat positif global de plus de 425 000 euros dans la section relevant des compétences du Département. Notre collectivité honore pleinement ses engagements et dote les collèges des moyens nécessaires à leur fonctionnement quotidien. Et elle continuera de le faire !
À contrario, l'analyse révèle une réelle fragilité sur les crédits pédagogiques et ceux consacrés à la vie de l'élève, qui relèvent, exclusivement de la compétence de l'État. Près de la moitié des prélèvements opérés sur les fonds de roulement au premier semestre 2026 ont servi à combler ces sections et à équilibrer les budgets primitifs. Nous appelons donc fermement l'État à prendre la mesure des conséquences des baisses drastiques de ses crédits pédagogiques. Par ailleurs, cette gestion prudente a conduit plus de la moitié de nos collèges à détenir plus de 90 jours de fonds de roulement, et 18 d'entre eux dépassent les 110 jours. Ces niveaux de trésorerie très élevés, nous invitent à une réflexion partagée sur la mobilisation effective de ces ressources au service direct des projets des élèves.
C'est précisément pour offrir le meilleur à nos jeunes que nous poursuivons la structuration de notre offre de restauration scolaire. À la rentrée de septembre 2026, trois nouveaux collèges — Le Revard à Gresy sur Aix, Jacques Prévert à Entrelacs et Pierre et Marie Curie à Montmélian — rejoindront l'Atelier Culinaire Départemental de Chambéry.
Ce projet d'envergure, mûri depuis plusieurs années en associant pleinement les chefs d'établissement, les secrétaires généraux et les équipes d'agents, permettra de préparer près de 1 740 repas supplémentaires chaque jour. L'Atelier, ouvert en 2024, a déjà prouvé sa haute performance. En rejoignant ce dispositif solide, chaque collège conservera sa cuisine satellite et ses équipes de service. Nous préservons ainsi la proximité avec les élèves tout en mutualisant la sécurité, la fiabilité et la qualité durable et locale de notre service public au bénéfice des familles. Tout est prêt pour une mise en oeuvre sereine dès la rentrée prochaine.
Améliorer le quotidien des Savoyards, c'est aussi investir en faveur des mobilités douces et de l'attractivité de notre magnifique territoire. Hier, nous avons eu le plaisir d'inaugurer de nouveaux aménagements cyclables majeurs sur la ViaRhôna dans le secteur de la Chautagne. Depuis 2021, le Département a sécurisé 5,4 kilomètres de voies entre Motz et Serrières-en-Chautagne. Cet investissement de 4 millions d'euros, soutenu par l'Union européenne, la Compagnie Nationale du Rhône et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, assure la continuité de l'itinéraire tout en offrant une alternative décarbonée crédible à la voiture pour les trajets du quotidien et de loisirs.
Ces chantiers démontrent aussi notre capacité à innover : à Châteaufort, nous avons mis en oeuvre un enrobé biosourcé composé de matériaux recyclés et d'un liant végétal, selon un procédé économe en énergie. Une dernière section de 150 mètres sera finalisée cet automne. Ces réalisations s'intègrent dans notre ambitieux Plan vélo départemental doté de 60 millions d'euros, visant à développer des infrastructures sûres, attractives et durables.
Ces efforts d'aménagement profitent directement à notre économie touristique. La note de conjoncture de l'Observatoire Explore Savoie confirme la primauté de notre territoire. La saison hivernale 2025-2026 a été une réussite remarquable, portée par un dispositif de promotion exceptionnel de 1,4 million d'euros, faisant de la Savoie la première destination montagne en part d'investissement média.
Avec un taux d'occupation global en hausse à 67 % (+2 points), et des pointes exceptionnelles à 90 % pour Noël, 97 % pour le Nouvel An et plus de 93 % en février, notre écosystème unique — fort de ses 60 stations, 37 domaines nordiques et plus de 773 000 lits touristiques — brille au firmament mondial. Nous comptons d'ailleurs trois de nos stations dans le top 10 mondial des plus fréquentées sur cinq ans : La Plagne, Les Arcs et Val Thorens/Orelle.
La grande force de la Savoie réside dans sa diversité : si les grands domaines restent stables au sommet (73 % d'occupation), nos stations de charme enregistrent la plus forte progression (+2 points à 57 %), prouvant la complémentarité de notre offre entre séjour sportif et découverte contemplative. Pour lisser cette fréquentation et promouvoir un tourisme des quatre saisons, nos campagnes médias 2026 se structurent désormais en deux nouvelles phases : l'une dédiée au printemps/été (mai/juin) dotée de 230 000 euros, et l'autre consacrée à l'été indien (fin août à octobre) pour un montant de 80 000 euros.
Cette attractivité culturelle et touristique va s'exprimer pleinement à travers les grands événements populaires de notre été. Tout d'abord, les incontournables Estivales en Savoie se déploieront du 27 juin au 9 juillet dans la cour du Château des Ducs de Savoie, offrant 9 soirées de concerts gratuits à tous les Savoyards.
Pour la première fois, nous investirons l'esplanade du Château dès 17h le samedi 27 juin avec des animations familiales, un spectacle de cirque, avant d'accueillir le groupe MPL. Fidèle à nos valeurs, cette édition mettra à l'honneur la solidarité : la Fédération Musicale de Savoie y fêtera ses 100 ans en rassemblant 1 000 musiciens amateurs le 4 juillet, et le 9 juillet, des mineurs non accompagnés monteront sur scène aux côtés de l'artiste savoyard Karim Dabo en première partie du groupe légendaire Steel Pulse.
Notre rayonnement dépasse également nos frontières physiques à travers la coopération transfrontalière. L'espace Savoie-Piémont-Val d'Aoste partage une culture montagnarde et une histoire commune qu'il nous appartient de faire vivre. Après le grand succès populaire des deux premières éditions de la Fête des Alpes franco-italienne au Petit Saint-Bernard et au Mont-Cenis, les relations institutionnelles ont été relancées, s'inscrivant dans la dynamique du Traité du Quirinal.
Grâce au projet européen Alcotra A-Mont, un diagnostic territorial approfondi a permis de rédiger une stratégie de coopération transfrontalière et un accord-cadre entre nos trois collectivités, que je vous propose d'approuver aujourd'hui. Cet accord sera officiellement signé lors de la 3e édition de la Fête des Alpes, le 25 juillet prochain au col d'Agnel en Région Piémont. Il nous permettra d'engager des projets communs concrets, potentiellement cofinancés par l'Europe. Nous formons le voeu que ce magnifique concept précurseur puisse, dans les années à venir, essaimer le long de la frontière jusqu'à Nice, car la force de l'histoire et l'amitié entre nos deux peuples nous autorisent tous les espoirs.
Enfin, nous ne saurions bâtir l'avenir de notre territoire sans honorer le devoir de mémoire qui fonde les valeurs de notre République. Le 27 mai dernier, à Saint-Jean-de-Maurienne en présence de Sophie VERNEY et Patrick PROVOST, s'est tenue la remise des prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation. Autour du thème ô combien exigeant de cette année, « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948) », les élèves de 9 lycées et 7 collèges de notre département ont mené un travail remarquable. En s'appuyant sur un dossier historique original préparé par nos Archives départementales, ces jeunes ont fait preuve d'une réflexion civique exemplaire. Plusieurs de leurs travaux ont été sélectionnés pour les jurys académiques et nationaux, dont nous connaîtrons les résultats cet été et à l'automne. Je veux saluer ici leur engagement et leur rôle crucial dans la transmission de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et des valeurs démocratiques qui nous unissent.
Qu'il s'agisse de la solidité de nos finances, du virage numérique de nos services sociaux, de l'excellence de la restauration dans nos collèges, du développement de nos pistes cyclables, du rayonnement de notre tourisme ou de la vivacité de notre mémoire commune, le Département de la Savoie prouve chaque jour qu'il est un bouclier pour les plus fragiles et un moteur pour l'avenir. C'est fort de ce bilan et de cette ambition que je vous invite à aborder les débats de cette session.
Je vous remercie.


